[46] Contact lotois n°68 jan/fév/mar 2009
[46] Contact lotois n°68 jan/fév/mar 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°68 de jan/fév/mar 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : le nord du Lot s'active.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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politique 20 contact lotois février 2009 Les Collectivités locales et la crise financière… Alors que le Budget 2009 de l’Elysée ne connaît pas la crise… avec 112,33 millions d’euros (+11,45% par rapport à 2008), 2009 s’annonce comme une année particulièrement difficile pour les Collectivités locales qui vont voter leur budget. Des difficultés qui vont perdurer… 2008 a été une année où les charges ont été encore plus élevées que les années précédentes. Dans de nombreuses Collectivités locales, elles ont augmenté bien au-delà des prévisions. Comme les particuliers, celles-ci ont dû faire face à l’augmentation de l’énergie (+ 26% au premier semestre), aux produits alimentaires pour les cantines (+ 5,4%), à celle encore forte des coûts de construction (+ 6,8% sur les cinq premiers mois de l’année), sans oublier l’augmentation des frais de personnel. Mais dans le même temps, les recettes ont diminué… Les Collectivités locales sont, tout comme les particuliers, touchées par la crise immobilière. En effet, depuis le début de l’année 2008, les Conseils généraux notent une nette diminution des droits de mutation. Dans ce contexte tendu, le projet du Gouvernement de réformer la taxe professionnelle – une des seules recettes dynamiques qui a déjà été plafonnée en 2007 à 3,5% de la valeur ajoutée des entreprises – aggrave la situation. Mais le plus inquiétant pour les finances locales est que cette situation de tension paraît devoir durer. Les Collectivités locales risquent de connaître des difficultés prolongées, ne disposant plus de marge de manœuvre fiscale. Une réelle volonté de maintenir les investissements… Si dans ces moments de crise, de troubles et d’inquiétude, la première tentation pour un certain nombre d’élus est de renoncer à des choix d’avenir, alors que d’autres en arrivent à se demander s’il faut arrêter d’investir au vu de leurs finances et des conditions de marché du crédit ou bien disent ne plus savoir comment établir leur budget pour 2009, le Conseil général du Lot - compte tenu de ses besoins en matières de logements sociaux, d’amélioration des infrastructures routières, de soutien à l’activité locale – choisit de maintenir ses investissements pour l’année 2009. En cette période de récession qui nous attend, il s’avère plus que nécessaire de permettre à l’investissement public de jouer tout son rôle de relance de l’économie locale. Diminuer l’investissement public pénaliserait encore plus nos entreprises locales. Mais pour appuyer cette démarche volontariste de notre Collectivité, il faudrait impérativement que les dotations de l’Etat aux Collectivités Budget 2009 du département, la crise ? L’analyse des différents budgets de la collectivité depuis 2002 laisse apparaître l’impact des différents transferts de compétences (APA, RMI, personnels des routes et des collèges) avec un doublement des charges de fonctionnement. Dans le même temps, les produits de fonctionnement ont eux aussi doublé, avec une progression irrégulière par rapport aux charges. Sur la période de 2002 à 2007, les ressources fiscales ont été dynamiques pour plusieurs raisons : la pression fiscale a augmenté de 24,11%, les droits de mutation ont bénéficié du marché très favorable de l’immobilier avec une progression des recouvrements de 43%, et des transferts de fiscalités indirectes (TIPP, TSCA) sont venus financer les nouvelles compétences. La collectivité a fait le choix d’augmenter ses investissements de manière forte : plus 60% en trois ans. Cette politique volontariste d’investissements directs (programmes exceptionnels, navigation, travaux routiers, collèges) s’est aussi accompagnée d’une hausse des subventions d’équipement versées aux tiers (soutien aux collectivités, aux projets locaux, économie, nouvelles technologies…). Cette hausse des investissements a engendré une reprise de l’endettement : si la capacité de désendettement en nombre d’années est modérée, il faut cependant souligner que la dette souscrite ne produit pas encore pleinement ses effets et que le montant de l’encours de dette par habitant pour le Lot en 2007 était de 515 €, alors que la moyenne des départements de moins de 250 000 habitants se situait à 484 €. Aujourd’hui le maintien d’un haut niveau d’investissement semble très difficile sans mettre en difficulté l’équilibre financier du département. Les ressources n’évoluent pas, il faudra recourir à l’emprunt, voire au levier fiscal. Il faudra s’attacher à la parfaire maîtrise des charges de fonctionnement et notamment les moyens de fonctionnement de la collectivité, locales soient augmentées ou pour le moins stabilisées (alors qu’elles sont en réduction en valeur réelle). Pourquoi ne pas partager avec les Collectivités les 360 milliards prévus pour garantir les gouffres sans fond des banques françaises ? Cela permettrait à nos Collectivités de poursuivre leurs efforts dans des domaines essentiels pour l’investissement public comme l’éducation, le logement, les transports collectifs et les économies d’énergie. Une réelle volonté de réformer la fiscalité locale… Lors de son discours du 9 novembre 2006 à Saint-Etienne, le Président de la République a rappelé : « Si l’Etat vit au-dessus de ses moyens, la France vit au-dessous de ses ressources ». Rappelons-lui qu’au nom de l’Unité nationale, plutôt que de lancer sa grande réforme des Collectivités locales, il ferait mieux d’engager la réforme de la fiscalité locale… Les Français touchés de plein fouet par la crise trouveraient cette attitude responsable et louable. Pour reprendre un qualificatif très en vogue dans les hautes sphères de l’Etat, ils jugeraient cette attitude « pragmatique » ! Les Elus de la Majorité départementale en sachant que les dépenses d’aide sociale sont amenées à progresser avec le vieillissement de la population. Les orientations déjà décidées, comme le désenclavement routier du nord du Lot, l’aéroport Brive-Souillac… restent la priorité. Cette volonté de maintenir, dans ces temps de crise, un haut niveau d’investissement, va dans le sens de la politique de relance voulue par le gouvernement. Ce choix positif nous obligera cependant à en assumer pleinement les conséquences sur le budget de la collectivité Par ailleurs, 2009 verra se poursuivre la réflexion autour de la réforme des collectivités locales. Celle-ci ayant pour ambition d’améliorer le mode de financement des collectivités, d’apporter simplification et efficacité aux politiques locales qui impulsent une dynamique à nos territoires. Groupe SE, DVD
Il ressemble au jazz : profond ou léger, gai ou discret, multiple ou un. Le nord du Lot n’est pas qu’économique : il est aussi culturel. « C’est peut-être la faute à un électrophone gagné en 1957 suivi d’un premier disque de Jacques Hellian et son grand orchestre », se souvient Robert Peyrillou. Et puis il y eut un premier spectacle, une opérette, avec Tino Rossi. Mais c’est surtout le premier disque acheté, à l’âge de 13 ans, un disque de Ray Charles, qui aura définitivement installé Robert Peyrillou sur la planète jazz. Natif de Paris, installé dès l’âge de neuf ans à Limoges après le décès de son père, il a nourri ses jeunes années de musique. Bien sûr, il y a eu Brel ou Brassens mais c’est le jazz qui l’a porté vers de sublimes horizons. Et tout naturellement, fort de ses connaissances de plus en plus reconnues, il devient homme de radio, en Limousin. Il interviewera les plus grands, de passage pour certains, au festival de… Souillac. Jazz-Hot, la plus ancienne revue de jazz au monde, abrite sa plume pendant sept ans. Collectionneur d’objets « jazz », conférencier, écrivain (« modeste » assure-t-il) et aujourd’hui, consécration sur la planète jazz, il est depuis 2004, membre de l’Académie des Victoires du jazz. Sim Copans, président du festival de jazz de Souillac, ne s’est pas trompé lorsque, en 1986, il confia la programmation du festival à ce voisin installé alors à Brive. Et c’est tout naturellement qu’au décès de Sim Copans, Robert Peyrillou reprend les rênes du plus ancien festival de jazz du Sud-Ouest, dans la ville où il a aujourd’hui posé ses valises. Les plus grands sont passés au pied de l’abbaye, bien avant, souvent, d’autres festivals plus médiatisés. Robert Peyrillou est un découvreur de talents parce qu’il sait écouter, chercher. Parce qu’il est attentif à ce qui heureux d’être lotois RoBert Peyrillou met en musique ı ı Ray Charles, son premier disque acheté : Robert Peyrillou avait 13 ans. naît ou croît à l’ombre des plus grands. Aujourd’hui, le festival de jazz de Souillac, fort de sa soixantaine de bénévoles, a acquis une réputation de manifestation de qualité, à taille humaine, conviviale, découvreuse de talents. A l’image de son président, le festival avance avec tout autant de subtilité que de caractère. Un caractère façon « vallée de la Dordogne » : parfois doux et calme, parfois bien déterminé à suivre son cours, sa musique sans se soucier des modes. Comme son président. www.souillacenjazz.net « J’aime, j’aime pas » Un peu : le free jazz ∫eaucoup : manger du foie gras en famille Bonus en vidéo sur www.lot.fr A la folie : une standing ovation à l’issue d’un concert au festival de jazz de Souillac Pas du tout : les injustices 21



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