[49] Maine & Loire n°16 mai 2012
[49] Maine & Loire n°16 mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mai 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de Maine-et-Loire

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'Anjou, un patrimoine naturel à préserver.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 | dossier coralie pilard Les propriétés départementales soignent leur environnement La nature cache parfois un monde insoupçonné. La plupart des promeneurs du parc de l’Isle-Briand, propriété du Conseil général au Lion-d’Angers dédiée au cheval, ignorent certainement qu’ils pénètrent aussi sur le territoire privilégié d’une colonie de chauves-souris. « On y a recensé 16 espèces sur les 21 présentent dans la région. Elles nichent dans les bâtiments de la ferme du haras, dans les souterrains du château ou dans les cavités des arbres », explique Benjamin Même-Lafond, le spécialiste des chauvessouris à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Une balade dans le parc de l’isle-Briand au Lion-d’Angers, au cœur des chênaies et châtaigneraies. Sorties grandeur nature En 2010, l’association a été mandatée par le Conseil général pour réaliser un diagnostic naturaliste complet de ce site, classé parmi les 89 espaces naturels sensibles. Dans l’esprit de sa Charte de l’environnement et du développement durable, le Département souhaite montrer l’exemple. Il préserve la biodiversité dans ses propriétés pour qu’elles deviennent des supports de sensibilisation. Cette volonté s’était déjà concrétisée dans le parc paysager du château du Plessis-Macé, également propriété du Conseil général. Ouvert au public, le site abrite une cinquantaine d’espèces d’oiseau dont certaines protégées comme la chouette chevêche. Il bénéficie du label « Refuge LPO - Jardins d’oiseaux d’excellence » depuis 2009. Accompagnés par la LPO, les agents départementaux ont développé une gestion éco-responsable : fleurissement durable dans les prairies et jardins, fauchage et élagage raisonnés, abandon de l’usage des pesticides, introduction de chèvres dans les douves pour leur entretien… Quoi de mieux qu’une sortie en pleine nature avec les commentaires d’un spécialiste pour découvrir la diversité de la faune et de la flore en anjou ? le centre permanent d’initiatives pour l’environnement loire et mauges, la ligue pour la protection des oiseaux et le parc naturel régional loire-anjou-touraine organisent régulièrement des animations et des sorties. retrouvez les nombreux rendez-vous proposés sur leur site internet : www.cpie.paysdesmauges.fr www.lpo-anjou.org www.parc-loire-anjou-touraine.fr 1 863 espèces de plantes répertoriées à ce jour en Anjou, dont 110 protégées. pAROLE D’ÉLu Questions à roger Chevalier, vice-président en charge de l’environnement et du cadre de vie. À qui s’adressent les aides liées aux espaces naturels sensibles ? le Département accompagne les collectivités, les associations et les propriétaires privés. il s’agit d’un soutien technique et financier pour tous les projets de préservation et de mise en valeur des espaces naturels sensibles. Comment le Département finance-t-il ces actions ? pour mettre en œuvre cette politique, le conseil général s’appuie sur une taxe, instaurée en 1989, prélevée dans le cadre des demandes de permis de construire. elle est intégrée depuis 2011 à la taxe d’aménagement. Comment obtenir une aide ? l’obtention des subventions est conditionnée au respect d’une charte départementale. elle préconise une démarche globale de préservation des sites dans un esprit de développement durable ainsi qu’une ouverture au public dans le respect des milieux. un document précisant les démarches à réaliser vient d’être adressé aux collectivités et aux associations. www.cg49.fr Mensuel du Conseil général de Maine-et-Loire | n°16 mai 2012 anita nouteau alain chudeau
expression des dossier élus | 13 Comme le prévoit la loi sur la démocratie de proximité, le magazine du Conseil général de Maine-et-Loire ouvre une page consacrée à l’expression des groupes politiques représentés au sein de l’Assemblée départementale. VOS ÉLUS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE Budget : une gestion courageuse et responsable Dans le contexte actuel qui reste tendu pour l’ensemble des Conseils généraux au-delà des territoires et des clivages politiques, la majorité départementale a su adopter une politique courageuse et responsable pour donner toutes les chances à notre collectivité de faire face à ses responsabilités. C’est précisément dans ce contexte que la majorité départementale a décidé cette année d’adopter son budget en deux temps. En décembre dernier, l’Assemblée départementale s’est prononcée sur le budget primitif 2012 en se donnant rendez-vous, au printemps, pour apporter les éventuelles corrections rendues nécessaires par la conjoncture économique difficile que nous connaissons. Le début de l’année a été mis à profit pour trouver de nouvelles économies, repenser l’action du Département avec un double objectif : garantir un service public tout en recherchant toutes les économies possibles. ainsi grâce à notre gestion rigoureuse, notre collectivité se situe au 97 e rang des départements les moins dépensiers pour le fonctionnement et au 93 e rang pour les dépenses de personnel. Ce travail a permis de réduire de 10 M € les dépenses initialement LE GROUPE DE GAUCHE Encore une hausse inacceptable des impôts Le Conseil général s’est réuni fin mars pour modifier le budget voté il y a seulement trois mois. La majorité départementale a décidé une nouvelle hausse des taux d’imposition pour le foncier bâti de 5,13%. Au total, depuis l’arrivée de monsieur Christophe Béchu à la tête du Département en 2004, les taux d’imposition auront augmenté de plus de 37,5% ! Les élus du groupe de gauche ont voté contre cet accroissement. Les Départements connaissent des difficultés financières qui sont dues en partie au gouvernement de Nicolas Sarkozy, ce ne sont pas aux habitants de Maine-et-Loire de payer pour inscrites au budget en investissement et en fonctionnement, dans un contexte où les demandes d’interventions sociales obligatoires, au titre du RSA, du maintien à domicile, des prestations du handicap ou de la protection de l’enfance, ne cessent d’augmenter. en seulement huit ans, ces dépenses sociales obligatoires ont progressé de 60% (près de 90 M €) alors que pour la seule année 2012 les recettes et les compensations venant de l’État ont, quant à elles, chuté de 6 M €. C’est précisément ce qui nous contraint à procéder à un réajustement fiscal à la même hauteur. Même si toute hausse est toujours regrettable, elle représente un supplément de 13 € pour un foyer fiscal moyen sur une année. Elle représente surtout une recette indispensable à la prise en charge des dépenses sociales obligatoires. Ce rehaussement des taux s’inscrit par ailleurs dans un mouvement national. En 2000, le Maine-et-Loire était le 49 e département de France pour son taux de foncier bâti. Douze ans plus tard, notre département reste à cette même 49 e place, preuve du caractère national de ce mouvement. Cela pose clairement la question fondamentale de la prise en charge des politiques de solidarité de notre pays. le désengagement de l’État. Le Département a également réalisé des économies dans un certain nombre de domaines, mais sans aucune politique clairement définie. Des économies sont nécessaires, mais il faut se fixer des secteurs prioritaires et savoir qui a besoin d’être aidé. Ainsi, il est inacceptable de réduire les crédits consacrés aux routes dans le Saumurois. En effet, ce territoire doit, pour se développer économiquement, bénéficier d’un réseau routier adapté. Au mois de décembre, les élus de gauche avaient dénoncé un budget non réaliste, malheureusement ils avaient vu juste !



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