[48] Couleurs Lozère n°35 jan/fév/mar 2016
[48] Couleurs Lozère n°35 jan/fév/mar 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de jan/fév/mar 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Lozère

  • Format : (245 x 190) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Sylvie et la chocolaterie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 Réussite Sylvie et la chocolaterie Elle a fait de la gourmandise un savoir-faire d’exception. À 38 ans, Sylvie Faucher est la seule maître chocolatière de Lozère. Sa boutique de Langogne, Secret de cacao, ravit les papilles des Lozériens et bien au-delà… Certes elle ne s'appelle pas Charlie, mais comme le garçonnet du roman à succès de Roald Dahl, Charlie et la chocolaterie, elle adore le chocolat depuis toute petite. Dans le rôle du confiseur initiateur, on ne retrouve pas le fantasque Willy Wonka, mais le maître chocolatier le plus connu de France, le Lyonnais Jean-Jacques Bernachon. Sylvie n’a pas fait ses classes chez lui, mais c’est là qu’elle a découvert la noblesse de l’art du chocolat, qu’elle a croisé les grands de ce monde et surtout qu’elle a décidé de voler de ses propres ailes. Elle voulait désormais faire découvrir le chocolat selon Sylvie  : ses ganaches, ses pralinés et ses perles chocolatées. À l’été 2011, alors qu’elle concocte une tarte aux pommes, au thym et à l’huile d’olive, le concept lui vient comme une révélation  : elle s’installera dans son pays natal, couleurs lozère n°35 janvier/février/mars 2016 à Langogne, dans un magasin appartenant à ses parents, place de la Halle, et sa boutique s’appellera Secret de cacao en clin d’œil à une émission qui la passionne, « Secrets d’histoire » de Stéphane Bern. LAURÉATE DE LOZÈRE GOURMANDE Le bouche-à-oreille a fait le reste. D’autant que l’astucieuse artisane de 38 ans a créé des chocolats à l’effigie de Langogne  : des pralinés noisette avec le blason de la ville, nougat avec le dessin des halles, à l’amande avec l’église et des ganaches chocolat noir à la verveine baptisée « Chemin de Stevenson », à la myrtille avec le pont-vieux ou encore à la crème de marron avec Gargantua. Et ces petits carrés de délice font le tour du monde ! « Avant de partir, mes clients aiment venir chercher un ballotin. Du coup, mes Soraya Hocine 20/20 AUX TROPHÉES LOZÈRE GOURMANDE chocolats voyagent dans le monde entier et deviennent des ambassadeurs de la Lozère, confie Sylvie. Et cela me rend heureuse, moi qui suis née ici. » En juin 2014, elle remporte aussi l’un des trophées Lozère Gourmande, organisés par la Chambre de métiers et de l’artisanat avec le soutien du Conseil départemental, avec un inédit 20/20 ! Sylvie Faucher, maître chocolatière.
Le « N°5 » de Sylvie Il y a deux ans, Sylvie Faucher a participé à une expérience exceptionnelle. La jeune Lozérienne s’est rendue en région parisienne, à Meulan (Yvelines), dans le laboratoire Or noir du groupe Barry Callebaut, le leader des fabricants de produits à base de cacao. Dans cet atelier d’assemblage unique au monde, la maître chocolatière a pu créer sa griffe, son chocolat signature. « Je savais ce que je voulais  : un chocolat noir, très cacaoté, très aromatique, voluptueux en bouche, avec une présence longue sur le palet, qui se dévoile crescendo », explique-t-elle avec assurance. Au bout du cinquième essai, la recette est trouvée ! Sylvie l’a déposée pour en garder jalousement tous les secrets et on ne peut donc la trouver que dans sa boutique de Langogne, où elle se décline en pastilles, en tablettes et en ganache. « Un jour, une cliente m’a dit  : « Avant, on avait le ‘N°5’de chez Chanel, maintenant, on a le ‘N°5’de chez Sylvie » », sourit-elle. Depuis, le surnom est resté. Sylvie Faucher ne se prédestinait pourtant pas au chocolat. La jeune femme avait réalisé son cursus honorum dans les fourneaux des chefs étoilés, notamment Régis Marcon et Christophe Roure. Mais son chemin a croisé celui d’un maître chocolatier de Lozère, Jean-Claude Briet, puis de la célèbre maison Bernachon. « J’ai tout de suite adoré le toucher, le goût et la texture du chocolat  : du plaisir à l’état pur, se souvientelle. J’ai adoré ce premier geste de tremper l’écorce d’orange dans le chocolat, si simple et si difficile à apprivoiser pour trouver le bon dosage et garder le moelleux. » Elle s’est ensuite familiarisée avec les cacaos, des fèves « fruitées et acidulées » du Vietnam au goût « charpenté » des terres volcaniques de São Tomé, en passant par le « subtil goût de fumé » du Brésil. Puis Sylvie s’est lancée, avec son apprenti Jérémie, dans de nouvelles créations au citron, au gingembre confit, au praliné pétillant, aux brisures de spéculoos ou à la pulpe d’ananas. Depuis un an, ils font même des tests avec des champignons. « Mais ce n’est pas encore abouti, il manque de caractère », avouet-elle. L’art du secret du cacao, c’est parfois de savoir attendre… AVANT DE PARTIR, MES CLIENTS AIMENT VENIR CHERCHER UN BALLOTIN. DU COUP, MES CHOCOLATS VOYAGENT DANS LE MONDE ENTIER ET DEVIENNENT DES AMBASSADEURS DE LA LOZÈRE. » Sylvie Faucher Réussite Le blason de la commune, délicatement apposé sur les pralinés noisette. couleurs lozère n°35 janvier/février/mars 2016 9 Soraya Hocine



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