[46] Contact lotois n°54 jui/aoû/sep 2005
[46] Contact lotois n°54 jui/aoû/sep 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°54 de jui/aoû/sep 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : nature, culture, loisirs... un été à savourer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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politique 20 100 jours : utopie ou réalité ? En avril dernier, les Conseillers généraux tenaient leurs Assises à Nantes. Trois jours de réflexion pour confronter leur approche des nombreux sujets qui constituent le quotidien de l’exercice de leur mandat : les politiques de solidarité et de cohésion sociale, les transferts décidés par la loi du 13 août 2004 comme les TOS et les routes, la mise en œuvre de la loi sur l’accueil des personnes handicapées etc. Ils ont également tiré le bilan des nombreuses études qu’ils avaient commandées pour ces Assises comme par exemple la prospective sur les finances des départements à l’horizon 2010. Et ils ont aussi réfléchi notamment à la problématique démographique liée à l’allongement de l’espérance de vie et du doublement dans les 25 ans du nombre de personnes âgées de plus de 75 ans. Tout cela afin de se préparer à en mesurer les effets et à en gérer les conséquences. Autant de réflexions pour mieux appréhender dans le cadre de leur action la globalité des compétences et des responsabilités qu’ils ont à assumer. Le maillage des territoires par les structures intercommunales est aujourd’hui bien installé. Ces groupements de communes correspondent à une volonté et à un besoin d’efficacité dans la mise en place de projets de développement sur un espace cohérent où s’affirment des liens étroits. En effet, les populations situées sur ce territoire le vivent au quotidien, comme lieu de travail, de résidence, de loisirs. Les frontières ne sont pas forcément celles définies administrativement puisqu’aujourd’hui les comportements de vie sont régis par la mobilité, le mode d’habitat résidentiel éloigné du lieu de travail. Le territoire vécu est-il toujours en adéquation avec le territoire décisionnel ? Toute la difficulté réside dans le fait de faire coïncider les attentes et les besoins Mais alors que les Conseils généraux travaillent à la mise en œuvre des politiques édictées par les ministères, dans le même temps le Gouvernement fait des allers et retours sur les projets de loi qu’il propose puis repousse voire abandonne purement et simplement. Un véritable casse-tête chinois pour les Conseils généraux qui s’évertuent à tout mettre en œuvre pour garantir à leurs administrés le suivi des politiques d’aides les concernant. Marchandisation de la précarité des différentes catégories de citoyens qui partagent le même espace. Car les besoins d’aménagement, de services, vont croissant. L’avenir des territoires passe par la prise en compte des différentes aspirations des populations pour arriver à un développement équilibré. L’échelle pertinente aujourd’hui bien ancrée dans le paysage institutionnel est l’intercommunalité appuyée par les pays. Peut-être que l’appropriation par la population de ces dimensions est encore incomplète. D’où parfois le sentiment d’être confronté à un empilement de structures territoriales. L’enjeu sera d’inscrire pleinement ces modèles d’organisation du territoire dans le quotidien de ces habitants. D’autant plus que la loi liberté et responsabilité locale introduit de nouvelles dispositions Le dernier exemple en date et qui est d’importance par rapport aux attentes de nos concitoyens face à l’emploi, concerne le « contrat d’avenir ». Le Gouvernement a profité du projet de loi dit de « services à la personne » pour réviser à la baisse le plan de cohésion sociale voté en janvier dernier : la durée minimale des contrats d’avenir est passée de deux ans à six mois. Les entreprises de travail temporaire pourront recourir aux RMA, ce qui risque fort de constituer un nouveau facteur de précarisation du monde du travail et de favoriser purement et simplement la marchandisation de la précarité. On comprend aisément que la décentralisation, qui a longtemps gardé une image positive dans l’opinion parce que chacun mesure l’efficacité de la gestion de proximité, est aujourd’hui source d’inquiétude. Dans cette période marquée par une croissance économique en panne, un chômage en progression permanente, une précarité grandissante, les Départements tout comme les Régions, sont confrontés à un sentiment d’insécurité sociale grandissant qui incite les Français à interpeller l’État. « 100 jours » seront-ils suffisants pour répondre à la demande légitime de nos concitoyens ? … Les Elus de la Majorité Départementale Intercommunalité, pays, un maillage du territoire inéluctable contact lotois juillet 2005 sur l’intercommunalité visant à renforcer leur rôle. Elle offre notamment la possibilité à des EPCI de fusionner, si l’une est à fiscalité propre, constituant ainsi un nouveau territoire pertinent. Cette possibilité ouvre la voie à de nouvelles dynamiques. Un EPCI pourra aussi exercer des compétences dévolues au département ou à la région, sur la base d’une délégation. L’intercommunalité s’affirme pleinement dans le paysage comme une organisation des territoires incontournable car efficace, basée sur la solidarité entre communes, optimisant la réalisation de projets pour la collectivité des hommes qui partagent le même espace. Le Groupe S.E.
Cyrille Brotto vient de composer la musique d’accueil téléphonique des différents sites du Conseil général du Lot. Ce Figeacois de 29 ans, joueur d’accordéon diatonique et adepte de la musique traditionnelle, garde une oreille attentive à tous les styles de musique. Si la musique traditionnelle réussit encore, fièrement, à se promener sur les gammes de ce XXI e siècle, c’est grâce à une poignée de passionnés, tous ralliés sous la bannière de Xavier Vidal. Parmi ses fidèles complices, Cyrille Brotto. « Tout petit déjà… » vous connaissez la chanson. Cyrille Brotto s’est effectivement immergé dans la musique traditionnelle quand il était enfant. Sans apprendre l’orthodoxie de la musique, il a très tôt tutoyé l’accordéon diatonique. Cyrille habitait alors à Agen. Il aurait pu ainsi, longtemps, entre Gascogne et Guyenne, animer les fêtes occitanes et les soirées devant la cheminée. C’est en faculté de musicologie, à Toulouse, que Cyrille Brotto va véritablement apprendre la musique, le jazz et s’enrichir de sons actuels. Quel rapport avec le Lot ? L’amour bien évidemment. Florence, rencontrée à Toulouse, est figeacoise. C’est donc dans la sous-préfecture lotoise que Cyrille rencontre Xavier Vidal. Celui-ci lui propose de donner des cours à l’école de musique de Figeac. C’était en 1998. Quelques milliers de notes plus tard, avec ses trois accordéons diatoniques, Cyrille court aux quatre coins du Lot, d’école de musique en école de musique : Cahors, Figeac, Gourdon, Cajarc. La relève est assurée Avec trois enseignants de musique traditionnelle, le Lot fait figure, dans ce domaine, de meilleur élève de la classe Midi-Pyrénées. « Actuellement, sur le département, on dénombre environ cent vingt jeunes qui apprennent cette musique », assure l’enseignant avec une légitime fierté. A l’image de la musique traditionnelle, l’accordéon diatonique, instrument qui se rapproche bien plus du double heureux d’être lotois Cyrille Brotto, le gardien du « trad’ » ı « J’aime, j’aime pas » un peu : tout. passionnément : le rugby, l’Internet. à la folie : ma femme, Florence ; ma fille, Nina ; la musique. pas du tout : les petits pois. ı Pas sectaire pour un sou, Cyrille aime toutes les musiques. harmonica que de l’accordéon « d’Yvette », se porte bien. En France, il est adopté par des groupes. A l’étranger, en Italie, en Colombie, au Cap Vert, en Afrique du Sud ou en Europe de l’Est, il occupe une place de choix. Quand il quitte ses élèves, Cyrille joue, encore et encore de la musique avec son complice, Guillaume Lopez, un champion du fifre et de la cornemuse. Le duo a joué dans la région, mais aussi en Italie, à Paris… Un CD est en gestation. Pas sectaire pour une note, Cyrille tend son oreille à toutes les musiques, sait se nourrir du « trad’ » pour mieux naviguer dans le contemporain. A ceux qui voudraient écouter une douce mélodie de Cyrille, un petit conseil : depuis quelques semaines, tous les standards des sites du Conseil général ont adopté une création musicale du compositeur lotois. A bon entendeur… 21



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