[46] Contact lotois n°58 jui/aoû/sep 2006
[46] Contact lotois n°58 jui/aoû/sep 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°58 de jui/aoû/sep 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : le Lot, un festival de festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 Les festivals sous une même enseigne « Le Lot, un festival de festivals ». Cette signature, accompagnée de son visuel, va fleurir tout l’été sur tous les festivals mais également ı hors des frontières départementales. Elle lance la proposition n°26 de Lot 2020 : « création d’un label des festivals du Lot ». Ils sont douze rassemblés sous la même bannière. Douze à proposer chaque année des moments culturels forts où plaisir et convivialité s’accordent. Blues, jazz, théâtre, musiques du monde, africaines, classiques, actuelles, art lyrique ou cinéma, font la saison artistique estivale du département. Ici, pas de festival démesuré. Les évènements sont à taille humaine. L’offre est variée et s’organise avec l’exigence de la qualité. Chacun des festivals travaille avec conviction pour réussir ce qui, chaque année, représente souvent un pari un peu fou même pour les plus expérimentés. Les festivals sont en fait des acteurs du développement économique, de véritables entreprises. Pour s’en convaincre, quelques chiffres : l’an passé, les douze festivals lotois ont pesé, au minimum, près de trois millions ıGérard Amigues, vice-président du Conseil général chargé de la culture et du patrimoine. contact lotois juillet 2006 ı d’euros. Cette somme place le Lot en troisième position régionale, après le Gers et la Haute-Garonne. A ces trois millions d’euros il faudrait ajouter la valeur que représente le temps de travail des centaines de bénévoles et les aides matérielles, souvent non comptabilisés, qui viennent en appui des budgets affichés. Ces sommes restent pour partie dans le département et servent d’amorce pour des retombées financières importantes. Lors de certains festivals, toutes les chambres d’hôtels dans un rayon de vingt ou trente kilomètres sont complètes, les restaurants et gîtes font aussi le plein, les commerçants ont le sourire. Ici, à Cahors, c’est le boulevard du blues qui remplit les terrasses des cafés ; là, à Cajarc, les boulangers multiplient les fournées, ailleurs à Gindou ou à Gignac, c’est tout le village qui vit au rythme du festival. « Un impact économique réel » « Le Conseil général du Lot s’est fortement engagé dans les activités culturelles du département. L’action menée pour la promotion de nos festivals en est un exemple. Outre l’aspect culturel, il est important de prendre en considération les retombées économiques qu’ils génèrent ; les soutenir c’est participer au rayonnement et à la notoriété du département sans perdre de vue, pour autant, que la majorité des Une question d’éthique, aussi Depuis trois ans, le Conseil général du Lot réunit les festivals dits « extradépartementaux ». Au fil des échanges, est apparue la nécessité de se rassembler sous un même label, un dénominateur commun, une image qui permettrait dans un premier temps de mieux valoriser les festivals lotois hors des frontières départementales. Le Conseil général a travaillé sur ce dossier très activement ces derniers mois, en étroite collaboration avec les festivals, mais aussi avec l’ADDA (Association départementale de développement des Arts) du Lot et le CDT(Comité départemental du tourisme). Une signature fédératrice a été baptisée du 21 au 24 juin dernier, à la Maison de Midi-Pyrénées. Quatre jours d’animation et de présentation des festivals lotois, accompagnés bien évidemment spectateurs sont les Lotois eux-mêmes et que c’est à eux, en premier, que nous devons offrir des manifestations de qualité. Dans cette démarche nouvelle de « labellisation », je retiens deux éléments forts : l’esprit et l’enthousiasme avec lequel les festivals se sont engagés dans cette démarche solidaire, la reconnaissance témoignée de l’action du Conseil général dans ce domaine ».
ı de la valorisation de cette nouvelle signature lotoise. Une première. Il n’existe nulle part ailleurs dans l’Hexagone un tel rapprochement des festivals. Dès cette année, les visiteurs du site www.lot.fr pourront accéder directement aux différents sites Internet des festivals lotois. Sous cette même expression « Le Lot, un festival de festivals », les responsables des festivals lotois envisagent aussi de travailler en étroite collaboration dans les domaines de l’information, de la formation, de la communication, sur des questions d’éthique (vigilance quant au respect du droit du travail, qualité d’accueil des artistes et du public…), sur l’offre touristique et de services (mise en vente sur Internet des billets)… Les chantiers à ouvrir sont nombreux, tout ne se fera pas en une seule année. Mais l’essentiel est d’ores et déjà acquis : travailler ensemble pour progresser ensemble. Les 12 manifestations labellisées Les douze festivals qui travaillent ensemble depuis plusieurs mois et qui peuvent utiliser aujourd’hui la signature : « Le Lot, un festival de festivals » sont : > CIEM (art lyrique à Saint-Céré) > Assier (jazz) > Cahors Blues > Chaînon Manquant (scènes découvertes à Figeac) > Jazz à Souillac Du 19 au 26 août Rencontres Cinéma de Gindou Le cinéma permanent > Rencontres de Bélaye (violoncelle) > Œil du silence (théâtre contemporain à Anglars-Juillac) > Théâtre à Figeac > Africajarc (culture africaine à Cajarc) > Rencontres cinéma à Gindou > Visages francophones (un pays francophone invité à Cahors) > Ecaussystème (musiques actuelles à Gignac) ı Courts et longs métrages, fictions et documentaires, avant-premières et cinéclub : une centaine de films sera projetée au cours de la 22 e édition des Rencontres Cinéma de Gindou. Avec, en point d’orgue, une rétrospective consacrée au réalisateur géorgien Otar Iosseliani. « Nous donnons toujours une priorité aux films d’Afrique et de Méditerranée, mais nous ouvrons cette année la programmation au reste du monde », indique Marie Virgo, déléguée générale du festival. Au générique également, une carte blanche à Gisèle Breteau-Skira, rédactrice en chef de la revue Zeuxis (magazine international du film sur l’art), et un zoom (en collaboration avec la Cinémathèque de Toulouse) sur les 70 ans du Front populaire. Sans oublier les « tchatches » et les apéro-concerts. « Les Rencontres Cinéma sont une vitrine, mais nous menons d’autres actions tout au long de l’année », rappelle aussi Marie Virgo. Car à Gindou, le cinéma est permanent, et la liste des projets engagés est longue comme une bobine de film : les ciné-tchatches dans les salles du département, un DVD en préparation sur le ciné burlesque, la sensibilisation des scolaires (opérations écoles, collèges et lycées au cinéma), la promotion des films courts de Midi-Pyrénées (à travers le festival de Clermont-Ferrand), l’accueil de tourna- ıges (dans le Lot, l’Aveyron, le Tarnet le Tarn-et-Garonne), un concours de scénarios auprès des lycées et des collèges de la région (sur la mémoire de l’immigration), des résidences d’écritures (une nouveauté cette année pour la musique de courts-métrages et de documentaires)… Sans oublier la construction d’un cinéma de verdure à Gindou, qui permettra une programmation régulière durant les beaux jours. Travelling avant : cette salle de plein air devrait être opérationnelle en 2007. Rencontres Cinéma de Gindou Tél. 05 65 22 89 99, http://gindou.free.fr Ces manifestations sont considérées par le Département comme ayant une portée extradépartementale et répondent à des critères qualitatifs, de rayonnement, de notoriété, de savoir-faire, de pérennité et de mobilisation sur le territoire. 15



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