[46] Contact lotois n°69 avr/mai/jun 2009
[46] Contact lotois n°69 avr/mai/jun 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de avr/mai/jun 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : lot 2020, les nouvelles solidarités.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dossier RESSOURCE La Basse vallée se jette à l’eau Aquaréso, le syndicat de l’eau, assainissement et travaux, de la Basse vallée du Lot est un modèle en matière de solidarité entre les communes. nous avons de la chance : nous disposons d’une importante ressource d’eau ! Avec ses 12 000 m 3 « Ici, d’eau captés par jour - soit 10% seulement de son débit ! - Devons-nous garder pour nous cette ressource ? Non ! », estime clairement Serge Bladinières, président du syndicat Aquaréso. Ce principe de partage de la ressource guide ce syndicat, fort de 7 500 abonnés. Équipée d’un système très élaboré d’ultra-filtration membranaire (capable de stopper le moindre virus), la 20 Contact lotois mai 2OO9 www.lot.fr Source bleue captée sur Soturac alimente les communes des cantons de Puy-l’Evêque et de Luzech, et profite aussi à quelques autres cantons alentour. UN BIEN COMMUN « L’eau est un bien commun : il faut savoir la partager. C’est un enjeu essentiel pour l’avenir. Ainsi, nous cédons de l’eau à prix coûtant sur le canton de Cazals. Il n’est pas question de faire du bénéfice sur le dos d’une ressource qui appartient fondamentalement à nous tous », poursuit le président du syndicat. La solidarité, elle s’exprime aussi en pleine sécheresse, en 2003, lorsque la commune de Floressas est à sec et que le syndicat investit en urgence 300 000 pour la réalimenter. « Nous avons un devoir envers nos enfants, plus encore dans le domaine de l’eau que dans d’autres », estime le président d’Aquaréso. n Retrouvez la photo panoramique de La Source bleue dans la photothèque de www.lot.fr (rubrique « tout en images ») 65 La Source bleue, qui se jette dans le Lot à Touzac, profite à 7 500 abonnés. Le syndicat intercommunal gestionnaire n’est pas avare dans la distribution de ce bien commun. C’est le nombre de captages d’eau sécurisés visés par un schéma départemental, aujourd’hui porté par le SYDED, avec l’appui du Conseil général. Actuellement, il existe 180 captages – pas toujours bien sécurisés en matière de qualité ou de régularité des débits, gérés par 34 syndicats intercommunaux et 70 communes indépendantes, 103 000 abonnés, 8 000 à 10 000 km de réseaux sur le territoire départemental (estimation).
ENVIRONNEMENT Les moutons gagnent du terrain Pour lutter contre les paysages qui se ferment et les risques d’incendie. À un bout de la chaîne : les propriétaires fonciers et leurs parcelles souvent envahies par les broussailles. À l’autre bout : un éleveur en quête d’espace pour faire paître ses moutons. Au milieu : le Conseil général qui finance l’opération et qui met en relation les différents partenaires. Cette recette a fait ses preuves à Luzech depuis plusieurs années. Elle fait aujourd’hui tache la mission du Conseil général du Lot 70 Face aux risques croissants et conjugués des incendies sur le département et de fermeture des paysages, le Conseil général du Lot investit 1,8 million d’ € sur cinq ans pour débroussailler des parcelles que des propriétaires fonciers acceptent de regrouper Samuel Aubry C’est le nombre de kilomètres de la transhumance organisée de Rocamadour à Luzech (une première) par l’association d’éleveurs « Transhumance en Quercy », l’association foncière pastorale de Luzech- Labastide-du-Vert et le Conseil général du Lot. dossier d’huile. C’est aux Arques, cette année, que cette reconquête d’espaces embroussaillés est lancée, avec le concours technique de l’ADASEA (1) et de la Chambre d’agriculture. Une cinquantaine de propriétaires fonciers, rassemblés au sein d’une AFP (association foncière pastorale) présidée par Simone Bladié, confient leurs 70 hectares de bois et broussailles : « Le nombre d’agriculteurs baisse, les espaces embroussaillés augmentent, les paysages se ferment. Il fallait trouver une solution. Il n’est pas aisé de convaincre tous les propriétaires, même si cette opération valorise leurs terres. Mais on y arrive par le dialogue et l’explication ». Simone Bladié Samuel Aubry, 35 ans, éleveur à Saint-Caprais et nouveau berger des Arques, profite de cette opportunité : « Je me suis installé en 1999 sur l’exploitation familiale. Jusqu’ici, mes 500 brebis pâturaient à Saint-Caprais, l’autre moitié à Saint-Daunès, à 40 km de là, sur la propriété de mes beaux-parents. Ce n’était pas vraiment pratique. Je recherchais une estive plus proche. En me confiant ses terres, l’AFP des Arques me permet de travailler de façon rationnelle : ce n’est qu’à 12 km de chez moi. J’aurai sur place un parcours de 60 hectares dont une partie au cœur de l’Espace naturel sensible de la vallée de la Masse ». n (1) ADASEA : Association départementale pour l’Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles. au sein d’une association foncière pastorale (AFP). La maîtrise de l’embroussaillement est alors confiée par pâturage à un éleveur. D’autres AFP se mettent actuellement en place sur Espère et Lherm, ce qui portera à 7 le nombre d’AFP dans le Lot. 4 à 5 autres sont en projet. Contact lotois mai 2OO9 www.lot.fr 21



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