[44] Loire Atlantique n°118 novembre 2012
[44] Loire Atlantique n°118 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°118 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de Loire-Atlantique

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : la jeunesse s'engage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Grand angle Quand on est jeune, on n’est pas forcément pris au sérieux. Pourtant, le projet de Lucien Juton est vraiment réfléchi. Cet élève de terminale au lycée Guist’hau à Nantes, qui aimerait devenir juge d’instruction, cherche des fonds pour accueillir dans sa ville un rassemblement de délégués du Parlement européen des jeunes. Malgré ces difficultés, il n’en perd pas pour autant sa motivation. C’est également le cas d’Émeline Gouraud, arbitre de basket, qui va tous les week-ends affronter l’hostilité du public et des joueurs : « Cela réclame un peu de courage. On arrive seule, dans une ville où l’on ne connaît personne, les gens essaient de nous influencer, contestent nos décisions. Mais c’est aussi ce qui me motive dans l’arbitrage : la gestion des caractères. Je ne serais pas ce que je suis sans cette expérience. » De la volonté, Adrien Bouvet, jeune lycéen de 16 ans, n’en manque pas non plus. Cet été, il a fait plus de 100 km pour venir à La Limouzinière effectuer un chantier bénévole. Encadré par la commune, le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement de Logne et Grand-Lieu et par d’anciens maçons, un groupe de jeunes venus de tous horizons a réparé une partie du mur d’enceinte d’un ancien manoir. Génération Y ? Pour désigner la catégorie de population née après 1980, on parle parfois de génération Y. Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ce Y : il symboliserait le fil des écouteurs. Il pourrait aussi faire écho à la générationX, génération précédente. En anglais, Y se dit why (pourquoi ?), reflet des doutes existentiels qui traversent cette génération. Il y a parfois une connotation péjorative et condescendante dans cette expression pour caricaturer une jeunesse qui serait fainéante, individualiste, consommatrice, désabusée... Lucien Juton, élève de terminale au lycée Guist’hau à Nantes. M. Bonamy P.Pascal 10• loire-atlantique• noVeMBre 2012• le Magazine du départeMent
Chiffres contre clichés Citoyenneté, environnement, sport, éducation, solidarité… Les engagements des jeunes sont nombreux et divers. Pourtant, comme le constate la sociologue Valérie Becquet 1, « il y a une méconnaissance totale de la vigueur et de la réalité des engagements des jeunes ». D’où une certaine incompréhension entre les générations. L’engagement des jeunes est difficile à mesurer mais, pour la sociologue, « il aurait plutôt tendance à augmenter qu’à diminuer ». En trente ans, le nombre de jeunes bénévoles actifs dans des associations a ainsi augmenté de trois points : 19% des 18-29 ans s’investis sent actuellement dans des associations 2. Pourtant, la nouvelle génération est parfois présentée comme démobilisée et individualiste : « Globalement, une représentation négative de la jeunesse, qui serait l’âge de l’insouciance et pas de l’engagement, percute la réalité des statistiques. De plus, le modèle d’engagement très traditionnel, vécu comme un L’engagement des jeunes aurait plutôt tendance à augmenter… investissement à temps plein, un sacrifice pour une cause ne correspond plus aux formes d’engagement actuelles, plus ponctuelles et ciblées. » Patricia Loncle 1, également sociologue, estime qu’« il y a un certain gâchis à ne pas savoir profiter du dynamisme des formes d’expression des jeunes. On insiste sur une prétendue apathie liée à leurs modalités d’expression, différentes de celles des décideurs. Les skaters, par exemple, questionnent la propriété et les règles d’usage de l’espace public. Ils négocient cet usage, ce qui peut être considéré intrinsèquement comme participatif. Pourtant, ils ne sont pas regardés comme participatifs mais comme un danger pour le système politique existant. » 1 Auteures de l’ouvrage collectif Politiques de jeunesse, le grand malentendu, qui vient de paraître aux éditions Champ social. 2. Données issues d’une étude réalisée par Bernard Roudet pour l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire. Investir dans la jeunesse, c’est en nous ! Rêves concrets « Nous cherchons juste à améliorer le monde. » Mathilde Fauchet et Alexis Griveau ne sont pas que des idéalistes. Leurs idées, ils essaient de les mettre en œuvre au quotidien. Intéressés par la protection de l’environnement et par l’éducation, ils militent dans une association, Aremacs, qui met en place du tri sélectif lors des événements culturels, comme le récent festival Spot. Ils viennent également de terminer un service civique à la carte. Ils ont expérimenté une nouvelle forme de volontariat d’Unis-Cité, baptisé Rêve et réalise. Ils avaient un projet : présenter les dangers mais aussi le potentiel de l’internet. Grâce au service civique, ils ont pu organiser des ateliers avec des jeunes. « Internet, c’est comme une ville. On peut s’y promener, aller dans une bibliothèque ou aller dans un bar. L’important, c’est de savoir ce que l’on choisit », explique Alexis. Les nouveaux moyens de communication sont de bons vecteurs d’engagement et de renseignements. Encore faut-il savoir s’en servir et ne pas se noyer dans cette masse d’informations. ■ ■Vous avez un projet, une envie d’engagement, un rêve solidaire ? Unis-Cité recrute des services civiques dans le cadre de ce nouveau programme, Rêve et réalise. Les dossiers de candidature sont à télécharger sur www.reve-realise.fr loire-atlantique• noVeMBre 2012• le Magazine du départeMent• 11



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