[49] Maine & Loire n°17 jui/aoû 2012
[49] Maine & Loire n°17 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de Maine-et-Loire

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'Anjou, pays du cheval.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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coralie pilarD 12 | dossier Un mercredi comme un autre au centre équestre La Pélerinière, à Saint- Barthélemy-d’Anjou. C’est le jour des enfants. Dans la carrière, quelques-uns perfectionnent leur monte sous l’œil et les conseils experts du moniteur. D’autres, descendus de leur selle, semblent prendre très au sérieux leur tâche d’apprentis palefreniers. Ils étrillent le poil et curent les sabots de leur monture. « Dès trois ans, les enfants peuvent découvrir le babyponey, explique Christine Cassagnes, la gérante du centre qui compte près de 400 licenciés sur ce site et celui des Ponts-de-Cé. 90% d’entre eux pratiquent l’équitation en loisir. Notre discipline s’est largement démocratisée, toutes les classes sociales sont représentées. » Saumur, capitale historique Ces cavaliers et cavalières en culottes courtes ignorent encore qu’ils chevauchent sur une terre imprégnée d’une longue tradition équestre. Après de premiers émois au xv e siècle sous le règne du bon Roi René, l’histoire d’amour entre Comme ici à La Pélerinière de Saint-Barthélemy-d’Anjou, les centres équestres sont souvent pour le public la porte d’entrée dans l’univers du cheval. 2 000 emplois directs liés à la filière équestre départementale AlAin chudeAu parole de pro l’Anjou et le cheval a véritablement débuté au xviii e siècle, lorsqu’en 1763, sur ordre de Louis xv, le duc de Choiseul réorganise la cavalerie française. Plusieurs écoles d’équitation sont fondées dont une à La Flèche (Sarthe), rapidement transférée à Saumur. Rebaptisée École de la cavalerie royale par Charles x en 1825, elle offre à la cité saumuroise le titre de capitale du cheval. Le fameux Cadre Noir lui confère ses lettres de noblesse et sa prestigieuse réputation. Ce corps MiCheL GueninChAuLT éleveur de chevaux à Seiches-sur-le-loir « J’ai commencé l’élevage par passion pour l’animal et pour la pratique du sport. J’ai eu jusqu’à sept juments "selle français" l’an passé, une race sélectionnée pour les sauts d’obstacles et les concours complets. Les éleveurs de chevaux de sports sont essentiellement des amateurs. Contrairement aux idées reçues, il est difficile d’en vivre. Jusqu’à ma retraite, l’élevage n’était qu’une activité complémentaire, à côté de mon métier de conseiller pédagogique. » d’élite d’écuyers, à la fois dresseurs et formateurs, demeure aujourd’hui le dépositaire des préceptes de l’équitation de tradition française. Cet art de monter, qui privilégie l’harmonie des relations entre l’homme et l’animal, a reçu cette année les honneurs de l’Unesco en intégrant le patrimoine culturel immatériel de l’humanité. C’est autour du Cadre Noir que l’École nationale d’équitation (ENE) a été créée en 1972. Elle forme et perfectionne l’élite À Saumur et dans le monde entier, le prestigieux Cadre noir organise de nombreuses représentations dans la plus pure tradition de l’équitation académique à la française. Mensuel du Conseil général de Maine-et-Loire | n°17 JUILLET 2012 ifce_ene_alainlauriou
de l’équitation. L’école, qui organise de nombreux stages pour les enseignants et compétiteurs français et étrangers, est également le siège des pôles France et Espoir. Depuis 2010, l’ENE est devenue une composante de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), avec les différents haras nationaux, dont celui de l’Isle-Briand au Lion-d’Angers. L’Isle-Briand, une référence Cette propriété du Conseil général incarne, elle aussi, la tradition équestre en Anjou. Après avoir contribué à la préservation des races et fait entrer la reproduction équine dans l’ère moderne, le haras ouvre régulièrement ses portes à un large public. « Les visiteurs y découvrent de prestigieux étalons mais aussi de nombreuses autres activités : la sellerie, l’élevage ou la maréchalerie, précise Jean-Michel Foucher, le directeur du site. Tous les ans, le parc départemental de l’Isle-Briand accueille 60 événements équestres, dont le Mondial du Lion qui réunit à l’automne près de 35 000 spectateurs. » L’Isle-Briand est également le lieu de Propriété du Conseil général, le parc de l’Isle-Briand au Lion d’Angers abrite le haras national et l’hippodrome. 94 centres équestres 35 associations de compétitions l’anJou, pays du cheval | 13 rassemblement de nombreux turfistes sur l’hippodrome géré par la société des courses du Lion-d’Angers. Bien connu des spécialistes, l’Anjou est le théâtre de 500 épreuves hippiques chaque année, et une terre renommée pour l’élevage des chevaux de course. Autour des pôles équestres de Saumur et du Lion-d’Angers s’est développée toute une filière équine aux retombées économiques impressionnantes. Le Comité départemental d’équitation estime qu’elle génère un chiffre d’affaires annuel de 15 à 20 millions d’euros chaque année, et représente près de 2 000 emplois directs en Maine-et-Loire. Un potentiel touristique La plus belle conquête de l’homme représente également un large potentiel touristique dans le département. Plusieurs itinéraires équestres ont déjà été aménagés sur le territoire, à l’image des deux boucles, de 38 et 42 km, créées autour de Brissac. Il existe aussi un sentier de 20 kmentre Saumur et Turquant, et un autre de 15 km autour de La Breille-les-Pins et Brain-sur-Allonnes. coralie pilarD 12 hippodromes dans le département, PAROLE D’éLU GiLLes GriMAuD Vice-président du conseil général en charge des sports et du patrimoine « En valorisant la propriété départementale de l’Isle-Briand au Lion d’Angers et l’école nationale d’équitation au Cadre noir à Saumur, deux pôles hippiques désormais réunis sous le nom de l’Institut français du cheval (IFCE), le Conseil général cultive la tradition équestre sur son territoire. À l’Isle-Briand, le Département a inauguré la Maison du cheval, un bâtiment qui facilite l’accueil des touristes, amateurs et professionnels de la filière équestre. Il assure l’entretien du parc et des équipements. Le Conseil général s’est aussi engagé à financer, entre 2004 et 2012, à hauteur de 120 000 euros par an, la remise à niveau des installations techniques et sportives de l’IFCE de Saumur. » Les turfistes connaissent bien le Maine-et-Loire. Chaque année, près de 500 courses y sont disputées. soit 60 000 entrées payantes chaque année (Source chiffres : Comité départemental d’équitation) AnitA nouteAu alain chuDeau



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