[46] Contact lotois n°50 jui/aoû/sep 2004
[46] Contact lotois n°50 jui/aoû/sep 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de jui/aoû/sep 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 22

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : le Lot grandeur nature.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ı Michèle et Jean Lefrançois offrent un accueil très chaleureux à Faycelles. trer si possible sur les pèlerins, ceux qui n’arrivent pas au pied du gîte en voiture, ceux qui ont tendance à vouloir donner d’eux- mêmes pour trouver du bonheur sur le chemin. Tout le monde doit être vigilant pour que le chemin ne se banalise pas, ne se transforme pas en usine. Les pèlerins ne sont pas des vaches à lait ». A cet effet, quelques propriétaires de gîtes d’étape, nourris par l’esprit « pèlerin » ont décidé de se regrouper au sein d’un réseau : « Les haltes vers Compostelle ». Dans le Lot, le très beau gîte « Le Souleillou » à Montcuq, adhère au même projet. Pèlerin dans l’âme, Jean a bien envie de reprendre un jour ses chaussures de marche, son sac à dos. Mais pour l’heure, il s’offre avec Michèle, avec délicatesse et intelligence, à l’accueil des pèlerins. Un modèle qui pourrait servir de référence afin que le « Camino » conserve intact son esprit initié il y a près de mille ans. Le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre du Lot, CDRP 46 ou CODERANDO 46, réunit 16 clubs dans le Lot soit plus de 780 licenciés. CODERANDO 46 mène également des actions dans le domaine de la formation. Les stages de formation concernent l'apprentissage de la lecture de la carte IGN, l'orientation avec la boussole, l'usage du GPS, le balisage et la signalétique sur les itinéraires... CDRP 46 : 107 Quai Cavaignac, BP 7 46001 Cahors cedex 9 Tél : 05 65 35 80 82 — Fax : 05 65 23 92 76 rando@tourisme-lot.com Une affaire qui marche La randonnée n’est pas une mode. Cette pratique s’inscrit aujourd’hui comme un véritable atout touristique pour le département qui totalise quelque 12 000 km de chemins et sentiers. Avec ses 650 km de chemins de grande randonnée et ses 700 km de pistes équestres, le Lot possède un très beau réseau. Afin de le protéger, le Conseil général a chargé le Comité départemental du tourisme du Lot de mener à bien la réalisation d’un plan dont on mesure actuellement les effets, principalement sur les axes structurants. Dans un souci de cohérence et d’uniformité, le Conseil général et le CDT ont mis en place un document relatif aux préconisations en matière de signalétique des chemins de randonnée. Par ailleurs, Département et CDT ont élaboré une charte de qualité adaptée à l’accueil des randonneurs non motorisés. Ce label départemental « Rando étape » a été, à ce jour, accordé à 35 hébergements. Toujours dans un souci de maillage, un effort sera porté durant les prochaines années sur les chemins de petite randonnée et la diffusion de circuits, tout ceci en apportant une cohérence départementale. En ce qui concerne le chemin de Saint- Jacques (GR 65), véritable colonne vertébrale de la randonnée dans le département qui irrigue le Lot sur près de 140 km, le CDT veille à proposer et à faire valider par les guides officiels de la fédération française de randonnée pédestre une variante qui relie Figeac à Rocamadour (GR 6), puis Rocamadour à La Romieu (Gers) via Gourdon (GR 652). La variante par le Célé trouve aussi de plus en plus d’adeptes, à juste titre, tant cette vallée mérite le détour. Cette diversité de l’offre tend à ne pas surcharger le GR 65, à ne pas le transformer en autoroute, tout en incitant les marcheurs à découvrir des lieux et des hébergements de qualité. ı A pied... Ou à cheval L'Association de Tourisme Equestre du Lot regroupe des centres équestres, des fermes équestres, des associations équestres, des individuels et des gîtes pouvant accueillir cavaliers et montures. Elle permet d'offrir des prestations d'initiation, d'encadrement, de randonnées accompagnées ou non, que ce soit à cheval ou en attelage. Plus de cinquante professionnels se mettent ainsi au service du tourisme équestre. ATE Lot : 107 Quai Cavaignac, BP 103 46002 Cahors cedex 9 Tél : 05 65 35 80 82 — Fax : 05 65 23 92 76 atelot@cheval-lot.com ı Hubert Landois, salarié du Comité départemental du tourisme, consacre son temps au balisage des chemins de grande randonnée et de pistes équestres. Son souhait : que les balisages ne fassent pas l’objet de vandalisme. 17
politique 18 L’autonomie financière des collectivités locales au centre des débats… Les effets d’annonce et de retrait de mesures ou de projets de loi par le Gouvernement actuel qui nuisent à la lisibilité de la politique menée, ne doivent pas nous faire perdre de vue les menaces qui pèsent sur l’équilibre budgétaire des Départements dans le cadre de la loi organique sur l’autonomie financière des collectivités territoriales qui est actuellement en débat au Parlement. L’autonomie financière des collectivités repose sur trois principes essentiels : > la possibilité de disposer de ressources fiscales dont elles (collectivités) peuvent déterminer les taux, de manière à adapter les recettes à leurs dépenses, > la possibilité de recevoir des compensations lorsqu’il y a transferts de charges et que ces compensations soient à la fois calculées, évolutives et pérennes, > la nécessité, lorsque l’État remplace une part d’impôt local par une compensation, de pouvoir disposer d’une dotation indexée et pérenne. Autant de principes qui sont mis à mal dans l’examen du projet de loi organique qui dans l’état actuel s’oriente vers une La campagne de demain On observe depuis plusieurs années une modification de l’usage de l’espace rural. Prenant le pas sur l’activité agricole la fonction résidentielle connaît un développement sans précédent, figeant durablement l’utilisation de l’espace. L’engouement prononcé pour « la vie à la campagne » s’explique par un profond désir d’une qualité de vie meilleure, de calme et de liberté. Cependant il n’est pas sans conséquences sur l’économie et sur les paysages ruraux. D’une part, les zones rurales qui profitent d’un apport de résidants, voient se développer une économie liée au phénomène résidentiel (services aux personnes), mais des services (liés à la santé) sont déficitaires. Or nos territoires ruraux se composent d’une population vieillissante, à laquelle se rajoutent de nouveaux arrivants qui auront besoin à l’avenir de services spécifiques présents uniquement dans les villes. contact lotois juillet 2004 D’autre part, les paysages ruraux subissent un mitage, par des maisons individuelles éparpillées, consommatrices d’espace, qu’il faut raccorder aux différents réseaux. Les infrastructures devront suivre, car la mobilité va de pair avec ce mode de vie. Tous les territoires ruraux ne sont pas concernés par ce phénomène, notamment ceux les plus éloignés des pôles urbains perdent de la population. Au final, la fonction résidentielle dévolue à certaines campagnes est source de déséquilibre des territoires. Les populations locales aux revenus parfois plus modestes ont des difficultés pour trouver un logement. L’inflation immobilière et la spéculation sur les terres ont accru les inégalités. Des conflits apparaissent entre les différents utilisateurs de l’espace rural, résidants, touristes, amateurs de loisirs liés à la nature, agriculteurs, industriels (zones d’activités en périphérie des villes). La fonction première insécurité financière et fiscale des collectivités faisant fi de la démocratie locale souhaitée par la majorité des élus locaux et des citoyens. Notre inquiétude suite au vote de la loi sur « les responsabilités locales » qui a doté les collectivités territoriales de nouvelles compétences mais sans les moyens de les assumer dans la durée est donc encore plus grande aujourd’hui. Nous craignons que ce projet de loi amplifie les inégalités territoriales. Le principe d’autonomie financière —prévue par la loi constitutionnelle votée en 2003— repose sur l’affirmation que les ressources propres représentent pour chaque collectivité « une part déterminante » de l’ensemble des ressources. Cela reste un vœu pieux tant que les notions de « ressource propre » et de « catégorie de collectivité » ne sont pas définies avec précision. Le législateur et non la collectivité adaptera au cas par cas la nature des compétences transférées en fonction des possibilités financières des collectivités. Les plus riches tireront leur épingle du jeu. Les plus pauvres géreront difficilement la pénurie. La péréquation que nous réclamons avec force est ici jetée aux oubliettes… On peut s’interroger sur cette volonté de l’État qui s’apparente fort à un abandon d’une partie des ses responsabilités pour s’en épargner le coût. Le transfert non concerté des RMI-RMA aux Conseils généraux, celui non compensé des personnels TOS des collèges (et lycées) qui vont mettre à mal les finances des Départements et des Régions en sont des exemples marquants. Au terme de cette réflexion, qui visait à clarifier les tenants et les aboutissants de cette loi organique, nous réitérons notre volonté de voir se dégager une véritable autonomie financière et fiscale des collectivités à travers une péréquation permettant de corriger les inégalités entre territoires riches et territoires pauvres afin de garantir la cohésion nationale et l’aménagement du territoire légitimement réclamés par nos concitoyens. Les Élus de la majorité départementale du monde rural, productive, permet de gérer et entretenir l’espace rural et de ce fait assure un équilibre dans l’usage de l’espace. Elle doit être soutenue, renforcée. Les centres bourgs doivent redevenir attractifs. Il y a donc un besoin de rééquilibrage entre ces fonctions si nous voulons assurer un développement durable de nos campagnes, maintenir la qualité des paysages, des ressources naturelles. Si pour l’instant certains tirent bénéfices de la campagne résidentielle, au final nous risquerions tous d’être perdants. Les acteurs du développement local ont un rôle essentiel à jouer au travers de leurs actions pour concilier ces différents enjeux. Source : Quelle France rurale pour 2020 ? Datar Le Groupe S.E.



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