[46] Contact lotois n°65 avr/mai/jun 2008
[46] Contact lotois n°65 avr/mai/jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de avr/mai/jun 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Gérard Miquel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 Interview de Gérard Miquel, Président du Conseil général du Lot « L’économie reste ma priorité » Le Président du Conseil général veut favoriser un développement économique harmonieux sur le territoire. Un développement source de richesses. LE BILAN En 2004, lorsque vous avez été élu pour la première fois, vous aviez pris un certain nombre d’engagements, sont-ils tenus ? Les principaux engagements pris en 2004 ont été scrupuleusement respectés. Nous avons mis en place des outils départementaux pour réformer et mener une politique nouvelle : – le Syndicat mixte dans le nord du département pour installer une vaste zone dédiée au développement économique, à proximité du futur aéroport de Brive-Souillac et de l’A20, – le syndicat mixte de Rocamadour, indispensable pour valoriser l’aménagement de ce site, – le lancement d’une société d’économie mixte (la SEM Lot Développement Aménagement) parfaitement opérationnelle, – la création d’une équipe d’animateurs départementaux emplois destinés à faciliter la réinsertion des demandeurs d’emploi. contact lotois avril 2008 L’objectif est également atteint en matière d’infrastructures : installation en cours d’un réseau structurant de très haut débit, implantation de 28 pylônes sur le territoire pour la téléphonie mobile, investissements importants dans les collèges, en faveur du réseau routier… En un quart de siècle de décentralisation, le Département s’est affirmé comme la collectivité de proximité en charge des problèmes du quotidien. Il y a le quotidien, mais vous avez aussi voulu regarder un peu plus loin. Avec l’opération Lot 2020, le Conseil général a voulu associer et impliquer les Lotois à une réflexion sur l’avenir du département. Les 55 propositions définies dans le cadre de cette opération se mettent progressivement en œuvre : près de la moitié sont déjà effectives, seulement deux ans après la définition des orientations. Les autres propositions vont faire l’objet d’une attention toute particulière lors de ce nouveau mandat. L’équipe des remplaçants ıLes Départements ont assumé de nouvelles responsabilités confiées par l’Etat. Nous avons pris à bras-le-corps les délégations de l’Etat : aides à la pierre pour l’amélioration des logements ou création de la Maison du handicap. Le Lot est, par ailleurs, le seul Département français à expérimenter la gestion, en direct, des crédits « monuments historiques » de l’Etat. Nous avons aussi parfaitement géré la dernière étape de la décentralisation en intégrant dans de bonnes conditions les personnels TOS des collèges et les agents de l’ex-DDE, aujourd’hui affectés aux routes départementales. Et ce malgré l’insuffisance des compensations financières de l’Etat. Qu’est-ce qui vous a paru difficile lors du précédent mandat ? Il faut convaincre, bousculer l’ordre établi, les conservatismes et cela prend du temps. Ils sont quinze élus sur le banc des remplaçants. Et ils se tiennent prêts en cas de décès ou de démission du conseiller général avec qui ils ont mené campagne lors des élections cantonales des 9 et 16 mars. En effet, pour la première fois, chaque candidat aux cantonales devait se présenter avec un remplaçant, de sexe opposé, susceptible de lui succéder jusqu’à la fin du mandat. Cette nouvelle disposition légale vise à réduire le nombre d’élections partielles.
ı Je prends comme exemple l’eau. L’objectif est de donner de la cohérence à la gestion d’une ressource essentielle. Nous ne pouvons plus nous permettre d’avancer en ordre dispersé, avec 80 communes et 30 syndicats qui gèrent de façon indépendante ce bien précieux. Nous devons travailler sur le terrain pour expliquer, convaincre, fédérer avec l’objectif final de préserver la ressource, d’assurer une bonne distribution et de proposer une équité sur le territoire tant en termes de qualité que de coût. Tout ceci n’est pas nécessairement aisé à atteindre mais nous devrions y parvenir dans le cadre du SYDED. Quel regard portez-vous sur les Lotois après ces quatre ans d’exercice ? Je constate que les Lotois sont très sensibles à la modernité. Ils adhèrent à la volonté du Conseil général de faire évoluer ses politiques. On l’a vu lors des dernières élections municipales : les candidats qui revendiquaient leur volonté de construire des partenariats avec le Conseil général ont été récompensés par les Lotois. Cela doit nous inciter à persévérer, à orienter nos politiques avec une vision à moyen et à long terme. NOUVELLES ORIENTATIONS Bretenoux : Solange Cances Castelnau-Montratier : Elisabeth Marin Catus : Inès Boyé Gourdon : Nathalie Denis Labastide-Murat : Corinne Merican Lalbenque : Marie-France Gleizes Latronquière : Claire Marmisse Limogne-en-Quercy : Catherine Marlas Au fil de ce magazine, retrouvez les principaux engagements pris en avril 2004 au moment de l’installation de la précédente assemblée départementale, et le point aujourd’hui sur ces projets. → Les élections cantonales ont remodelé l’Assemblée départementale, quelles sont les nouveautés ? Une équipe ne peut rester figée. Il faut du mouvement. Nous sommes confrontés à une société qui bouge vite. On ne peut pas gérer les choses de façon classique. L’arrivée de nouvelles têtes, à des postes clés, devrait participer au mouvement souhaité. Jean-Jacques Raffy a une nouvelle vice-présidence. Il est chargé de l’aménagement et de l’espace (urbanisme, habitat, logement), des énergies renouvelables et des équipements publics ruraux. On ne peut pas recevoir 10% de population supplémentaire en quelques années (l’INSEE annonce, dans sa fourchette haute, 180 000 habitants à l’horizon 2020,ndlr) sans s’organiser et en laissant se banaliser l’espace, un bien précieux et non renouvelable. Le développement, ça se prépare, ça s’organise. Serge Rigal, nouvellement élu, prend en charge l’insertion. Il aura la responsabilité de monter une structure départementale, solide et essentielle pour favoriser l’insertion dans le monde du travail. J’ai confié à Etienne Bonnefond et à Michel Quèbre de nouvelles missions. Etienne Bonnefond s’occupera de la Maison du Handicap et Michel Quèbre s’investira au sein de Lot-Habitat et du SYDED, outil départemental pour des actions de valorisation des déchets, du traitement des boues d’épuration, de l’eau potable et des réseaux de chaleur. Serge Bladinières devient l’un des neuf viceprésidents. Il prend la responsabilité des travaux publics, des routes, des bâtiments et de la navigation. Un poste lourd. André Mellinger va s’impliquer dans un domaine qu’il connaît bien pour s’en être occupé sur le Figeacois : les affaires sociales (personnes âgées, Livernon : Catherine Prunet Montcuq : Jeanine Ausset Puy-L’Evêque : Cécile Auber Saint-Céré : Janie Juillet Saint-Germain-du-Bel-Air : Patrick Labrande Salviac : Madeleine Blanc Vayrac : Odile Laborie ıprotection maternelle et infantile, protection de l’enfance...). D’autres vice-présidents expérimentés poursuivent leur action : Jean-Claude Requier (administration générale et tourisme), Danielle Deviers (développement économique et désenclavement), Bernard Choulet (environnement et agriculture), Gérard Amigues (culture, patrimoine et usages des nouvelles technologies), Daniel Maury (éducation et sports). Par ailleurs, dans un esprit d’ouverture, et avec la volonté de faire participer l’ensemble des sensibilités politiques de l’Assemblée départementale au développement du Lot, j’ai décidé de confier deux présidences de commissions à des représentants du groupe sans étiquette : André Lestrade et Christian Delrieu. En 2004 vous aviez placé l’économie comme une priorité, est-ce toujours le cas aujourd’hui ? Oui, parce que nous avons besoin de créer des richesses locales afin de compenser la baisse des dotations de l’Etat sur le territoire. Dans cette perspective, nous devons offrir les mêmes conditions d’accueil que dans le bassin toulousain. Nous devons renforcer nos actions comme nous avons su le faire en faveur du syndicat mixte du nord du Lot, en étroite collaboration avec l’ensemble des collectivités, sans préjugés Un engagement en 2004 : « Doter le Lot d’un outil d’aménagement et de gestion pour la réalisation de projets départementaux ». La société d’économie mixte Lot Développement Aménagement a été créée en 2006. Une trentaine de projets sont en cours (aménagement de zones d’activités, construction de bâtiments, etc.). ı 9



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