[46] Contact lotois n°50 jui/aoû/sep 2004
[46] Contact lotois n°50 jui/aoû/sep 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de jui/aoû/sep 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Lot

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 22

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : le Lot grandeur nature.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ı ı Béat Muller plongeur-spéléo suisse « Nous sommes les premiers témoins de la qualité des eaux » Le Département est compétent, selon le code de l’urbanisme, pour « préserver la qualité des sites, des paysages, des milieux naturels et pour mettre en œuvre une politique de protection, de gestion et d’ouverture au public de ces espaces naturels sensibles ». Une lourde responsabilité assumée auprès de cinq sites pilotes E.N.S (Espace naturel sensible). > La couasne de Floirac, sur les berges de la rivière Dordogne, 56 hectares. > Les vallées de l’Ouysse et de l’Alzou (Rocamadour, Calès, Couzou, Gramat et Lacave), 2435 hectares. L’eau, le sol karstique, les capacités d’hébergement. Autant d’ingrédients qui propulsent le Lot parmi les meilleurs sites européens destinés à la plongée spéléo. Parmi les fans des cavités lotoises, Béat Muller, un instructeur de plongée spéléo suisse. « Nous venons ici parce que la région est superbe, les gens adorables et que la pratique de la plongée n’est pas trop contraignante. Les sites de niveaux différents sont rapprochés et n’imposent donc pas de faire des dizaines de kilomètres en voiture pour transporter les hommes et le matériel. Il semblerait que l’on s’oriente dans le département vers une législation qui me paraît intelligente en matière d’utilisation des gouffres. Oui, il faut quelques règles mais point trop. Prévenir les pompiers ou les gendarmes avant de descendre me semble utile sans être trop pesant. ı Quelques règles simples s’imposent afin de mieux prévenir les risques potentiels de la plongée spéléo. ı ı « Le Lot est vraiment exceptionnel pour la plongée ». Cela fait 16 ans que je viens ici. Au total, nous avons effectué près de quatre mille plongées sans le moindre accident. En s’imposant quelques règles précises on peut pratiquer la plongée-spéléo sans mettre sa vie en péril. Et puis nous permettre de pratiquer notre sport favori c’est une garantie pour l’environnement. Nous sommes les tout premiers maillons de la chaîne puisque nous pratiquons notre sport en aval de toutes les sources. Les plongeurs-spéléos sont un peu les témoins de la qualité des eaux. Nous interdire un jour l’accès aux rivières souterraines, sous prétexte de sécurité, serait une grave erreur ». Cinq E.N.S sur un total de 5 741 hectares > La Braunhie (Caniac-du-Causse, Fontanes-du-Causse et Quissac), 2580 hectares. > Les landes du Frau (Peyrilles, Lavercantière), 430 hectares. > La vallée de la Masse (Les Arques, Lhermet Montcléra), 250 hectares. A terme, la liste de ces sites pourrait s’agrandir mais elle se limitera aux sites les plus emblématiques et les plus sensibles. L’animation de ces territoires est réalisée par des techniciens (4 au total) rémunérés par le Conseil général, en étroite collaboration avec des structures locales existantes, dont le Parc naturel régional des Causses du Quercy sur la vallée de L’Ouysse et de l’Alzou, mais aussi sur la Braunhie. 13
14 Pierre Circal, Port-Loisirs à Gluges « La qualité de l’eau, c’est primordial » ı Inf’eau Loisirs trouvera une application concrète sur les principales rivières du département. Les professionnels du tourisme sont bien décidés à jouer la transparence. Exemple à Gluges (commune de Martel) dans une entreprise qui a fait ses preuves. ı contact lotois juillet 2004 ı « Les touristes méritent une information transparente ». ı ıJean-Jacques Raffy, Vice-président du Conseil général chargé de l’agriculture et de l’équipement rural. « Nos efforts payent » « Lorsque je dois apposer une affiche d’interdiction de baignade, dans ma commune de Saint-Sulpice sur Célé, cela me désole. J’ai connu cette rivière avec beaucoup de poissons, La base de canoës est amarrée au pied du pont de Gluges. De là, en pleine période estivale, près de 400 touristes embarquent quotidiennement. Cette belle entreprise lancée il y a quinze ans est le fruit d’une passion. Pierre Circal aime les eaux de la rivière Dordogne, adore le canoë. Ainsi a grandi Port-Loisirs. Si l’eau reste l’ancrage de Port-Loisirs, l’entreprise s’est diversifiée en se tournant vers les richesses naturelles du territoire : randonnée, escalade et spéléologie. « Bien évidemment nous sommes très attentifs à la qualité de l’eau. C’est l’élément prépondérant pour notre activité. Le service Inf’eau Loisirs apportera un complément d’informations utiles. Nous nous connecterons sur Internet et diffuserons l’information à nos clients, à la même enseigne que la des nénuphars, des limons. Aujourd’hui, après plusieurs années difficiles, je constate que la qualité de l’eau s’améliore. Ce n’est pas par hasard. Toutes les communes ont consenti des efforts. Aujourd’hui, le schéma d’assainissement collectif initié dans le cadre du contrat de rivière Célé se termine. L’assainissement des constructions neuves répond aux normes, il en sera de même pour météo du jour. La qualité de l’eau est une affaire trop sérieuse pour cacher quoi que ce soit. Nous nous devons de jouer une totale transparence, sans retenue aucune. Les touristes méritent bien cette information. Ce n’est pas parce qu’une eau de mauvaise qualité nous pénaliserait que nous devons cacher l’information. Et puis informer, c’est aussi parfois couper court à des fausses rumeurs. Ainsi, l’an passé, nous avons été ennuyés par des rumeurs infondées qui évoquaient des cas de lectospirose sur la rivière Dordogne. Après vérification, c’était totalement erroné. En affichant la qualité de l’eau, nous rassurerons nos clients. C’est un plus dans la qualité que nous nous efforçons de leur offrir au quotidien ». Cette affirmation vaut tout autant pour la base Port-Loisirs que pour les deux campings l’ensemble des maisons d’habitation, dans les meilleurs délais. Chefs d’entreprises et agriculteurs ont également pris conscience de la situation et s’emploient eux aussi à protéger la rivière. Le Conseil général a compris qu’il fallait mobiliser des financements importants, j’en suis ravi. Contrôler quotidiennement la qualité bactériologique



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