[46] Contact lotois n°60 jan/fév/mar 2007
[46] Contact lotois n°60 jan/fév/mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°60 de jan/fév/mar 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,1 Mo

  • Dans ce numéro : en route pour la décentralisation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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politique 20 Mieux vaut une certitude qu’une promesse en l’air… C’était pourtant écrit : « Décentralisation : processus consistant pour l'Etat à transférer au profit des collectivités territoriales certaines compétences et les ressources correspondantes ». Nos responsables gouvernementaux n’ont dû lire que la première phrase et feindre d’en ignorer la fin. Le constat est en effet édifiant : en dépit des promesses de « compensation à l’euro près », la décentralisation Raffarin nous coûte très cher. Loin de donner aux Conseils généraux davantage de marges de manœuvre pour gérer les affaires locales et insuffler des projets innovants, les nouvelles charges attribuées aux Départements par l'Etat (comme le RMI « Revenu Minimum d’Insertion », les TOS « Techniciens Ouvriers et de Service » dans les collèges, le transfert des routes nationales…) s'additionnent et les coûts s’amplifient. Comme le prouve ce rapide tour d'horizon, le compte n'y est vraiment pas. L'acte II de la décentralisation, dans le prolongement des lois Mauroy-Defferre de 1982-1983, prétend faire de notre Collectivité un acteur essentiel, échelon majeur de proximité, comme en témoignent les compétences qui nous ont été transférées en matière d'action sociale. Mais, aujourd'hui, les départements sont confrontés à un véritable défi. Serons-nous en mesure de le relever ? Nous le savons tous : l’inflation des dépenses sociales, du fait d'une précarisation grandissante d'une couche de plus en plus importante de la population, de la montée en puissance des allocations pour les personnes dépendantes, âgées ou handicapées, du transfert de la gestion intégrale du R.M.I., tout ceci menace nos capacités d'intervention sur d'autres thématiques. Les coûts élevés de maintenance des collèges et des routes nationales d'intérêt local renforcent cette tendance, ainsi que les nouvelles dépenses inhérentes au S.D.I.S. (Service départemental d’incendie et de secours) comme la Prime Fidélité -Reconnaissance dite P.F.R. Les départements rencontrent des difficultés à mettre en œuvre les contrats d'avenir, dans le cadre du plan de cohésion sociale. Finances départementales, combiner choix et arbitrages Les perspectives des finances locales laissent entrevoir pour les années à venir peu de marges de manœuvre. Le Département a dû faire face à une forte montée en puissance des charges de fonctionnement en raison de nouvelles compétences attribuées ou transférées. Le Département a aussi accéléré son effort d’investissement : les dépenses d’équipement routier, les travaux dans les collèges, l’équipement pour la téléphonie mobile, le choix du très haut débit, des subventions d’équipement à la hausse. En 2006, deux gros programmes de nature exceptionnelle (l’Hôtel du Département, la navigation sur le Lot) ont provoqué un pic dans les investissements. contact lotois février 2007 Conséquence : le maintien d’un bon niveau d’autofinancement par la collectivité, indispensable pour mener une politique d’investissement soutenu, sera difficile à tenir. Des arbitrages sont donc à prévoir : le recours à l’emprunt mais dans quelle limite ?, le recours au levier fiscal, variable d’ajustement. Les orientations budgétaires de 2005 tablaient déjà sur une hausse des taux de fiscalité directe de 22% en quatre ans, pour assurer à la collectivité des finances favorables. Les investissements à venir devront être encadrés pour contenir leur progression annuelle. Les investissements indirects (aides à l’équipement des tiers), seront en forte progression par le choix de soutenir le développement économique au travers notamment des parcs d’activités. Dans les mois et les années à venir, quelle sera notre capacité à définir et appliquer des interventions spécifiques, des politiques qui nous sont propres ? Pourronsnous continuer à accompagner les projets locaux de développement ? L’inquiétude grandit quant à l’évolution des ressources des Collectivités, qu’il s’agisse des dotations de l’État ou des ressources fiscales, alors que leurs dépenses sont grevées par les transferts de compétences de l’État et les charges nouvelles. Les élus et les citoyens en ont assez que l’essentiel des prélèvements fiscaux frappe durement et souvent injustement les ménages alors que les grandes entreprises et les plus fortunés sont largement exonérés. Et il ne s’agit pas ici d’un combat « gauche - droite », puisque de nombreux élus de collectivités locales appartenant à la majorité gouvernementale se sont élevés avec force, face à ces mesures lourdement handicapantes pour les Conseils généraux et régionaux. Aussi, loin d’attendre les éventuelles « rallonges » de l’Etat, il s’agit maintenant de trouver des solutions appropriées, sans pénaliser la population départementale et en dégageant les moyens nécessaires à la construction de l’avenir. Les Elus de la Majorité Départementale La procédure de gestion des autorisations de programme et crédits de paiement qui permet un étalement du règlement des engagements en fonction de l’avancement des projets a permis de dégager pour 2006 un montant de crédits de paiement de 7,5 M € ; grâce à cela et à des dégagements de dépenses supplémentaires, l’inscription prévisionnelle d’emprunt a pu être ramenée de 41 M € à 30 M € lors de la DM n°3. Le Département a fait le choix pour 2007 d’un relèvement modéré du taux de la fiscalité directe. Cependant, pour assurer le financement des divers investissements programmés et la hausse probable des charges de fonctionnement, le recours au levier fiscal sera difficilement évitable. Le Groupe S.E.
heureux d’être lotois Pascale Rifaut, son salon a un klaxon ı C’est unique dans la région : un salon de coiffure itinérant ! Pascale Rifaut s’est lancée courageusement dans cette activité, auprès de communes très rurales. Pascale gare son fourgon sur la place de Concots, entre l’église et la cabine téléphonique, juste devant la mairie. Elle descend, ouvre la porte latérale et son activité peut commencer. Certains commerçants ambulants se posteraient là pour vendre du saucisson ou des cabécous. Pascale, elle, propose une ı Ambiance cocon dans le salon-camion. coupe de cheveux. Son fourgon se transforme en dernier salon où l’on cause. Cette activité est née après un déménagement dans le Lot en 2004 et l’ouverture de chambres d’hôtes à Larroque-Toirac. Il est 14 heures et des poussières. La première cliente arrive. Elle avait pris rendez-vous. Pour cette retraitée très alerte, le service est parfait. « C’est un service sympathique et surtout très pratique pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer. Moi, raconte Andrée Bessac, c’est la première fois que je viens. Mon mari s’est déjà fait couper les cheveux ici, trois ou quatre fois. Il est important de faire travailler les gens d’ici. » Des propos qui ne peuvent que conforter Pascale Rifaut dans ce choix courageux. Un investissement conséquent « Le concept, c’est d’amener un service en zone rurale, avec une touche de convivialité. C’est cet esprit-là qui m’a motivée pour créer ce salon de coiffure itinérant ». Une initiative qui n’existe nulle part dans la région. Un pari courageux qui aura nécessité quelques lourds investissements : 15 000 € pour l’acquisition du fourgon et 10 000 € pour l’équiper. Ce camion abrite tous les services que sont en droit de demander les clients. « Itinérance coiffure » se déplace ainsi sur un périmètre compris entre Larroque-Toirac, Brengues, Fons, Marcilhac-sur-Célé, Cabrerets, Concots, Varaire. Selon l’importance de la commune, le camion stationne toutes les semaines, à jour fixe, ou de façon plus épisodique. Hélas, parfois, ce camion est perçu comme une certaine forme de concurrence auprès des coiffeuses à domicile qui sillonnent les campagnes. Cette activité n’a pas encore pleinement trouvé son rythme de croisière, regrette un peu la coiffeuse qui a travaillé en Bourgogne dans des salons. Elle espère bien que 2007 marquera un nouvel élan pour son activité, un véritable plus pour ces communes en mal de commerces, de services et même de lieux de rencontres, au cœur du village, à un endroit où il ne se passe parfois plus grand-chose. Pascale Rifaut, tél. 06 63 47 35 36 ou 05 65 40 09 91 « J’aime, j’aime pas » Un peu : avoir du temps pour jouer de la musique ∫eaucoup : les paysages, la lumière du matin quand je pars travailler Pas du tout : la mauvaise foi A la folie : m’envoler. J’aimerais un jour voler, en parapente par exemple. 21



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