[42] Loire magazine n°98 mar/avr 2013
[42] Loire magazine n°98 mar/avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°98 de mar/avr 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Loire

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : tout pour la musique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EXPRESSION DES ÉLUS 28 Groupe Union pour la Loire Acte iii de la décentralisation, quand la théorie se heurte à la réalité Faire table rase du passé, voilà bien le trait de caractère dominant du Président de la République ! Car en un peu moins d’un an de présidence socialiste, l’un des principaux objectifs a bien été celui d’effacer les avancées du précédent gouvernement, comme si le fait de revenir sur les décisions de ses prédécesseurs constituait une fin en soi. L’un des plus gros chantiers consiste dans ce cadre à abroger la réforme territoriale qui visait à rapprocher les départements et les régions. Le Gouvernement a donc commencé à travailler, avec un singulier manque d’anticipation, sur un nouvel acte de décentralisation. Un troisième pour être précis. Ce projet recèle nombre d’innovations étonnantes pour les élections départementales de 2015, innovations qui ne tiennent absolument pas compte des réalités élémentaires du terrain, innovations auxquelles s’ajoute en outre un redécoupage des cantons avec l’ambition à peine dissimulée de jouer ainsi sur les futurs résultats électoraux. S’il apparait nécessaire de rationaliser l’échelon cantonal, nous espérons néanmoins que la spécificité de nos territoires, notamment ruraux, sera préservée, et que les appels lancés en ce sens par de nombreux élus, de toutes tendances politiques d’ailleurs, seront entendus. En janvier dernier déjà, le Sénat, que l’on sait majoritairement à gauche, mettait ainsi en évidence les dangers de ce projet en votant majoritairement contre. L’une des clés de la réforme en France réside, chacun le sait, dans une meilleure articulation des missions entre l’État et les collectivités territoriales, dans un souci constant d’efficacité et de modération dans l’utilisation de l’argent public. Une telle ambition mérite une approche sérieuse, souple et pragmatique. Elle mérite mieux qu’une réforme à visée électoraliste. Elle mérite mieux surtout qu’une politique qui confond ostensiblement vitesse et précipitation, en prenant le risque, une fois de plus, de décevoir les attentes des forces vives de nos territoires. Solange Berlier, Présidente du groupe Union pour la Loire Le groupe Union pour la Loire, le groupe de la droite, du centre et indépendants www.unionpourlaloire.fr Gilles Artigues, Jean-François Barnier, Bernard Bonne, Huguette Burelier, Paul Celle, André Cellier, Michel Chartier, Jean-Paul Defaye, Joël Epinat, Alain Laurendon, Iwan Mayet, Henry Nigay, Bernard Philibert, Hervé Reynaud, Paul Salen, Georges Ziegler. GROUPE INDÉPENDANCE ET DÉMOCRATIE Notre position sur le budget primitif 2013 Nous avons souscrit aux trois principes qui ont guidé la réalisation de ce Budget 2013 : • maîtriser le fonctionnement et l’endettement,• dégager des moyens pour investir. Cette année nous avons consacré 87 millions d’euros pour soutenir l’activité économique et l’emploi local,• être solidaire avec tous les Ligériens au service de la cohésion sociale, en particulier en s’appuyant sur la Maison Loire Autonomie pour une meilleure collaboration des acteurs au bénéfice des usagers. Vu l’importance du budget social, nous avons été obligés de contenir toutes les autres dépenses ; les infrastructures, les routes, l’aide aux communes dont la programmation plus contrainte exige un étalement dans le temps et une réflexion plus approfondie sur l’utilité des investissements à réaliser, l’aide aux associations et à la culture. Il y aurait pourtant tant à faire ; sur le plan économique pour aller plus vite et plus fort, pour développer un plan jeune qui a le mérite aujourd’hui d’éclairer les pistes d’actions pour l’avenir, pour aider nos collèges à mieux réussir la formation de tous les jeunes dans la diversité de leurs talents. Malgré toutes ces aspirations, on doit raisonnablement s’en tenir aux demandes légitimes du Président de la République qui souhaite un effort de tous y compris des collectivités territoriales pour faire reculer la dette. Pour autant, nous sommes heureux des modifications apportées par nos amendements sur le déneigement en zone de montagne et pour le transport des élèves de SEGPA. Nous nous félicitons du développement de l’Agenda 21 et de la prise en compte du développement durable dans l’ensemble des actions du Conseil général. La mise en service du collège de Veauche, premier établissement scolaire « basse consommation », qui illustre l’écologie que nous aimons, celle qui s’engage pour développer de nouveaux savoir-faire et de nouveaux comportements au service de réalisations durables. Nous avions demandé dans le passé une évaluation de nos politiques publiques. Nous apprécions qu’elle soit désormais engagée et qu’elle s’articule avec la démarche « Agenda 21 ». Cela sera l’occasion d’engager un débat plus approfondi sur les grands choix politiques et financiers pour relever les défis de la Loire. Il concerne l’ensemble de nos partenaires pour donner plus de cohérence à nos actions. Malgré les quelques petits doutes de certains d’entre nous sur les politiques de soutien à l’aéroport ou pour d’autres concernant nos engagements vis à vis de l’ASSE, nous avons voté l’ensemble des dossiers et le budget. Les conseillers généraux : Jean-Paul Blanchard (Chazelles-sur-Lyon), Georges Bonnard (Pélussin), Claude Bourdelle (Noirétable), Jean-Claude Charvin (Rive de Gier), Jean Gilbert (Saint-Genest-Malifaux) Tél. : 04 77 48 40 76 Groupe Gauche Républicaine Une Gauche Républicaine pour la défense de la démocratie locale ! L’année 2012 aura apporté sur le plan politique des événements de taille avec, au plan national, l’alternance totale et au plan départemental, le schéma préfectoral de refonte de l’intercommunalité découlant de la loi portant « réforme des collectivités territoriales ». Les socialistes ont combattu cette loi et on pouvait légitimement penser, à la suite de la campagne électorale des sénatoriales puis de la présidentielle et des législatives, que sa mise en œuvre allait être reconsidérée. Il n’en a rien été, sinon à propos du conseiller territorial. Sur le volet de la refonte de l’intercommunalité, les consignes gouvernementales ont été d’aller encore plus loin dans l’élargissement des agglomérations et la montée en puissance des pôles métropolitains et autres métropoles. Ainsi, la situation Roannaise est devenue un cas édifiant : c’est la loi du plus fort qui se sera imposée ! Tout aura été fait pour écarter une proposition constructive et responsable : le projet « Plaine et Côte Roannaise ». Il exprimait la volonté d’approfondir une vraie coopération intercommunale pour faire vivre une action publique responsable et solidaire. Il a pourtant été délibérément méprisé sous la pression d’élus qui ont voulu imposer « un grand cadre… » au prétexte que « pour exister face à la Métropole lyonnaise, le Roannais doit absolument disposer d’une communauté d’agglomération dépassant 100 000 habitants ». Cette idée aura été imposée au mépris de la démocratie et de la fraternité républicaine. L’exemple roannais révèle les 2 conceptions de l’organisation de la République qui s’affrontent aujourd’hui. L’une a la prétention de la modernité, et pousse à la montée en puissance des intercommunalités urbaines pour, sans le dire, faire « s’évaporer » communes et départements voire régions au motif de s’inscrire dans la compétitivité européenne. L’autre, en laquelle nous croyons, souhaite préserver les communes comme cellules de base de la démocratie, avec la coopération intercommunale comme outil pour leur permettre d’engager une action locale responsable à l’échelle d’un territoire de proximité ; préserver les départements et régions dans leurs missions respectives. C’est ce modèle, socle de notre République « Une et Indivisible », en accord avec la loi de décentralisation (1982), que nous défendons ! … C’est donc pour continuer ce combat avec une totale liberté de parole que nous avons quitté à l’amiable le groupe « démocrate et socialistes » et créé ce nouveau groupe « gauche républicaine ». Bernard JAYOL, Jean BARTHOLIN, René-André BARRET Tél. : 04 77 59 32 02 Courriel : mikael.mignet@cg42.fr Loire Magazine n n°98 - Mars - Avril 2013
EXPRESSION 68x248b.pdf DES 1 04/02/13 ÉLUS 16:00 Groupe de la gauche démocrate et socialiste Budget 2013 : quel cap pour la Loire ? Le budget primitif 2013 démontre une nouvelle fois que l’exécutif départemental peine à donner un cap à notre collectivité. Certes les contraintes financières qui pèsent sur notre collectivité sont sérieuses, mais les quelques marges de manœuvres qui subsistent sont mal exploitées. Les choix stratégiques mis en avant relevant de l’affichage (Plan Jeunes, cantines « bio » dans les collèges…) ou nous semblant de courte vue, notre Groupe a voté contre ce budget. L’emploi public comme variable d’ajustement La mesure essentielle de maîtrise budgétaire concerne, pour la seconde année consécutive, le gel de la masse salariale. En tenant compte de l’augmentation mécanique, ce choix conduit en réalité à une diminution de l’ordre de 5% de la masse salariale par rapport à 2011. Une telle baisse impliquera, c’est à craindre, le non-remplacement d’agents titulaires partant en retraite. Cette mauvaise nouvelle pour l’emploi (le Conseil général étant l’un des tous premiers employeurs de notre département) se double d’une inertie peu compréhensible quant à la mise en place des emplois d’avenir. De nombreuses collectivités et associations ligériennes se sont déjà saisies de ce dispositif de création d’emplois en faveur des jeunes peu ou pas qualifiés. Mais, en dépit de nos demandes répétées, l’exécutif départemental reste à la traîne. Un avenir mal préparé Autre mesure de maîtrise budgétaire, une diminution affichée du coût de la dette d’un million d’euros. Mais il s’agit d’un leurre car ce chiffre traduit simplement un rallongement significatif de la durée de la dette. En ce qui concerne l’investissement, l’exécutif s’est glorifié d’une augmentation de 3,2%. Mais ce chiffre est loin de rattraper le retard pris : entre 2007 et 2012, les investissements avaient reculé de 32% ! Par exemple, les dépenses de voirie n’augmentent que très modestement (+0,7%), ce qui ne compensera pas les fortes restrictions des années passées. Les acteurs du champ social en difficulté Depuis maintenant deux ans, les associations d’aide à domicile tirent la sonnette d’alarme. Notre collectivité se défend de pouvoir les aider faute de moyens. Pour les mêmes raisons, l’exécutif a décidé de diminuer son soutien aux entreprises d’insertion. Ces champs d’intervention nous semblant primordiaux, nous avons proposé de flécher en leur faveur les 2,1 millions d’euros d’aide exceptionnelle alloués à la Loire par le Gouvernement dans le cadre du fonds de soutien aux dépenses sociales des départements. Notre amendement a malheureusement été rejeté. Nous le représenterons lors de la prochaine session. Le Président Jean Claude BERTRAND et ses collègues : Arlette BERNARD, Christine CAUET, Liliane FAURE, Joseph FERRARA, Alain GUILLEMANT, Régis JUANICO, Marc LASSABLIERE, Lucien MOULLIER, Florent PIGEON, Fabienne STALARS, Jean-Claude TISSOT. Courriel : groupe-ps@cg42.fr Site internet : www.loireagauche.fr Groupe Gauche Citoyenne – Front de Gauche Budget 2013 : un budget d’austérité Dans un contexte de crise, la politique économique actuelle centrée fortement sur la réduction du déficit public nous paraît inappropriée. L’histoire économique et l’expérience européenne récente montrent qu’en période de crise mener une politique de rigueur non seulement n’améliore pas la situation économique et sociale mais au contraire l’aggrave. Dernièrement plus de 120 économistes français ont lancé un appel « L’austérité aggrave la crise. Non au traité budgétaire européen ». Aujourd’hui, la priorité ne doit pas être le déficit mais la lutte contre le chômage. Lors du Congrès des Maires de France, le Président et le secrétaire général ont déclaré que « la baisse des dotations de l’État envers les collectivités territoriales en 2014 et 2015 n’était pas acceptable » car « elles ne sont pas responsables du déficit de l’État ». Le Président du Conseil général et la majorité trouvent normal cette politique de rigueur et proposent donc un budget de rigueur pour les Ligériens comme en 2011 et 2012. Après une réduction très forte du budget d’investissement ces dernières années, ce budget est épargné en 2013 mais en investissant beaucoup moins que les autres départements. Par exemple en 2012 l’investissement dans les collèges représentait 14 € par habitant dans la Loire, contre 31 € pour les départements comparables démographiquement. C M J CM MJ Concernant le budget de fonctionnement, un budget d’austérité est proposé touchant principalement le personnel du Conseil général et donc les missions du Département en direction des Ligériens, les établissements de personnes âgées et handicapées qui rencontrent déjà de nombreuses difficultés. La réduction du personnel a une incidence directe sur la qualité des soins. La majorité de droite a proposé encore un budget de rigueur pour des structures d’aide à domicile intervenant en faveur des personnes âgées et handicapées qui ont lancé un cri d’alarme en septembre dernier en dénonçant le désengagement financier du Conseil général de la Loire. Le gouvernement vient d’attribuer 2,1 millions d’euros à notre département. L’ensemble des groupes de gauche souhaite que cette dotation améliore l’accompagnement des associations du secteur de l’aide à domicile. À quand une réponse positive de la majorité ? La majorité propose aussi une politique de rigueur en direction de l’aide sociale à l’enfance et dans de nombreux autres domaines : équipements sportifs, enseignement du premier degré, SDIS, patrimoine culturel, investissement routiers départementaux, économie, eau et assainissement. CJ CMJ N C’est pour ces raisons que nous avons voté contre ces mesures d’austérité inscrites dans le budget 2013. Marc PETIT, René LAPALLUS, Serge VRAY 29 Loire Magazine n n°98 - Mars - Avril 2013



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