[49] Maine & Loire n°15 avril 2012
[49] Maine & Loire n°15 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de avril 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de Maine-et-Loire

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : insertion, cap sur l'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 | dossier de missions à 193 salariés grâce à son réseau de 390 particuliers, entreprises et collectivités locales. En 2008, elle a créé l’action Trajectoire, soutenue par le Conseil général. Elle s’adresse tout particulièrement aux personnes d’origine étrangère. La barrière de la langue, des diplômes sans équivalence, un décalage culturel sont autant de freins à l’intégration sociale et professionnelle de ces titulaires de la carte de résident, ces réfugiés ou ces demandeurs d’asile. « Nous accompagnons une douzaine de personnes. On leur explique les modes de vie en France ainsi que les attentes et les besoins des entreprises ou des particuliers chez qui ils réaliseront des missions Le chantier d’insertion des Jardins du Cœur, à Saint-Lambert-des-Levées, offre un tremplin à des personnes exclues du monde du travail. d’entretien ou de manutention », détaille Claudia Augereau, conseillère insertion. Le Conseil général n’oublie pas non plus les jeunes en difficulté, notamment les 18-25 ans, auxquels il accorde des coups de pouce financiers dans le cadre du Fonds d’aide aux jeunes (FAJ). Ces aides à la mobilité, à la formation ou encore à la création d’entreprise contribuent à lever une partie des obstacles dans leur parcours d’insertion professionnelle. À ces aides individuelles, s’ajoutent des actions collectives menées avec des partenaires, dont les Missions locales, pour épauler les plus exclus d’entre eux et favoriser le rapprochement avec les entreprises. Le Conseil général montre l’exemple• Depuis 2006, le Conseil général applique une clause d’insertion et de promotion de l’emploi dans ses propres marchés publics afin de permettre le recrutement de demandeurs d’emploi : les prestataires peuvent soit les embaucher directement, soit « sous-traiter » à une structure d’insertion par l’activité économique. en 2011, 4 370 heures d’insertion sociale ont été programmées sur six nouveaux marchés publics, dont la construction de la Maison de l’autonomie et de la nouvelle Maison départementale des solidarités d’angers-ouest.• Depuis le 1er février 2012, le conseil général expérimente, dans dix collèges publics, 20 contrats uniques d’insertion de sept heures par semaine. Destinés aux bénéficiaires du rSa les plus éloignés de l’emploi, ces nouveaux contrats de six mois sont cofinancés par l’état. les personnes sont affectées à des postes d’entretien et d’aide cuisine. elles bénéficient d’un tutorat au sein de l’établissement et d’un accompagnement par un travailleur social du Département. www.cg49.fr 1 200 contrats uniques d’insertion ont été financés par le Département en 2011. Créer son propre emploi émilie edouard a 28 ans. il y a quatre ans, cette ex-chargée de communication dans une petite entreprise angevine était victime d’un licenciement économique. « Je suis restée au chômage un an », raconte-t-elle. en mai 2009, séduite par le concept de la franchise, elle crée, à angers, son entreprise de livraison de repas à domicile pour personnes âgées ou handicapées. elle est accompagnée par un conseiller de la « boutique de gestion pour entreprendre ». cette structure, cofinancée par le conseil général, guide et soutient chaque année plus de 1000 porteurs de projet comme émilie edouard. « Au départ, je ne percevais que le RSA. Petit à petit, grâce à mon entreprise, j’ai pu me verser des revenus. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Le RSA est devenu un complément », explique-t-elle. Son activité devrait permettre de créer un emploi supplémentaire en 2012 puis vraisemblablement un autre en 2013. www.aidecreationentreprise.fr Mensuel du Conseil général de Maine-et-Loire | n°15 avril 2012 alain ChuDeau
expression des dossier élus | 17 Comme le prévoit la loi sur la démocratie de proximité, le magazine du Conseil général de Maine-et-Loire ouvre une page consacrée à l’expression des groupes politiques représentés au sein de l’Assemblée départementale. VOS ÉLUS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE Le financement des politiques sociales : une réforme nécessaire En décembre dernier la majorité départementale avait adopté le budget de l’année 2012 en faisant des choix courageux et des économies importantes, sans jamais remettre en cause la qualité du service public rendu aux habitants de Maine-et-Loire, tout en préservant l’avenir et les générations futures. Nous nous étions engagés à revoir nos arbitrages au printemps si la situation économique le rendait nécessaire, c’est le cas. Les Viceprésidents du Conseil général ont retravaillé l’ensemble des engagements budgétaires et sont parvenus à de nouvelles économies. Malgré des efforts déjà importants qui placent l’Anjou au 3 e rang des départements les plus économes pour les dépenses de fonctionnement, nous avons réussi à limiter l’emprunt et à maintenir notre autofinancement, comme nous nous y étions engagés. LE GROUPE DE GAUCHE En adoptant en deux temps notre budget, nous avons fait un choix responsable. Cela nous permet aujourd’hui d’adapter nos politiques à une hausse ininterrompue des dépenses de solidarité. Celles-ci pèsent lourdement sur notre budget dans un contexte malheureusement toujours difficile qui nous amène, de plus, à intégrer une diminution de nos recettes de six millions d’euros. Cela nous conduit, de ce fait, à augmenter les impôts, pour compenser cette baisse. Ce constat pose clairement la question de la prise en charge des politiques sociales dans notre pays et en particulier à l’égard de nos aînés. La réforme du financement de la dépendance est le grand chantier que nous appelons de nos vœux à la veille de ce nouveau quinquennat. Pour l’autonomie financière des collectivités locales Depuis 2007, le gouvernement de droite restreint l’autonomie financière des collectivités locales et donc des Départements : réforme de la taxe professionnelle, gel des dotations et réforme territoriale. En parallèle, le Président de la République n’a de cesse de les critiquer. C’est inacceptable alors que ce sont elles qui réalisent plus de 70% de l’investissement public ce qui permet, sur le terrain, d’atténuer l’ampleur de la crise. De plus, les collectivités locales doivent maintenant faire face à la disparition des services publics engagés par l’État (santé, éducation, logements). Ce sont les fondements même de la démocratie locale qui sont sans cesse remis en cause. Le programme de l’UMP pour l’élection présidentielle prévoit encore d’amputer les dotations aux collectivités locales alors, qu’au contraire, il est nécessaire de renforcer la décentralisation qui permettra une garantie des services publics. Le débat est lancé !



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