[59] Nord n°17 mai 2019
[59] Nord n°17 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mai 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Nord

  • Format : (190 x 260) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'Europe, le Nord et vous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Luc Monnet/Olivier Henno Co-présidents du Groupe Union pour le Nord Didier Manier Président du Groupe socialiste, radical et citoyen Maryline Lucas Conseillère départementale du canton d’Aniche GROUPE UNION POUR LE NORD GROUPE SOCIALISTE, GROUPE COMMUNISTE, RADICAL ET CITOYEN RÉPUBLICAIN, CITOYEN ET APPARENTÉS 14 I LIBRE EXPRESSION L’Europe a besoin de Nous. Nous avons besoin de l’Europe Engagé par nos voisins britanniques, le Brexit semble avoir déclenché un séisme politique et économique. Cependant, il est essentiel de prendre conscience des réussites comme des opportunités que l’Europe offre à notre Département. Le positionnement géographique de notre territoire, au cœur du triangle Londres, Paris, Bruxelles et les 350 kilomètres de frontières communes font du Nord un territoire pivot. Nous développons le « réflexe transfrontalier » dont l’ambition est d’intégrer la coopération transfrontalière dans chacun de nos grands domaines d’intervention. Les fonds européens ont un véritable effet levier sur nos politiques départementales comme le retour à l’emploi des allocataires du RSA. Notre collectivité est gestionnaire d’une subvention globale Fonds Social Européen de 43 millions d’euros, dont 92% sont redistribués pour soutenir des dispositifs d’inclusion sociale et d’accès à l’emploi. L’apport des fonds européens ne s’arrête pas là. Ils contribuent à un aménagement territorial durable, la préservation du patrimoine, la mobilité et la digitalisation. Ancrée dans nos politiques, l’Europe est un partenaire financier moteur pour la réussite de nos grands projets structurants, tel que le Canal-Seine-Nord-Europe. La vice-présidence dédiée exclusivement aux relations européennes et transfrontalières est symbole de la volonté forte de notre majorité de placer l’Europe, et ses opportunités financières au cœur de son action au bénéfice de tous les Nordistes. Grand débat national  : quelles réponses pour notre territoire ? Crise des gilets jaunes oblige, le Président de la République a rencontré ces dernières semaines des élus locaux de chaque grande région française afin de retisser des liens avec les territoires. Des élus nordistes ont été conviés à l’Élysée le 29 mars dernier. Plusieurs sujets nous préoccupent à l’échelle départementale. Quel avenir pour notre pacte social républicain ? Le Département du Nord doit financer sur fonds propres près de la moitié des dépenses liées aux allocations individuelles de solidarité en faveur des personnes handicapées, âgées ou privées d’emploi, soit 468 millions d’euros en 2019  : les négociations avec l’État sur la nécessaire solidarité nationale n’ont pas encore abouti. Quel projet pour la transition écologique ? Le Canal Seine-Nord- Europe est l’un des grands chantiers d’avenir. Pour autant, l’État n’a pas encore débloqué ses fonds ce qui risque de pénaliser l’avancée du projet. Quels moyens pour la santé environnementale et quelle politique du logement face aux besoins de la population nordiste ? Sur ces deux enjeux qui concernent notre qualité de vie, nous sommes dans l’attente d’une véritable mobilisation nationale. Le Grand débat a permis d’évoquer de nombreuses questions tant sur les inégalités territoriales que sur la justice fiscale ou le maintien des services publics de proximité. La balle est désormais dans le camp du Gouvernement  : les concertations organisées seront-elles suivies d’effets ? Pour une autre Union Européenne Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, les communistes se sont opposés à la mainmise des intérêts de la finance sur la construction européenne. Depuis la crise financière de 2008, les gouvernements n’ont eu pour seule réponse que l’austérité pour les peuples et le renflouement permanent des banques par la Banque Centrale Européenne. Aujourd’hui, tout est fait pour nous faire croire que le seul choix réside entre  : une intégration européenne de plus en plus libérale ou le repli nationaliste. Mais il existe une alternative  : celle d’une Europe des coopérations, tournée vers le développement social et environnemental. Le projet communiste est celui d’une rupture avec l’Union Européenne actuelle par une refondation de ses objectifs, ses missions et de ses institutions. Les décisions et injonctions de l’Union Européenne ont un impact sur le quotidien des Français et des Nordistes ainsi que sur les collectivités locales. Ce sont ces raisons qui conduisent notre groupe à combattre cette Europe de la finance, de la concurrence, de l’austérité et du chômage et à lutter pour une Europe au service des peuples, respectueuse des États.
Du haut de ses 54 mètres, le carillon du beffroi veille sur la ville de Douai. LE CHANT DU NORD Du haut des beffrois ou des clochers, vous entendez leurs mélodies résonner au loin, portées par le vent du Nord. Ces gardiens de nos traditions, égrenant les heures, ce sont les carillons. Utilisés depuis des siècles pour informer, alerter, ils ont été détruits en grande partie pendant la Révolution Française et les deux guerres mondiales, mais le tintement de leurs cloches n’a pas cessé de nous réunir et de nous charmer. Si le mot carillon vient de " quadrillon " (ensemble de quatre cloches), son art n’a pu se développer que par l’existence d’ensembles plus importants. Pour la fédération mondiale du carillon, seuls sont appelés carillons les instruments dotés d’au moins 23 cloches ! Dans ce domaine, le Nord n’est pas en reste  : 17 carillons de plus de 23 cloches animent joyeusement notre territoire. Celui de Douai date de 1954. Ses 62 cloches ont été fondues par Paccard, seule fonderie en France à produire encore des cloches de carillons. Celui de l’église Saint-Christophe à Tourcoing abrite l’énorme Marguerite Marie de six tonnes. À Hondschoote, le carillon chante sur cinq octaves depuis le 1er janvier 2000. Un chant magique, qui inspira à Victor Hugo quelques vers écrits sur la vitre d’une fenêtre flamande  : « J’aime le carillon dans tes cités antiques, ô vieux pays gardien de tes mœurs domestiques, Noble Flandre où le Nord se réchauffe engourdi au soleil de Castille et s’accouple au Midi ! … » MAI 2019 MAGAZINE LE NORD I 15 P.Houzé



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