[46] Contact lotois n°53 avr/mai/jun 2005
[46] Contact lotois n°53 avr/mai/jun 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°53 de avr/mai/jun 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : vos priorités pour demain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
politique 28 contact lotois mai 2005 « Décentralisation au franc le franc » ? … Éducation et décentralisation à la façon Raffarin, une équation somme toute peu évidente à mettre en musique…. Si depuis le 1 er janvier 2005, le Département exerce désormais les responsabilités suivantes au niveau de l’éducation (la sectorisation des collèges, l’accueil, la restauration, l’hébergement et l’entretien général et technique des collèges et le recrutement et la gestion des personnels techniciens), c’est en avril que s’est négocié le projet de convention de mise à disposition des personnels techniciens et ouvriers de service (TOS) de l’Éducation Nationale. Et cette soi-disante négociation, dont on ne pouvait que déplorer le caractère tardif, ne s’est pas présentée sous les meilleurs auspices. Les propositions faites par les services de l’État étaient en effet loin d’être satisfaisantes. Les départements ruraux faisant, une fois de plus, les frais des méthodes de calculs retenues par l’État pour le comptage des effectifs. L’une des préoccupations majeures des collectivités locales est de favoriser la création d’emploi, sujet auquel les administrés sont très sensibles. Il faut donc pouvoir influer sur l’activité économique en favorisant l’arrivée de nouvelles entreprises, ou l’extension d’activités. D’où la création de zones réservées et aménagées pour les accueillir, avec l’octroi d’avantages, sur le prix des terrains, exonérations fiscales… Seulement voilà la présence d’une zone aménagée ne signifie pas implantation systématique d’entreprises. Les collectivités locales finalement disposent de moyens limités pour favoriser les implantations. Souvent il y a une profusion de zones sur un même territoire. Il est alors essentiel de connaître les forces et faiblesses de chacune mais aussi de les situer par rapport à la concurrence des autres territoires et pôles d’attractivité. En effet, en ce qui concerne le Lot, les effectifs TOS dans les collèges et cités scolaires faisaient état de 195,6 agents au 31 décembre 2002 ; 187,9 agents au 31 décembre 2004 et 183,9 à la rentrée scolaire 2005 (prévisions du Rectorat justifiées par le redéploiement, à effectif globlal constant, sur les établissements toulousains nouvellement créés). Selon la loi, c’est l’effectif le plus favorable pour la collectivité qui devait être normalement pris en compte. Or, la convention qui nous a été proposée par les services de l’État, prenait en compte l’année 2004/2005, année la plus défavorable pour notre collectivité, avec le constat d’une perte de 8 postes, alors que l’effectif des élèves restait stable. > Sachant que le nombre de TOS à l’heure actuelle n’est pas suffisant pour assurer les besoins de la communauté éducative qui paie déjà le lourd tribut de la disparition des emplois-jeunes, nous ne pouvions accepter de signer en l’état cette convention, Les décisions d’implantation sont complexes. Parmi les différents critères repérés, les aides ne sont pas un facteur déterminant. Par contre les infrastructures de transports (autoroutes, gares, aéroports) et communications sont recherchées, ou bien encore l’aspect environnemental (culturel, naturel). Il y a aussi la présence de main-d'œuvre qualifiée (capacité de formation professionnelle), ou encore la qualité de la zone d’activité qui ne doit pas ressembler à une friche industrielle. Pour les investisseurs étrangers, les points faibles en France sont les coûts salariaux, la fiscalité et la flexibilité du travail alors que les critères de l’environnement et des infrastructures sont satisfaisants mais hélas non primordiaux. L’environnement social et administratif restent des aspects encore négatifs. Désormais l’avenir économique s’inscrit avec une nouvelle donne, l’élargissement > Sachant que l’impact financier de celleci sera loin d’être neutre sur le budget de notre collectivité si nous n’obtenons pas satisfaction, > Et sachant également que cette convention n’ayant pas été signée, elle nous sera imposée arbitrairement… on est en droit de se demander si le principe de concertation est toujours en vigueur dans les instances gouvernementales… Fervents défenseurs d’une vraie décentralisation, qui ne transfère pas seulement les compétences mais aussi les moyens financiers adéquats, nous ne pouvons que dénoncer cette manière de procéder qui pénalise les politiques volontaristes initiées par notre Collectivité en matière d’éducation. « Décentralisation au franc le franc » selon M. Raffarin ? nous sommes aujourd’hui bien loin du compte… Les Elus de la Majorité Départementale L'attractivité des territoires passe-t-elle par des créations de zones d'activités ? de l’Europe et l’attractivité des pays de l’Est. Cependant le potentiel français repose sur ses pôles scientifiques et techniques et ses productions à forte valeur ajoutée. Pour l’heure, la tendance dans le domaine des implantations en France est à l’attentisme. Les territoires ont tout intérêt à réfléchir à des stratégies communes de développement au niveau de l’intercommunalité, du département et de la région. Sources : Ernst & young 2003 « attractivité du site France » — Datar 2004 étude prospective Le Groupe S.E.
A 57 ans, le vendéen Philippe Méry a cédé son entreprise de trois cents salariés avant de se lancer à corps perdu dans la rénovation du Prieuré de ı Laramière, un joyau de l’architecture médiévale qui attendait un sauveur. Il n’est pas du genre frimeur mais Philippe Méry le déclare sans ambages : les abbayes françaises n’ont guère de secrets pour lui. Alors, comme pour réaliser un rêve d’enfant, l’homme a troqué son entreprise spécialisée en plasturgie, forte de trois cent salariés, contre le prieuré de Laramière. Initialement, son envie s’était portée sur une abbaye du côté de Limoux, mais c’est ici, dans le Lot, à deux pas de l’Aveyron et du Tarn-et- Garonne, dans le canton de Limogne, qu’il a jeté son dévolu sur ce prieuré de taille modeste, remodelé au fil des siècles, mais toujours marqué, malgré les dégradations successives, par l’équilibre remarquable qui caractérise un monument médiéval. « Sur Internet, j’ai vu une ruine, mais c’est ma femme qui a insisté pour que nous y regardions de plus près. Et en venant ici, nous avons eu un coup de foudre. Le prieuré est à taille humaine. En matière d’architecture, le moyen âge touche à la perfection. Tout respire l’équilibre, l’harmonie, l’intelligence. Les siècles suivants n’ont fait qu’altérer les lieux, le coup de grâce étant porté par la Révolution ». Une salle capitulaire et une autre, immense, destinée aux moines, malheureusement estropiée, représenteront les premiers gros chantiers engagés par Philippe Méry. En redonnant à ce prieuré son esprit originel, des peintures devraient apparaître sous les enduits, des portes et fenêtres retrouveront leur place. Ainsi, pierre après pierre, le prieuré sortira de son sommeil. Un sherpa de la mémoire Parce qu’il aime l’efficacité et qu’il a envie de ne pas se laisser déborder par l’ampleur heureux d’être lotois Il veut sauver le prieuré de Laramière « J’aime, j’aime pas » Beaucoup : le sport, tous les sports, les voyages A la folie : les vieilles pierres Pas du tout : les cons, les étroits d’esprit, le bruit ı Toujours, Philippe Méry a eu une passion pour les abbayes. Aujourd’hui, Laramière en profite. de la tâche, Philippe Méry s’est donné trois ans pour restituer un équilibre à l’ensemble, le faire respirer, revivre, dans le plus grand respect des règles édictées pour un monument classé. Cette passion, il envisage de la faire partager bien au-delà de son cercle familial, de ses amis. Par principe il prévoit d’ouvrir grand les portes du site. Le néo-retraité consacre aujourd’hui tout son temps à la restauration, mais aussi beaucoup d’argent. Les artisans locaux ne s’en plaindront pas. Rendu humble par le cours de l’Histoire, Philippe Méry sait qu’il n’est qu’un passeur, qu’un sherpa de mémoire. Il est le serviteur des générations futures et du patrimoine lotois. 29



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :