[46] Contact lotois n°57 avr/mai/jun 2006
[46] Contact lotois n°57 avr/mai/jun 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°57 de avr/mai/jun 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : le Lot demain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 Services Centre de soins sur ordonnance Le projet de la communauté de communes du Pays de Padirac a attiré un médecin et une infirmière à Thégra. ıLes élus de la communauté de communes du Pays de Padirac ont mené ce projet. Avant qu’il y ait urgence, la communauté de communes du Pays de Padirac a déjà soigné son manque d’offre médicale (1). Le remède : un centre de soins a ouvert depuis le mois de janvier dernier dans l’ancienne école de Thégra remise à neuf, en plein centre du village. Des locaux professionnels mis à disposition par l’intercommunalité, un appartement prêté par la commune, quelques exonérations pour ıLydie Lymer, nouveau médecin généraliste de Thégra. contact lotois avril 2006 ı ı aider au démarrage : l’ordonnance avait commencé à être rédigée dès septembre 2002. Médecin urgentiste dans le Nord, Lydie Lymer souhaitait exercer en milieu rural. Elle a été séduite par Thégra et s’est installée dans le nouveau cabinet. Avec son compagnon, elle vit maintenant dans l’appartement situé juste au-dessus. « Que ce projet soit situé dans le Lot, un département que je connaissais, cela a fortement pesé dans la balance », soulignet-elle. Cette praticienne est entrée en contact avec la communauté de communes via l’association SOS Villages. « J’avais déposé un dossier sur l’Internet », explique-t-elle. Répondre à un besoin En se projetant d’ici cinq ans, les élus s’étaient aperçus que plus de la moitié des médecins présents dans le bassin de vie de Gramat pouvaient prétendre à la retraite. La communauté de communes du Pays de Padirac a donc « Une certaine vision de la médecine » Nombre élevé de gardes ? Durée de travail exagérée qui serait incompatible avec une bonne qualité de prestation ? Difficultés pour se faire remplacer ? Lydie Lymer balaye toutes les appréhensions qui peuvent rebuter un médecin à s’installer en milieu rural. « Cela dépend de la vision que l’on a de la médecine », explique la nouvelle généraliste de Thégra. porté le projet, avec ı l’aide de la CPAM, la MSA, l’ordre des médecins et les partenaires financiers (Etat, Conseil régional, et Conseil général à hauteur de 13% de l’investissement de 117 000 euros HT). « Nous avons eu quelques contacts avec des médecins belges, des Espagnols, beaucoup de praticiens du nord de la France », remarque Renée Pouzalgues, adjointe qui a défendu le projet. « Le critère, c’était la jeunesse des postulants », rappelle André Bergougnoux, maire de Thégra. « Le centre répond déjà à un besoin », souligne Lydie Lymer. « Les patients viennent de tout le secteur de la communauté de communes, de Gramat ainsi que de Bretenoux ». Et depuis le mois de février, le centre de soins est renforcé par l’arrivée, dans le bureau voisin, de Florence Fox, une infirmière venue de Marseille. « Etre disponible ne me dérange pas. C’est une question de goût. Je ne pourrais pas exercer en ville pour ne faire que des renouvellements de traitement… Et ici, les rapports humains sont appréciables : on ne le retrouve ni en ville, ni en milieu hospitalier. J’ai été très bien accueillie par les médecins du secteur qui m’ont intégrée dans le tour de garde et à l’hôpital local ».
ı Florence Fox, infirmière fraîchement installée. Installée depuis quelques mois à Gramat, c’est par le bouche à oreille qu’elle a entendu parler du nouveau centre de soins. « Le changement pour moi est positif, à part la neige de cet hiver ! », sourit cette méridionale. (1) Un mal endémique dans le département : les Lotois ne s’y sont pas trompés lors de l’enquête Lot 2020. Pour 63% d’entre eux, la présence d’un médecin est indispensable en milieu rural. Selon le Groupement d’intérêt public de la carte professionnel de santé, la présence d’un professionnel de santé couvre 634 habitants dans le Lot (chiffre 2005). Dans la région, seul l’Aveyron est moins bien loti. Les initiatives fleurissent à travers le département A l’instar de Thégra, d’autres projets voient le jour dans le département concernant le renforcement et le maintien de l’offre médicale. La communauté de communes de Montcuq projette l’ouverture d’une maison médicale qui regrouperait les trois nouveaux médecins de Montcuq et le cabinet d’infirmières, en créant ainsi un emploi de secrétaire médicale. Dans le cadre d’un projet global de réhabilitation de son centre-bourg, la commune de Saint-Martin-Labouval souhaite construire un cabinet médical afin de le louer aux médecins du groupement médical de Un ∫oulanger et un artisan s’installent aussi Ne cherchez plus le village « Lot 2020 » typique. Il est à Thégra. Outre la lutte contre la désertification médicale, ce sont de nombreux services qui y sont désormais implantés grâce aux projets qui ont abouti depuis quelques mois dans cette commune : une boulangerie a été créée dans l’ancienne mairie (avec au fournil, un boulanger venu du Pas-de-Calais) ; le Conseil général a apporté sa pierre à l’édifice en finançant les travaux à hauteur de 20%. Et un artisan multiservice, venu de Lyon, a pignon sur rue dans les anciens ateliers municipaux. ı En « En l’espace de six mois, la commune s’est agrandie de 14 habitants », se réjouit le maire, André Bergougnoux. Entre 2000 et 2005, la courbe de population avait déjà progressé de 26%. « Nous venons de passer la barre des 500 habitants, le but étant de s’y maintenir », estime Renée Pouzalgues, adjointe au maire de Thégra. Aujourd’hui, elle défend le projet d’un hameau intergénérationnel pour promouvoir la mixité entre des familles et des personnes âgées. Les études sont déjà lancées. ı cinq ans, la population de Thégra a augmenté de 26%. Limogne. La commune de Bagnac-sur-Célé porte un dossier qui vise à transformer un bâtiment actuellement vacant en une maison médicale afin de maintenir un service de soins pour son bassin de population. On peut également citer la commune de Dégagnac qui désire aménager deux cabinets (pour un médecin et un spécialiste ou un dentiste) sur la place du village pour répondre à un réel besoin dans ce secteur de la Bouriane. Autant de projets où le Conseil général a été sollicité au titre des subventions. 15



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