[46] Contact lotois n°64 jan/fév/mar 2008
[46] Contact lotois n°64 jan/fév/mar 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°64 de jan/fév/mar 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : économie : des aides concrètes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 Installation de jeunes agriculteurs « Les canards, mon nouveau métier » À Gorses, Nathalie Labarthe a construit un atelier de gavage avec le coup de pouce du Conseil général. ıUn air de musique classique s’échappe du bâtiment. « C’est mieux pour eux », explique Nathalie Labarthe en ouvrant la porte de son atelier de gavage qui abrite un millier de canards. À 36 ans, elle vient d’entamer une Un pôle vitivinicole à Anglars-Juillac contact lotois février 2008 ı Face à la mondialisation de la production viticole et à la crise qui en découle dans l’Hexagone, le Conseil général du Lot souhaite apporter sa contribution en relançant le dossier du pôle technologique vitivinicole d’Anglars-Juillac. Un outil qui sera mis à la disposition de l’ensemble des viticulteurs lotois, tous vignobles confondus. Un tel équipement doit permettre aux viticulteurs reconversion, chez elle à Gorses. Après avoir travaillé dans le service informatique d’une administration à Cahors, après avoir mis au monde quatre enfants, elle a suivi son époux, muté dans le Ségala. Sans emploi, elle a mûri son projet durant un an : construire un atelier de gavage au fond de son terrain, afin de concilier vie professionnelle et vie de famille. Elle a démarré son activité au mois de novembre dernier. Et sans terre agricole, elle a trouvé un accord avec un exploitant voisin (et cousin) pour épandre le lisier. Son projet, intégré dans le paysage et qui respecte toutes les normes d’aération, de rafraîchissement du bâtiment, de gestion des effluents, se chiffre à 140 000 €. Elle a reçu des subventions du Conseil général du Lot à hauteur de 18 000 €, dont la nouvelle aide à la filière gras en vigueur depuis l’an dernier et une aide pour l’installation de jeunes agriculteurs (la Région est également intervenue). 21 000 canards par an Nathalie Labarthe reçoit les canards alors qu’ils sont âgés de 82 à 85 jours. Sa mission : les nourrir pendant deux petites semaines avec une pâte de farine et d’eau. Ils partent de trouver des compétences techniques et un soutien dans leurs démarches d’adaptation des produits aux marchés, de commercialisation à l’export, de promotion. À côté du laboratoire d’œnologie, l’équipement pourra ainsi comprendre une salle de dégustation et d’analyse sensorielle, un observatoire économique de la qualité des vins, une cellule export s’occupant d’accueillir des prescripteurs et des acheteurs internationaux. Cet outil devrait être opérationnel d’ici la fin 2009. ı ensuite vers l’abattoir de Gramat. « Les gaver un par un me prend 2h30 le matin et autant le soir », explique-t-elle. Elle verra passer ainsi 21 000 palmipèdes par an, en s’octroyant des jours de repos entre chaque ban de canards. « Cette reconversion me satisfait pleinement », sourit-elle. Et avant de refermer la porte de l’atelier, la nouvelle agricultrice rebranche le poste qui repart allegro avec un concerto.
ı Nathalie Labarthe s’est reconvertie dans l’agriculture. L’aide du Conseil général en faveur des élevages de palmipèdes gras = 10% du montant HT des travaux avec un plafond de 15 000 €, pour des éleveurs et gaveurs appartenant à un groupement de producteurs reconnu. Très haut débit : des mini tranchées en cours Le Conseil général est l’acteur du déploiement de l’Internet à très haut débit qui irriguera les grandes zones d’activités économiques du Lot. Pour cela, des fourreaux doivent être posés dans de mini tranchées (30 cm de large, 80 cm de profondeur) afin de laisser passer la fibre optique. Les réseaux déjà existants le long de l’autoroute A20 et du réseau de transport électrique Reprise La ∫onne clé pour le jeune garagiste Un prêt d’honneur à taux zéro a permis à Alexandre Delcloup de s’installer à son compte. Une aide qui favorise la transmission d’entreprise artisanale.L.I.A (Lot Initiative artisanat), comme une clé qui permet d’entrouvrir le coffre-fort des banques dans le cadre d’une reprise d’entreprise. C’est avec l’aide de ce prêt d’honneur piloté par la Chambre de métiers et financé avec le concours, entre autres, du Conseil général du Lot, qu’Alexandre Delcloup, 30 ans, a pu reprendre un garage cadurcien, en juillet 2007. « J’ai perçu un prêt d’honneur de 9200 € à taux zéro qui a été doublé par la banque ». Cela a permis au jeune mécanicien de se lancer dans le grand bain et d’acquérir du matériel neuf indispensable pour maintenir le garage à un certain niveau technologique. seront utilisés. Reste à les relier entre eux : depuis le début de l’année, un tronçon de 20 km est en cours de réalisation entre le péage de Cahors sud et la gare cadurcienne (fin février, la jonction devrait être terminée avec le chemin de Bellecroix). Au printemps, un autre tronçon devrait être équipé à Souillac entre le péage et l’avenue de Sarlat. Puis jusqu’à l’été, le centre de Cahors devrait être traversé jusqu’à Regourd pour relier la route de Mercuès (déjà réalisé en 2007) et permettre la desserte des zones d’Englandières et des Grands Camps. 327 emplois ont été maintenus dans le cadre de l’opérationL.I.A. (Lot Initiative artisanat), pour un total de 136 prêts accordés d’un montant global de 1,38 million d’ €. Ces aides auront généré pas moins de 18,5 millions d’ € d’investissement sur le département. ı Alexandre Delcloup, nouvellement ıinstallé et son apprenti : David Martinez. Fort d’une longue expérience dans plusieurs gros garages cadurciens, Alexandre ne souhaitait pas rester salarié toute sa vie. « J’ai profité d’une période de chômage pour m’intéresser à une reprise. J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Michel Fargues qui voulait prendre sa retraite. J’ai préparé cette reprise dans de bonnes conditions. Pendant trois mois, je suis venu travailler avec M. Fargues qui m’a présenté à sa clientèle. Je suis très content du bilan : 120 véhicules par mois, c’est bien au-delà de ce que j’espérais. Mes journées sont longues mais j’arrive à me libérer le week-end pour me consacrer à ma petite famille. C’est important. J’ai des projets pour travailler dans de meilleures conditions, mieux accueillir les clients. Je souhaite développer le garage, petit à petit », prévoit déjà Alexandre qui peut compter sur une clientèle fidèle, de centre-ville. Ainsi, il a signé plusieurs contrats avec des administrations basées dans Cahors. Et force est de constater qu’aujourd’hui les garagistes du centre-ville se comptent sur les doigts d’une main. De quoi ouvrir quelques belles perspectives pour Alexandre. Pour cet aménagement, le Conseil général a dégagé 8,6 millions d’ € (30% sont financés par la Région et 12% par l’Europe). Ainsi, fin 2010, les zones de Cahors, de l’aérodrome Brive- Cressensac, de Cambes-Figeac devraient être équipées. 15



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