[59] Nord n°290 fév/mar 2017
[59] Nord n°290 fév/mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°290 de fév/mar 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Nord

  • Format : (211 x 271) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 15,6 Mo

  • Dans ce numéro : la ruralité a de l'avenir !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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32 dossier ❘ La ruralité en mouvement Du goût et des valeurs Partenariat. Grégory Deschodt travaille en partenariat avec de nombreux producteurs locaux dont Fanny Podevin, productrice de la pommeraie d’Oxelaëre (vergers en agriculture raisonnée). « Nous sommes de vrais cuisiniers, nous ne sommes pas là pour ouvrir des sacs ! » D’emblée, Samuel Blondel, second de cuisine, et Grégory Deschodt, chef de cuisine au collège Robert Le Frison à Cassel, plantent le décor  : ils ne sont pas décidés à céder à la facilité. « Bien faire manger des collégiens, c’est un défi quotidien ! Leur goût est encore en formation et nous avons Magazine Nord le Département Témoignage une responsabilité éducative dans ce domaine ». Pour Grégory Deschodt et son équipe, l’approvisionnement local est donc une évidence. « On a commencé par le plus simple, à savoir le pain et les pommes de terre, puis on est passé à la viande et maintenant les fruits et légumes. ça prend bien du côté des élèves, on est même parfois étonnés de leurs réactions, positives, face à la nouveauté. On a aussi constaté que plus on propose des produits frais, locaux et de saison, moins il en reste dans les assiettes. » Une façon aussi de soutenir les producteurs locaux, objectif premier de la politique d’approvisionnement local menée depuis 2015 par le Département dans toute la restauration collective dont il a la responsabilité. lenord.fr/approlocal « soutenir ceux qui militent pour la qualité » « Achetez chez votre voisin, c’est plus malin »  : telle est la devise du CourtCircuit.fr, entreprise innovante qui allie modernité, ruralité et urbanité. Le principe est simple  : des producteurs régionaux se rassemblent pour proposer une offre de produits locaux de qualité, au juste prix. La commande se fait en ligne et le client la récupère dans l’un des 13 points de retrait situés chez des producteurs (la pommeraie d’Oxelaëre, par exemple), dans des points de vente collectifs ou...en plein centre de Lille ! « Notre service permet de soutenir l’existant ou de créer des collectifs en faisant entrer le producteur dans un réseau. On se voit comme un outil d’utilité publique », témoigne Maxence Messiant, l’un des fondateurs du site. www.lecourtcircuit.fr
L’entretien Patrick Valois Vice-président du Conseil départemental chargé de la Ruralité « Faire toujours mieux et plus avec nos moyens. » « La ruralité, ce sont des valeurs qui constituent un patrimoine à préserver. » Nord le Département  : en 2015, le Département se dotait pour la première fois d’une délégation Ruralité. Quel bilan dressez-vous de la politique mise en place ? Sur toutes les orientations que j’ai exprimées il y a 16 mois (lire Nord le Département n°282), des réponses ont été apportées. Une fois les espaces ruraux définis et cartographiés, une douzaine de délibérations ont été rendues exécutoires parmi lesquelles figurent le développement de l’approvisionnement local dans la restauration collective, la mutualisation des laboratoires départementaux du Nord, du Pasde-Calais et de la Somme ou encore la mise en place d’une nouvelle politique départementale en faveur des travaux connexes agricoles. Ces mesures concernent des aspects très différents de la ruralité... La ruralité est entrée dans une forme de transversalité. L’agriculture en est l’un des volets mais ce n’est pas le seul. Il y a une multitude de ruralités ! Mener à bien une politique départementale dans ce domaine, c’est aussi favoriser l’insertion professionnalisante des jeunes en milieu rural, soutenir l’accueil des personnes âgées et handicapées à la ferme, entretenir les routes, etc. Quelles sont vos priorités pour l’année 2017 ? La ruralité, ce sont des valeurs qui constituent un patrimoine à préserver. Parmi celles-ci, faire toujours mieux et plus avec nos moyens. Je veux donc poursuivre ce qui a été mis en place pour répondre aux nécessités et urgences. Mais il faut également investir de nouveaux champs. La mobilité est le grand défi des territoires ruraux  : nous devons être mobilisés et innovants pour répondre aux besoins des personnes fragiles sans augmenter les coûts. Autre défi que je veux relever  : favoriser la transformation et la rénovation de bâtiments agricoles en logements pour dynamiser les bourgs et leurs centres tout en préservant le foncier agricole. Par ailleurs, les rencontres de l’approvisionnement local entre producteurs et gestionnaires de cantines lancées en 2016 vont perdurer et couvrir tous les territoires. Quel message souhaitez-vous transmettre au monde agricole ? Je souhaite faire passer un message d’ouverture  : ouverture à l’innovation et aux nouvelles technologies, ouverture à de nouveaux métiers et de nouvelles formes d’emploi, ouverture transfrontalière et ouverture au monde urbain. Il se passe des choses formidables dans le monde rural mais ce dernier a besoin du monde urbain, et réciproquement. Toutes ces formes d’ouverture sont fondamentales pour l’avenir et constituent ce que j’appelle « la ruralité en mouvement ». n°290 ı Février-mars 2017 33



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