[46] Contact lotois n°62 jui/aoû/sep 2007
[46] Contact lotois n°62 jui/aoû/sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°62 de jui/aoû/sep 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'été à savourer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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musées 18 Figeac en lettres capitales C’est un musée exceptionnel qui ouvre ses portes cet été à Figeac. Rapidement, le musée de l’Ecriture devrait s’imposer comme un des atouts majeurs du tourisme lotois. L'homme existe depuis près de 3 millions d'années, le langage articulé remonte à plus de 100 000 ans, et l'écriture n'a que 5 300 années d'existence. Mais quelle invention ! L'homme crée un système de signes dont l'organisation et les tracés permettent de rendre le langage et la pensée visibles. Chacun pourra venir au musée Champollion retrouver les gestes des scribes et, comme Champollion, s'approcher du mystère que recèlent les mots tracés au calame, à la plume ou au pinceau sur la page blanche. Ces nouvelles collections, dont l'ensemble est unique en France, s'accompagnent d'une extension architecturale du musée confiée à Alain Moatti, architecte. C’est écrit sur le mur « Les collections du musée Champollion racontent comment, il y a plus de 5000 ans, l'écriture est venue aux hommes en plusieurs endroits du monde. Aujourd'hui, on imagine difficilement se passer de ces signes tracés sur la pierre comme sur le sable, qui suppléent la parole et nous relient les uns aux autres », exprime Marie-Hélène Pottier, conservatrice du musée Champollion. Durant tout l’été (jusqu’au 30 septembre), le Conseil général du Lot invite l’architecte Philippe Rahm pour une proposition architecturale inédite au sein du musée Zakine, aux Arques. Dans ce lieu empreint du travail du sculpteur Ossip Zadkine, qui vécut dans la commune pendant plus de trente ans, sont exposés des bois et des bronzes, ainsi que des lithographies et des contact lotois juillet 2007 Symbole de ce musée, véritable étendard dédié à l’écriture, la façade aux 1000 lettres est un signe composé d'une multitude de signes qui indique qu'un monde d'écritures est à explorer dans ce bâtiment. Pour le passant, ceci est le musée de l'écriture ; pour le visiteur, un libre parcours d'initiation. À travers les lettres apparaît la ville. C'est un moucharabieh typographique. ı L’architecte Philippe Rahm s’empare du musée Zadkine tapisseries. Philippe Rahm, qui exerce aujourd’hui à Paris et à Lausanne, propose pour le musée Zadkine une mini – cafétéria, installation originale et surprenante, reflet de ses préoccupations pour les questions d’écologie et d’environnement. Le travail de ce jeune architecte a déjà été présenté à travers le monde (Tokyo, New -York, Londres, Lisbonne, Valence, Prague…). Musée Champollion à Figeac, ouvert de 10 h 30 à 18 heures, tous les jours en juillet et août. Tél. 05 65 50 31 08. ı ı ı Il a représenté la Suisse lors de la 8ème biennale d’architecture de Venise en 2002. Et il participe jusqu’au 15 août 2007, à « Airs de Paris » l’exposition anniversaire du Centre Pompidou à Paris. Sa présence aux Arques est donc un événement. Ouvert tous les jours de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 19 heures. Tarif : 3 € (réduit : 1,50 €). Tel : 05 65 22 83 37
Le signe est au centre de l’oeuvre d’Olivier Debré, ainsi qu’en témoignent ses fameuses séries des « signespersonnages », « signesmusiciens » ou « signes-paysages ». Débarrassé des scories et de l’anecdote de la représentation, le signe devient pour l’artiste expression pure de la pensée et de l’émotion. Priorité est accordée au geste, à la trace, qui seuls peuvent traduire vision et sensations de l’artiste. Les encres abstraites de Debré évoquent les idéogrammes. D’un graphisme élaboré, elles sont chargées de sens et de signifiant. Travaillés sur de très grands formats comme les affectionnait le peintre, les signes-personnages occupent l’espace avec une présence étonnante. La surface participe à l’efficacité de l’écriture, entre calligraphie et jaillissement, la ligne devient matière vivante et s’ouvre parfois vers d’improbables infinis. Le musée départemental Rignault propose par ailleurs une précieuse découverte, clin d’oeil au lieu, un petit paysage de Saint-Cirq- Lapopie. Moment de grâce et d’émotion d’un frémissement de lumière sur lequel se détache, comme le village sur sa falaise, un empâtement de couleur. Comment ne pas penser à la magnifique formule d’André Breton découvrant Saint-Cirq-Lapopie « comme une rose impossible dans la nuit ». Fermé en 1996, le Café de Paris à Souillac recelait depuis 1960, dans la salle à manger, une œuvre unique de Jean Lurçat : une vaste peinture représentant les douze signes du zodiaque. Renouant avec sa formation de fresquiste, l’artiste a peint à la gouache cette œuvre pour son ami Pierre Betz, propriétaire du café et fondateur de la revue artistique et littéraire « Le Point ». Les deux hommes se connaissaient depuis 1942, et la maison de la famille Betz à Lanzac a servi à l’occasion d’atelier pour Lurçat. En 2006, au moment de la vente de l’immeuble qui appartenait à sa belle-famille, Jean-Pierre Rodrigo a souhaité que cette œuvre réalisée à même le mur soit préservée par le Conseil général, et montrée au public. Souhait exaucé dès cet été : du 14 juillet au 30 septembre, les deux pans de mur en plâtre qui étaient situés sous la cage d’escalier du café, représentant les signes du musées Musée Rignault : les « signes » de Debré C’est un grand peintre, un de plus, qu’accueille cette année le musée Rignault. Une exposition placée sous le signe du… signe. ı Tous les jours du 14 juillet au 30 septembre, de 9 h 30 à 12 heures et de 14 h 30 à 18 h 30. Entrée : 2,50 € (réduit 1,50 €). Tél. 05 65 38 28 21 ı ı verseau, de la balance, du scorpion et du lion sont exposés à l’atelier-musée Jean- Lurçat à Saint-Laurent-les- Tours. Ces peintures ont été délicatement ôtées du mur et restaurées. Seules les parties peintes sur le ciment n’ont pu être déposées, mais le Conseil général a fait en sorte qu’elles puissent être conservées sur place. Au sein de l’exposition, des archives, des photos (certaines de Robert Doisneau qui a travaillé pour « Le Point ») et des documents d’époque rappellent l’amitié entre Pierre Betz et Jean Lurçat, la présence de nombreux intellectuels au Café de Paris (Tristan Tzara, Elsa Triolet, Paul Eluard, Louis Aragon l’ont fréquenté durant l’Occupation et après-guerre) et le parcours de Lurçat dans le Lot. ı Saint-Cirq-Lapopie, exposition ouverte jusqu’au 1 er octobre, tous les jours sauf mardi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19h. Cahors : tous les jours sauf mardi de 11 h à 18 h ; dimanches et jours fériés de 14 h à 18h. Quand Jean Lurçat peignait pour son ami Pierre Betz 19



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