[51] La Marne le Mag n°42 déc 2012/jan-fév 2013
[51] La Marne le Mag n°42 déc 2012/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de déc 2012/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Marne

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : priorité à la sécurité sur les routes départementales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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laMarne>lemag C’EST POUR VOUS 2 000 jeunes sont suivis chaque année dans le département par les équipes de prévention spécialisée. Les éducateurs de rue à l’écoute des jeunes en marge C’est le plus souvent dans la rue que les De plus en plus de jeunes cumulent les galères et se retrouvent en marge de la société, tournant le dos à la formation, à l’emploi, aux systèmes d’aide. C’est la vocation des équipes de prévention spécialisée d’essayer de rétablir le lien. éducateurs du Service départemental de prévention spécialisée (SDP) établissent le premier contact avec les jeunes de 12 à 25 ans en rupture de ban, dans l’agglomération de Reims. Pas de mandat ou de dossier en main. La rencontre n’est pas programmée, elle survient en battant le pavé, dans les différents quartiers mais aussi au centre-ville où échouent les jeunes errants. Quelques mots échangés, un regard sans jugement, une présence sans pression, le biais d’une activité, peuvent faire naître un début de lien sécurisant. Objectif : capter l’attention du jeune, faire connaissance à partir des informations qu’il va lui-même livrer, créer une relation de confiance, mettre en place un accompagnement éducatif. Christophe Manquillet 04 n 0 42
laMarne>lemag Jacques Palut L’approche des jeunes se fait dans la rue mais aussi dans les permanences qu’organisent les éducateurs dans les maisons de quartier, les annexes du CCAS, aux Cordeliers… Pas de réponse toute faite La difficulté du métier est d’arriver à repérer les problématiques, qui ne sont pas toujours clairement exprimées par les jeunes, et d’essayer de les régler par ordre d’urgence « avec eux, surtout pas sans eux, surtout pas à leur place », insiste Philippe Schneider, responsable du service. Variant selon l’âge, ces problématiques sont de tous ordres : scolaires, familiales, sociales, professionnelles, médicales, psychologiques, judiciaires, etc., et s’additionnent fréquemment. Certains ont été mis à la porte de chez eux. D’autres retirés de leur famille pour leur protection. Quelques-uns ont versé dans les addictions, la délinquance. Tous sont en très grande précarité. Face à cette accumulation, il n’existe pas de réponse toute faite. Ni de trajet direct vers l’insertion, la vie sociale, l’emploi. Il va falloir poser des objectifs intermédiaires et des règles, comme venir à l’heure aux rendez-vous, utiliser les nouveaux outils de prévention, comme le SAS Hébergement et le chantier éducatif Tremplin. Soumis au secret professionnel, l’éducateur doit faire preuve de souplesse et de fermeté, être disponible, trouver la bonne distance, mais ne joue pas cavalier seul. Son intervention se situe dans un cercle partenarial très large : familles, travailleurs sociaux des collèges, Mission locale, circonscriptions de la solidarité départementale, CCAS, maisons de quartier, foyers, associations, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, etc. Toute personne, service ou institution susceptible d’aider à un moment donné le jeune dans son parcours peut devenir un partenaire, un professionnel avec lequel on travaille en relais. Christophe Manquillet Christophe Manquillet L’accompagnement éducatif et social est individualisé. Toutefois l’insertion peut passer aussi par des actions collectives et des sorties proposées aux jeunes, parfois en contrepartie de leur participation à un projet de quartier. Mieux être, mieux vivre La période d’accompagnement est forcément limitée mais personne n’en connaît le terme : il dépend du jeune, du temps qu’il va mettre pour acquérir de l’autonomie et (re)devenir acteur de sa vie. Cela peut prendre quelques mois ou plusieurs années, ou s’arrêter en route, sachant que toute la démarche est fondée sur la libre adhésion de l’intéressé. Des situations comparables se rencontrent à Épernay, Vitry-le-François et dans l’agglomération de Châlons-en-Champagne où la prévention spécialisée relève d’associations, co-subventionnées par le Conseil général, les villes et les intercommunalités, qui, avec leurs équipes, arpentent le terrain dans cette même optique de prévenir la marginalisation et les conduites à risques, d’aider les jeunes à mieux être et à mieux vivre en société. Le chantier éducatif « Tremplin » créé en août 2011 permet à des jeunes placés sous la responsabilité d’un encadrant d’effectuer des travaux ne réclamant pas une technicité forte, dans le cadre d’un contrat de travail de 3 mois maximum signé avec l’AREJ *. Une manière de les amener progressivement vers les dispositifs d’insertion professionnelle. * Association rémoise pour l’emploi des jeunes Service départemental de prévention Reims 03 26 86 74 55 Association des cités en champagne de prévention (ACCP) Châlons-en-Champagne 03 26 68 44 78 Club de prévention Épernay 03 26 54 99 90 Service de prévention spécialisée (Association de Sauvegarde et d’action éducative et sociale de la Marne) Vitry-le-François 03 26 72 34 88 hiver 2012 05



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