[46] Contact lotois n°54 jui/aoû/sep 2005
[46] Contact lotois n°54 jui/aoû/sep 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°54 de jui/aoû/sep 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : nature, culture, loisirs... un été à savourer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 50 ans de peinture en France Répartie dans trois lieux (musées Rignault, Zadkine et Henri- Martin), l’exposition consacrée au galeriste et collectionneur Jean Pollak rassemble, jusqu’au 30 octobre, 150 œuvres créées entre 1947 et 1997. Trois lieux pour une exposition Le musée départemental des Arques a choisi de mêler aux sculptures de Zadkine un ensemble exceptionnel de soixante tableaux zéro figure (14 x 18 cm) offerts à Jean Pollak, pour sa fille, par ceux qui ont fait la peinture en France pendant 50 ans, de Charchoune à Zao Wou-Ki, de Bryen à Saura. Infos pratiques L’achat d’un billet donne droit à l’entrée gratuite dans les deux autres musées contact lotois juillet 2005 « Si j’avais été riche, je n’aurais été que collectionneur. J’ai fait le métier de galeriste en partenariat avec les artistes, j’y ai gagné ma vie, naturellement, mais surtout j’ai défendu ce que j’aimais ». Collectionneur, fondateur de la galerie Ariel, ami de nombreux artistes, Jean Pollak est au centre de l’exposition qui se répartit cet été entre différents lieux : les musées départementaux Zadkine et Rignault gérés par le Conseil général du Lot et le musée Henri-Martin de la Ville de Cahors. Trois musées pour une exposition qui permettra de brosser un tableau de « 50 ans de peinture en France ». Né en 1924, fils d’antiquaire viennois, Jean Pollak aurait dû devenir spécialiste du Moyen Age. L’histoire et son tempérament en ont décidé autrement. Après la Libération, il rencontre l’art moderne. « En 1949, alors que j’étais Le musée départemental Rignault à Saint- Cirq-Lapopie, dont plusieurs de ces artistes ont déjà fréquenté les cimaises, retrouvant son passé de maison de collectionneur, a pris le parti de l'abstraction et mis l'accent sur les autres peintres de la galerie Ariel dont Goetz, Debré, Destarac et Gemignani, en présentant pour chacun deux toiles, l'une ancienne l'autre plus récente et en les associant aux sculptures de Subira-Puig. Le contexte particulier de cette exposition, qui constitue une expérience concrète des partenariats que souhaite développer le Conseil général du Lot dans le domaine des arts plastiques, et la qualité des artistes exposés ont conduit les musées départementaux et celui de Cahors à mettre en place un « passeport » qui permettra de visiter les trois expositions en ne payant qu’une entrée. Tarifs : 3 € le billet d’entrée plein tarif, 1,50 € le demi-tarif, gratuit pour les enfants de moins de 6 ans. ı auditeur libre à l’université de Columbia à New-York, un étudiant américain préparant une thèse sur Brancusi me fit découvrir l’artiste. Sachant que je retournais à Paris, il me chargea de poser un certain nombre de questions à Brancusi. Je me rendis Impasse Ronsin chez l’immense artiste : le courant passa ; cette rencontre fut déterminante pour moi ». Passionné et clairvoyant, Jean Pollak s’est engagé au service de l’art contemporain, deve- Le musée Henri-Martin de Cahors s'intéressera aux apports de Dubuffet, à l'apogée d'Hartung et de Schneider, au rôle de Bissière, à la place de Poliakoff, au génie créatif des fondateurs de CoBrA (Alechinsky, Appel, Corneille, Doucet, Jorn, Pedersen) et associera à leurs oeuvres choisies dans la collection personnelle de Jean Pollak celles des autres peintres de sa génération : Messagier, Tabuchi, Mihaïlovitch, Pouget, Gillet, Marfaing, Maryan et Bitran. Musée de Cahors Henri-Martin 792 rue Emile-Zola à Cahors. Tél. 05 65 20 88 66 Ouvert tous les jours (sauf mardi) de 11h à 18h ; dimanche et jours fériés de 14h à 18h. Musée départemental Rignault Saint-Cirq-Lapopie. Tél. 05 65 31 23 22 Ouvert tous les jours (sauf mardi) de 10h à 12h30 et de 14h30 à 19h. Musée départemental Zadkine Les Arques. Tél. 05 65 22 82 04 Ouvert tous les jours (sauf fériés) de 10h à 13h et de 14h à 19h.
ı Jean et Annie Pollak dans leur collection. nant l’un des principaux acteurs d’une époque à la vitalité créatrice prégnante. « Je dis toujours des artistes que j’aime —bien que très différents— qu’ils peignent avec leur ventre et pas avec leur tête. Ce qui me touche le plus dans la peinture, c’est son côté spontané », remarque-t-il. Jean Pollak entretient des relations avec le Lot. « J’étais très ami avec Jean-François Jaeger qui venait souvent dans le Quercy près de Boissiérettes, la maison des Bissière. Lorsque nous avons décidé, il y a plus de vingt-cinq ans, ma femme et moi, d’acheter dans la région nous habitions chez Jean-François. Nous avons gardé des liens très étroits avec Louttre B. le fils de Bissière que nous voyons toujours ». Deux artistes exposés cet été grâce à la collection Pollak. ı ıGérard Amigues, vice-président chargé de la culture et du patrimoine « Claires » : on dirait le sud « Un rendez-vous exceptionnel » « Cette exposition de l’été est exceptionnelle à double titre. Exceptionnelle de par la qualité des œuvres présentées grâce à la galerie Ariel, elle rassemble Une tapisserie monumentale de Jean Lurçat à l’Atelier-musée de Saint- Laurent-les-Tours en effet un nombre impressionnant de grands peintres qui ont marqué le XX e siècle. Exceptionnelle aussi de par sa mise enœuvre : c’est la première fois que les musées départementaux, Rignault de Saint- Cirq-Lapopie et Zadkine des Arques, collaborent aussi étroitement avec le musée Henri-Martin de Cahors. ı L’Atelier-musée Jean-Lurçat à Saint- Laurent-les-Tours présente cet été une tapisserie emblématique de l’œuvre de Jean Lurçat, à la fois par ses dimensions exceptionnelles (3,82 m x 6,72 m) et par l’univers poétique qu’elle développe. La longueur remarquable de cette œuvre tissée en un seul tenant témoigne de l’importance que Lurçat accordait aux dimensions d’une tapisserie. Décor mural par excellence, elle offre l’avantage d’une surface aussi libre que celle du mur, où l’artiste peut amplement développer son univers. Lurçat a ainsi souvent joué sur cette notion de monumentalité avec des pièces dépassant 10 m de long, notamment pour les œuvres dont le message était particulièrement fort (comme la série du « Chant du Monde », traduisant les angoisses et les espérances de l’homme à l’ère atomique). Dans « Claires », on reconnaît aussi le goût de Lurçat pour la poésie. Cette fois, c’est à Léopold-Sédar Senghor qu’il emprunte les mots tissés dans la laine : « Toutes ces heures claires vertes bleues/vertes claires bleues ». Des vers tirés du recueil « Chants d’Ombre », publié en 1945, où l’écrivain sénégalais évoque, dans le poème titré « Départ », une période de sa jeunesse dans un lieu agréable du sud de la France. A ce poème sur la nostalgie de la séparation et du déracinement, Lurçat prête sa propre sensibilité et compose une ode aux paysages du sud, vibrante de soleil. Cette œuvre a été prêtée par le musée de la tapisserie à Aubusson. Exposition du 14 juillet au 30 septembre Atelier-Musée Jean Lurçat Saint-Laurent-les-Tours. Tous les jours de 9h30 à 12 h et de 14h30 à 18h30. Tél. 05 65 38 28 21 L’exposition « 50 ans de peinture en France » traduit bien la vision éclectique du Conseil général du Lot en matière d’art contemporain. En créant un poste de chargé de ı mission arts plastiques le Département conforte sa politique volontariste en faveur de la culture. Celle-ci fait aujourd’hui référence ». 17



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