[46] Contact lotois n°67 oct/nov/déc 2008
[46] Contact lotois n°67 oct/nov/déc 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de oct/nov/déc 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : le laboratoire départemental d'analyses à votre service.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
16 Chimie et ∫actériologie Des analyses entre deux eaux Eaux de consommation, eaux de rivières, eaux usées, eaux souterraines… Les analyses hydrologiques représentent un tiers de l’activité du Laboratoire départemental. Station de pompage du Tréboulou à Flaujac- Poujols. La porte de cette enceinte automatisée s’ouvre. Le préleveur du Laboratoire départemental d’analyses se dirige au fond de la pièce entre les unités de filtration. Il se lave les mains puis allume une flamme de chalumeau qui lèche le pourtour d’un robinet afin de désinfecter la tuyauterie. Après avoir laissé couler l’eau quelques instants, le préleveur remplit plusieurs flacons. Température et chlore : il mesure immédiatement quelques paramètres de cette eau. S’il détecte un taux anormal de chlore, il téléphonera à la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales, dépendante de l’État) qui a commandé ce prélèvement au Laboratoire départemental d’analyses. Ce service du Conseil général analyse près de 3 800 échantillons d’eau en tout genre Garant de la qualité des eaux de baignade Le Laboratoire départemental d’analyses travaille en partenariat avec le Satese (service d’assistance technique à l’épuration et au suivi des eaux), autre service du Conseil général, qui met en place chaque été « Inf’eau loisirs ». Un service de renseignements par téléphone (0 805 46 46 00) ou Internet (www.lot.fr) de la qualité des eaux de baignade. Tous les prélèvements effectués dans la rivière Lot, la Dordogne, le Célé ou la Cère sont analysés au Laboratoire départemental d’analyses. contact lotois octo∫re 2008 chaque année. Que ce soient des eaux prélevées aux sorties et aux entrées des stations d’épuration, des eaux de loisirs durant les beaux jours (issues des piscines municipales, des campings ou des hôtels, des lacs, des rivières), des eaux souterraines (avant tout traitement), ou de l’eau de consommation (la plus nombreuse, cela représente la moitié des échantillons) qui coule aux robinets de cuisines individuelles, de maisons de retraite, d’écoles, de réservoirs, de captages… Ces eaux sont analysées, principalement à la demande de la DDASS, dans le cadre du contrôle sanitaire. Des industriels pour certaines analyses de leurs eaux de rejet, des coopératives viticoles (eaux de lavage de cuves), des collectivités, des hôpitaux ou des bureaux d’étude peuvent aussi faire appel à la compétence du Laboratoire départemental. ı Comment va l’eau de votre puits ? Vous voulez connaître la qualité de l’eau du puits située dans votre jardin ou de votre piscine personnelle ? Le Laboratoire départemental d’analyses intervient aussi pour les particuliers. 3800 échantillons d’eau sont an
ı alysés chaque année au Laboratoire départemental. Vers une diminution des coûts Ces analyses d’eau ont un coût. Si elles sont demandées par la DDASS, « gardien du temple » en matière d’eau, elles sont facturées aux syndicats d’adduction d’eau potable, aux communes, ou autres gérants. Et au final au consommateur. La mise en commun progressive au sein du Syded du Lot de la gestion des ressources en eau du département (création d’un syndicat unique de production d’eau potable) mènera à terme, avec la diminution du nombre de captages en service (synonyme d’une eau plus sécurisée), à une réduction du nombre d’analyses. Et donc à une diminution du coût du suivi de la qualité de l’eau de consommation. Batterie de tests Le flacon de prélèvement, une fois enregistré à son arrivée dans l’enceinte du laboratoire (ici, la traçabilité n’est pas un vain mot), subit une batterie de tests. Le parcours est balisé en plusieurs étapes parallèles. Le même prélèvement peut être analysé à la fois du point de vue physico-chimique et du point de vue bactériologique. Acidité, turbidité, présence de minéraux dans l’eau sont quantifiées du côté des chimistes. Germes fécaux, salmonelles, légionnelles, etc., sont passés au détecteur du côté des bactériologistes. À chaque fois, sur des paillasses immaculées, les gestes sont précis, la concentration palpable. Et toutes les précautions requises sont prises pour donner un résultat juste. Des échantillons de contrôle sont utilisés pour vérifier le bon fonctionnement des appareils. Le bâtiment est climatisé à 20 °C, été comme hiver, pour travailler toujours dans les mêmes conditions. Côté « chimie », des automates font tourner (même la nuit) les échantillons répartis dans des fioles, afin de doser nitrates, sulfates, calcium, magnésium, sodium ou métaux (cuivre, zinc, plomb). C’est la ronde de l’eau. Côté « bactério », des salles d’étuves accueillent les microbes mis en culture. Un seul germe donne naissance à des milliards de congénè- ıres en quelques heures. Pour accélérer le processus, les boîtes ensemencées restent dans des étuves de un à plusieurs jours. À la sortie de ces « couveuses », il s’agit de compter les colonies. Puis avec méthode, il faut parfois identifier, confirmer. Parfois, il faut révéler, grâce au profil biochimique de la bactérie : à chaque germe sa couleur. Et c’est alors un véritable arc-en-ciel. 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :