[46] Contact lotois n°60 jan/fév/mar 2007
[46] Contact lotois n°60 jan/fév/mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°60 de jan/fév/mar 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,1 Mo

  • Dans ce numéro : en route pour la décentralisation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Centres d’exploitation Les anges gardiens de la route Que ce soit l’hiver pour la neige et le verglas, ou tout au long de l’année lors d’interventions d’urgence, ils garantissent aux usagers une chaussée sans risque. ıAvec en moyenne 18 jours de neige et 23 jours de verglas enregistrés ces trois dernières années, les cantons de Sousceyrac et de Latronquière sont sans conteste les secteurs ıMichel Quèbre, vice-président du Conseil général chargé de la voirie et des bâtiments 16 contact lotois février 2007 ı ı du Lot soumis aux plus rudes hivers. Dans cette zone spécifique de piémont, l’entretien de la voirie doit donc s’adapter. Pour de la neige et du verglas combinés, ce sont jusqu’à 30 tonnes de sel par jour qui peuvent être répandues sur les routes. Les deux centres « montagnards » du Lot possèdent chacun une autonomie de trois jours de traitement, sachant que les centres voisins, comme celui de Saint- Céré, peuvent servir aussi de réserve en cas de rupture de stock. L’équipe de Latronquière comprend six agents et un chef d’équipe. Du 15 novembre au 15 mars, ils le savent, c’est l’organisation hivernale qui prévaut. Avec deux départementales à dégager en priorité en cas d’intempéries : la RD 653 entre le pont de Rhodes et Lacapelle- Marival, et la RD 673 entre Sousceyrac et Saint- Céré. Toujours prêts « Réalisme et proximité » « La décentralisation, en matière de voirie, est le meilleur moyen pour être proche du public et régler rapidement des problèmes quotidiens. C’est une évolution normale. Les pouvoirs régaliens doivent rester entre les mains de l’Etat mais il est logique que « l’opérationnel » soit confié aux collectivités. Nous avons, de par notre proximité, une capacité de réactivité réelle. Nous avons un avantage : nous pouvons très vite mesurer ce qui ne va pas et rectifier le tir. C’est cela le réalisme et la proximité. A nous ı En fonction des prévisions météo, le centre d’exploitation se tient prêt à intervenir. Un véhicule patrouilleur part d’abord en repérage à la moindre alerte de neige ou de verglas. Selon l’état de la chaussée, la patrouille peut faire appel au camion de déneigement et ce, même le week-end ou la nuit, une équipe d’astreinte étant mobilisable à tout instant. « Avec un camion plein de sel, on peut traiter 20 à 25 km de chaussée », indique Francis Lacayrouze, responsable de l’entretien et de l’exploitation des routes du secteur. Le but étant de rendre la chaussée la plus sûre possible pour les usagers. L’objectif reste le même lors des autres interventions d’urgence. « Pour les intempéries hivernales, nous sommes en pré-alerte grâce aux bulletins météorologiques : la neige, on d’apprendre vite et bien ces métiers de la route, d’être performants. Nous nous y sommes préparés depuis de nombreux mois, et nous héritons un système qui était déjà très efficace. Je dois dire que nous pouvons être satisfaits de la façon dont s’est passé le transfert, tant sur les plans humain que financier. Toutefois, si nous voulons faire mieux, nous le ferons avec nos moyens qui ne sont pas illimités. »
la prévoit même si on ne peut agir qu’une fois qu’elle est tombée. Mais tout au long de l’année, il y a des imprévus qui nécessitent aussi notre intervention ». Accidents de la route, éboulements, inondations, arbres ou branches en travers de la chaussée, fuites d’hydrocarbures sur un véhicule, animaux morts sur la route… « Usagers ou forces de l’ordre nous préviennent, il faut alors baliser le danger ou mettre en place une déviation, et dégager la chaussée pour la sécuriser ». en ∫ref... La patrouille veille ı L’équipe du centre d’exploitation de Latronquière. Les chantiers 2007 Le projet de la déviation de Puybrun (RD 803) se poursuit, avec cette année le diagnostic archéologique sur le tracé et le début des travaux. Montant total de l’opération : 9,2 millions d’ €, dont 3 millions programmés pour 2007. La déviation de Labastide-Marnhac (RD 67) est en vue pour un coût d’environ 500 000 €. Plusieurs traversées de centres bourgs seront réalisées cette année : à Martel (RD 803) avec un coût pour le Département de 250 000 € ; à Saint- Vincent-Rive-d’Olt (RD 23) avec un coût pour le Département de 350 000 € ; et à Trespoux - Rassiels (RD27), avec un coût pour le Département de 224 000 € (toutes ces opérations sont menées avec les communes concernées). Des tracés sinueux seront rectifiés pour augmenter la sécurité des usagers : sur la RD 19 près de la carrière Séguy entre Lalbenque et Vaylats L’accouchement aura été douloureux et le bébé attendu depuis bien longtemps. Mais le projet du contournement de Figeac, inscrit au contrat de plan Etat-Région, jusqu’ici porté par l’Equipement, est aujourd’hui en bonne voie. Sur ce chantier aussi, la décentralisation est passée par là puisque le Conseil général est devenu au 1 er janvier le maître d’ouvrage du plus important projet routier du département, avec un coût de 39 millions d’euros. Ce tracé de 7,8 km situé entre Figeac et Capdenac sera raccordé par trois giratoires Le Conseil général, désormais seul responsable de l’état des routes départementales, va mettre en place une nouvelle organisation pour les nombreuses interventions sur la chaussée. Quatre équipes de patrouille vont dorénavant sillonner chaque jour le réseau des routes départementales. Ces fourgons pourront effectuer, sur des itinéraires définis, jusqu’à 200 km par jour. Et ils seront immédiatement sur le pont, là pour redresser un panneau, ici pour couper une branche dangereuse… Des petites interventions rapides qu’apprécieront les automobilistes. (1,9million d’ €) ; et sur la RD 6 entre Catus et Crayssac (180 000 €). Enfin des carrefours seront aménagés : ainsi au croisement des RD 8 et RD 23 entre Luzech et Parnac (550 000 €), et le giratoire de l’hôpital à Saint-Céré (RD 803) sera réalisé (l’opération est menée avec la commune de Saint-Céré). Par ailleurs, plusieurs travaux d’envergure sont en cours en ce début d’année : la réfection du pont de Cajarc (la voûte en brique sur la partie annexe du pont suspendu était dangereusement dégradée) pour un coût de 130 000 €. Jusqu’à la mi-avril, l’élargissement du pont de Conduché (RD 662) se poursuit à Bouziès afin de permettre une meilleure visibilité à l’entrée du tunnel voisin (600 000 €). Et entre Lacave et Meyronne (RD 23), 3 km de chaussée est en train d’être renforcée jusqu’à fin mars (860000 € de travaux). Déviation de Figeac : 4 ans et 39 millions d’ € (route de Cahors, route de Villefranche, route de Capdenac). Pas moins de sept ouvrages d’art jalonneront ce tracé en deux fois une voie. 2007 sera marquée par la construction du giratoire de la RD 822, celui de La Capelette sur la RD 840, et le début de la construction d’ouvrages dans la vallée du Célé. Le contournement de Figeac, au-delà d’un effet « antibouchon » sur la commune, est perçu comme un outil d’aménagement et de développement de ce territoire. 17



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