[59] Nord n°272 fév/mar 2014
[59] Nord n°272 fév/mar 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de fév/mar 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Nord

  • Format : (190 x 250) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 18,5 Mo

  • Dans ce numéro : tous capables, dépasser son handicap.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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HISTOIRE D’UN JOUR 13 mars 1928 Dernier hommage en forme de cortège Le cortège funèbre, ici rue de l’Église entre la grand place et l’église Saint-Éloi, accompagna l’abbé Lemire jusqu’à l’église. Une multitude de sociétés locales, des personnalités mais aussi beaucoup d’anonymes le suivirent. Photos : Ligue du Coin de terre/Archives municipales d’Hazebrouck dépositaire du Fonds Lemire-Arbelet. Le prêtre démocrate n’est plus Le décès de l’abbé Lemire bouleversa la population hazebrouckoise qui lui rendit hommage pour la dernière fois à l’église Saint-Éloi le 13 mars 1928. 58 D epuis quelques jours, la nouvelle a gagné la ville et la campagne environnante : l’abbé Lemire est mort. Le 7 mars 1928, de graves difficultés respiratoires l’ont emporté. Député durant 35 ans, maire d’Hazebrouck pendant 14 ans, l’œuvre de Jules-Auguste Lemire aura profondément marqué la région. On sait de lui qu’il fut à l’origine des jardins ouvriers, mais son action ne se résume pas à cela. Des idées qu’il a défendues, citons entre autres celles en faveur du congé maternité, de l’attribution d’allocations de famille (sorte d’allocations sociales avant l’heure), du repos hebdomadaire, de la réduction du temps de travail à 60 heures, de la réglementation du travail des enfants et des femmes... « Il a aussi considérablement modernisé sa ville, explique Gilbert Louchart, son petit-neveu. Personnellement, je garde de lui le souvenir d’un homme impressionnant, au caractère ferme. » À l’annonce de sa mort, nombreux sont ceux qui viennent lui rendre hommage ; des personnalités, des gens du peuple : « Les ouvriers ne prenaient pas la peine de changer leurs habits de travail de peur d’arriver trop tard », rapporte la presse de l’époque. Car en attendant la mise en bière, l’abbé repose chez lui, square Saint-Éloi, dans la demeure qu’il a fait construire au pied de l’église du même nom. Magazine Nord le Département Le 9 mars, le cercueil est transporté dans le grand salon de l’hôtel de ville transformé en chapelle ardente. Des religieuses le veillent jour et nuit. Des milliers de personnes viennent une dernière fois s’incliner devant lui. Le 13 mars, jour des funérailles, commerces, usines et administrations ferment leurs portes. Des milliers de personnes convergent vers la place et suivent le cortège funèbre. Le cercueil descend le grand escalier de l’hôtel de ville pour être amené à l’église Saint-Éloi, bien trop petite pour contenir la foule. Suivant la volonté de l’abbé, aucun discours n’est prononcé durant la cérémonie. Puis il rejoint sa dernière demeure, le cimetière Saint-Éloi, où il repose à côté de son ami Louis Boone, adjoint au maire décédé en 1918. La cérémonie fut grandiose et émouvante et l’attitude de la population exemplaire, à tel point que la municipalité la remercia « pour son magnifique exemple de discipline, de correction et de pieuse sympathie ».• Laurence Blondel La maison de l’abbé Lemire La maison où l’abbé vécut de 1899 à sa mort est un lieu de mémoire. Certaines pièces, comme son bureau, sont restées en l’état. Siège de l’association Mémoire de l’abbé Lemire, elle se visite gratuitement le premier dimanche du mois (visites possibles pour les groupes la semaine). Par ailleurs, les « Cahiers de l’abbé Lemire (1893-1928) » viennent d’être publiés (voir n°271,décembre/janvier, p.23) grâce au travail de Jean-Pascal Vanhove et Jean-Pierre Delannoy. Rens. 03 28 41 84 67
COMME UN CHEF ! PLAT Préparation : 35 mn Cuisson : 2 h10 FOIE GRAS EN CROÛTE DE PAIN D’ÉPICES, CONFITURE D’OIGNONS À LA CHICORÉE Ingrédients (pour 4 personnes) - 200 g de foie gras frais - 2,5 g de sel - 1 pincée de poivre - 2 cuillères à café de cognac - 1 cuillère à café de porto rouge - 200 g d’oignons - 100 g de sucre semoule - 1 cuillère à soupe de chicorée liquide Préparation 1- Dénerver le foie gras : ouvrir le lobe en deux et enlever le maximum de nerfs à l’aide d’une pointe de couteau. 2- Mélanger le foie gras avec le sel, le poivre, le cognac et le porto sans trop l’écraser. 3- Mouler le mélange dans une petite terrine. 4- Cuire le tout dans un four à 60°C pendant 10 mn. 5- Réfrigérer. 6- Éplucher les oignons et les hacher grossièrement. 7- Mettre dans une casserole avec le sucre et cuire le tout sur un gaz à feu très doux. 8- Mélanger régulièrement pendant 2 h sans coloration. 9- Laisser refroidir dans une passoire. 10- Ajouter la chicorée liquide. 11- Dressage : démouler le foie gras en passant la terrine sous l’eau chaude, détailler des tranches. Mettre sur une assiette avec une belle quenelle de confiture d’oignons. Benjamin Carpentier « Aux Tuileries, nous pratiquons une cuisine traditionnelle, à base de « classiques « comme le foie gras, les Saint-Jacques ou les ris de veau », explique Benjamin Carpentier. Le chef aime travailler de bons produits. Il s’approvisionne chez les producteurs locaux, notamment pour les fruits et légumes. La recette présentée ci-dessus est une recette phare de la carte du restaurant. « En étant aussi proche d’Orchies, c’est normal pour nous de mettre en avant la chicorée ! », commente le chef. Restaurant Les Tuileries 1 601, rue Henri-Fievet - 59310 Beuvry-la-Forêt - 03 20 61 01 36 - www.les-tuileries.com n°272 I Février-mars 2014 59



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