[49] Maine & Loire n°15 avril 2012
[49] Maine & Loire n°15 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de avril 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de Maine-et-Loire

  • Format : (210 x 265) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5,3 Mo

  • Dans ce numéro : insertion, cap sur l'emploi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 | dossier Longtemps, il a enchaîné des petits boulots dans le bâtiment. Trop longtemps, près de cinq ans, il a galéré sans travail. Aujourd’hui, à 40 ans, Yannis Dubas a le sourire. Il est agent de manutention. « Je suis à l’abri », lance-t-il depuis l’une des salles de production de la société Nectarys à Juigné-sur-Loire. « Dominique Couchut, le responsable de cette entreprise de préparations culinaires instantanées, avait sollicité l’unité emploi-formation du Conseil général, raconte Patricia Bodin, conseillère emploi-formation. J’ai présenté la candidature de Yannis Dubas. En décembre 2010, il a signé un contrat aidé. Finalement, il s’engageait en CDI après six mois. » Comme Patricia Bodin, ils sont neuf au sein du Département. Leur mission : épauler et guider vers l’emploi plus de 500 bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) chaque année. Aux côtés de nombreux partenaires dont Pôle Emploi, le Conseil général s’implique fortement pour aider les personnes les plus éloignées du monde du travail. Sans activité durant plusieurs années, ce public se trouve en Installée sur l’Anjou-Actiparc du Segréen à Sainte-Gemme d’Andigné, l’entreprise Prodhag spécialisée dans la récupération de déchets plastiques, accueille deux salariés en contrats aidés dont un en CDI. 17 893 foyers bénéficiaires du RSA dans le Maine-et-Loire en 2011. parole de pro situation d’exclusion sociale. Garde des enfants, problèmes de santé, difficultés de déplacement… certains obstacles compromettent la recherche d’emploi. Au sein des Maisons départementales des solidarités, les travailleurs sociaux du Conseil général s’efforcent de débloquer la plupart de ces freins. Redonner confiance Le Département offre la possibilité aux bénéficiaires du RSA de reprendre pied en finançant des places dans des associations intermédiaires ou en chantiers DoMInIque CouChuT PDG de nectarys, à Juigné-sur-loire « nectarys est une petite entreprise spécialisée dans la confection de préparations culinaires instantanées et diététiques, notamment pour les maisons de retraite et les établissements hospitaliers. Ces dernières années, nous avons recruté cinq personnes en contrat d’insertion dont trois ont évolué vers un CDi. Je ne m’arrête ni à leur passé, ni à leur formation, ce qui fait la différence, c’est l’envie. » d’insertion, comme au Jardins du Cœur, à Saint-Lambert-des-Levées près de Saumur. Créée en 1998, par les Restos du Cœur, cette structure est spécialiséedans la production horticole et maraîchère. Les fleurs sont vendues aux collectivités locales et occasionnellement aux particuliers, les légumes sont distribués dans les Restos du Cœur. Cette activité, qui contribue à une partie de l’autofinancement de l’association, reste avant tout le moyen de remettre en selle un public en rupture scolaire, professionnelle et sociale. Les « jardiniers », comme on les appelle Les difficultés de déplacement sont des freins à l’intégration professionnelle. À Cholet et dans les Mauges, la Mission locale propose, notamment aux jeunes, la location de scooters pour rejoindre leur lieu de travail ou de stage. Mensuel du Conseil général de Maine-et-Loire | n°15 avril 2012
ici, travaillent 22 heures par semaine dans les champs et sous les serres. Entourés de leurs encadrants techniques, ils acquièrent un savoir-faire professionnel et surtout une culture du travail, le respect de la ponctualité et de l’assiduité. Tous ne s’orienteront pas vers la filière végétale. Peu importe, l’essentiel est ailleurs. « Ici on retrouve un peu de confiance en soi et de moral », témoigne Pascal, 50 ans, guère épargné par les épreuves : licenciement économique, chômage longue durée, pépins de santé… À côté, Mélanie rêve de devenir assistante de vie, Maria prépare son concours d’aide-soignante. Pascal, Maria, Mélanie et les autres ont tous une histoire et un parcours différents. Ils sont ici pour six mois, Des clics pour un déclic un an, voire deux ans. Mais ils le savent, ce n’est qu’un passage pour s’offrir une sortie positive : un emploi, dans le meilleur des cas, ou une formation professionnelle. « Trouver une solution de logement ou accepter des soins médicaux, ce sont aussi des succès qui leur permettent de se reconstruire, confie Céline Roger, chargée d’insertion. En plus de leur temps de travail, les jardiniers suivent deux heures de formation interne par semaine : une heure avec les encadrants techniques puis une seconde sur les thèmes de la vie quotidienne et la recherche d’emploi. » Agir pour tous les publics À Angers, l’association intermédiaire Tremplin Travail octroie 50 000 heures Quels sont mes droits ? où puis-je me renseigne ? Qui peut m’accompagner ? voilà autant de questions qui peuvent tarauder les personnes tout au long de leur parcours d’insertion professionnelle. pour favoriser et simplifier l’accès à l’information, le conseil général a créé un portail internet http://insertion.cg49.fr il s’adresse à la fois aux particuliers, aux employeurs et aux professionnels de l’insertion. À Angers, l’association intermédiaire Tremplin Travail accompagne les personnes d’origine étrangère avant de leur confier des missions de manutention ou d’entretien. union européenne L’europe s’engage en pays de la Loire avec le Fonds Social européen 405 places en chantiers d’insertion ont été proposées en 2011. PArOLE D’ÉLU N’oubliez pas Particuliers ou chefs d’entreprise, JeAn TouChArD Vice-président en charge de l’insertion vous aussi vous pouvez participer et favoriser l’insertion professionnelle en faisant appel aux associations intermédiaires ou aux entreprises d’insertion pour vos travaux de ménage, repassage, jardinage ou manutention. « Permettre à ceux qui en ont besoin, d’être accompagnés dans une période difficile de leur vie, et de leur faire reprendre contact avec le monde du travail est une priorité pour le Conseil général. Chef de file de l’action sociale en Maine-et-Loire, il a ainsi réuni, il y a deux ans, l’ensemble des acteurs locaux (institutionnels, associations mais aussi bénéficiaires du rSA) afin de renforcer la coordination des dispositifs proposés aux personnes en difficulté. De ces échanges est né le Pacte territorial pour l’insertion. Signé par l’ensemble des partenaires et centré sur le retour à l’emploi, ce document a permis de mieux prendre en compte les besoins des bénéficiaires du rSA. Notre objectif est qu’une solution adaptée soit proposée à chacun, qui va de la découverte du monde du travail au soutien à la création d’entreprise. » anita nouteau | 15



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