[49] Maine & Loire n°16 mai 2012
[49] Maine & Loire n°16 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mai 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de Maine-et-Loire

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'Anjou, un patrimoine naturel à préserver.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 | la page du végétal sciences La rose inspire chercheurs et producteurs Leader de la production sur le continent, l’Anjou représente également le premier pôle de recherche sur le rosier. Rappelez-vous, il y a presque un an une équipe de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) Angers- Nantes annonçait qu’elle venait d’éplucher le génome de la pomme. Ces connaissances permettront de créer des variétés plus attractives au niveau du goût et plus résistantes aux maladies. Aujourd’hui, c’est au tour du rosier de passer entre les mains de l’Institut de recherche en horticulture et semences (IRHS) qui rassemble des scientifiques de l’Inra, d’Agrocampus Ouest et de l’université d’Angers. Il pilote le consortium international engagé dans le séquençage du génome du rosier. « C’est comme s’il fallait recoller les pages d’une encyclopédie, explique Fabrice Foucher, à la tête de l’équipe de chercheurs. Il faudra compter deux ans. » Ces données permettront à l’avenir d’accélérer considérablement tous les travaux d’hybridation, à l’image du projet Rosa Fortissima. Depuis 2011, des chercheurs de l’Inra et onze rosiéristes travaillent sur ce programme labellisé et porté par le pôle de compétitivité Végépolys. Il vise notamment à améliorer la résistance des rosiers à la maladie des taches noires qui contraint en bref rendez-vous aux jardins Comme chaque année, le premier week-end de juin (1 er, 2 et 3), de nombreux parcs et jardins publics ou privés ouvrent leurs portes. Une occasion unique de découvrir toute la diversité des jardins de l’Anjou, et de pénétrer dans des espaces habituellement fermés au public. www.rendezvousauxjardins.culture.fr les producteurs et les particuliers à utiliser des produits phytosanitaires coûteux et peu respectueux de l’environnement. Le rapprochement entre chercheurs PAgE RéALiSéE En PARTEnARiAT AVEC VégéPOLyS, PôLE DE COMPéTiTiViTé Une cinquantaine de scientifiques de l’iRHS consacrent leurs recherches au rosier. En Anjou, toute une histoire L’histoire raconte que c’est grâce au baron Joseph-François Foullon et à Edmée Crespin Chatenay, petit-fils du jardinier de Louis xiv, que Doué-la-Fontaine tient son nom de Cité des roses. Au milieu du xviii e siècle, ils créaient les premières pépinières profitant d’un sol riche et de la douceur du climat. Mais ils n’imaginaient jeu de piste dans les vignes À l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité samedi 19 mai, les producteurs du Saumur-Champigny invitent petits et grands à participer à un jeu de piste dans les vignes. Tout au long de la journée, des animations seront proposées pour mieux comprendre et découvrir la biodiversité. À pied, à cheval, ou en vélo, venez relever ces épreuves en équipe ! www.saumur-champigny.com angevins et producteurs du Douessin s’est concrétisé par le lancement, lors du dernier Salon du Végétal à Angers, d’une plateforme régionale d’innovation. certainement pas que, deux siècles plus tard, le bassin du Douessin deviendrait le premier producteur d’Europe. Aujourd’hui, répartis sur 300 hectares d’exploitations, 80 producteurs commercialisent environ quatre millions de rosiers chaque année, soit plus de 50% de la production française. les plantes, un monde fascinant « Fascination of plants day » est une première mondiale. Lancé pour promouvoir le monde passionnant des plantes, cet événement est relayé dans 25 pays, le 18 mai prochain. En Anjou, des étudiants de l’université d’Angers et d’Agrocampus organiseront en lien avec Végépolys et Terre des Sciences, des démonstrations ludiques pour le grand public à Terra Botanica. www.plantday12.eu Mensuel du Conseil général de Maine-et-Loire | n°16 mai 2012 coralie pilard
BIO ExpRESS 1968 : naissance à Saumur. 1981 : première inscription au club alpin français. 1995 : tour du monde des sommets et parois extrêmement difficiles. 2002 : amputation de huit orteils après neuf jours de combat sur la face nord du Cervin. 2011 : entame le Dodtour, une boucle autour de l’hexagone au plus près des frontières. Lionel Daudet, un funambule sur les frontières Mais où est donc passé lionel daudet, alias le dod ? pour (géo) localiser cet aventurier des temps modernes, connectez-vous sur www.dodtour.fr Vous trouverez sa trace en temps réel. en toute logique, il ne devrait pas être bien loin de l’une des frontières de l’hexagone, à quelques dizaines de mètres, pas plus ! c’est le pari qu’il s’est lancé depuis son départ du mont Blanc, le 10 août 2011. Quand nous l’avons contacté pour la dernière fois, il avait établi un camp de base au pays basque pour préparer la traversée de la chaîne des pyrénées. le dod avait déjà parcouru plus de 3 000 km de son tour de France réalisé le long des frontières terrestres et du littoral, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. À pied, à Vtt, en kayak ou à la voile, il prouve que « l’aventure peut se vivre à sa porte et l’alpinisme contemporain s’ouvre à de nouveaux horizons, créatifs et originaux. » « La falaise de tuffeau et les piles du pont de Montsoreau ont été mes premiers terrains de jeu. » rencontre | 23 Au terme de son aventure prévu pour octobre 2012, Lionel Daudet aura parcouru plus de 5 000 km et gravi 1000 sommets. Après avoir arpenté les plus hauts sommets du monde, l’alpiniste originaire du plat pays saumurois s’est lancé dans un tour de France inédit : suivre au plus près les frontières terrestres et le littoral, sans moyen motorisé. son défi est avant tout une aventure humaine faite de rencontres fortuites et d’une caravane d’amis et d’anonymes qui l’ont aidé sur le chemin, pour la beauté du geste. « J’ai vraiment le sentiment d’écrire en lettres d’or la devise de la République : liberté, égalité, fraternité », confie-t-il. enfant, lionel daudet a vécu ses premières expéditions par procuration, dans la bibliothèque familiale à saumur où figuraient en bonne place les ouvrages des alpinistes français louis lachenal, rené desmaisons ou du romancier et aventurier américain Jack london. au fil des années et des rencontres, sa fascination pour la montagne le propulsa au sommet de l’alpinisme français, sur les toits du monde. « Il n’y a pas d’école pour devenir alpiniste professionnel, il faut faire sa place et être capable de raconter des histoires », lance-t-il. témoin de son temps, le dod joue aujourd’hui le passeur d’histoires aux frontières de l’hexagone. dod



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