[42] Loire magazine n°98 mar/avr 2013
[42] Loire magazine n°98 mar/avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°98 de mar/avr 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Loire

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : tout pour la musique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ILS FONT BOUGER LA LOIRE Une rubrique de Marie Camière Leur énergie, leur talent et leur créativité sont un moteur pour notre département : Loire Magazine est allé à la rencontre de quatre personnalités qui font bouger la Loire. Portraits. SAINT-ÉTIENNE Cécile Chapuis carbure au café L e secret d’un bon expresso ? La température, la pression… et surtout une torréfaction à l’ancienne. Cécile Chapuis en sait quelque chose. « J’ai été élevée au café ! », sourit l’énergique dirigeante, qui ne grillait pourtant pas d’envie à l’origine de reprendre la société familiale. Petite-fille du fondateur du Négrillon, une épicerie stéphanoise qui se spécialise au fil du temps dans la torréfaction artisanale, elle passe son enfance à gambader avec son frère dans l’entreprise, rebaptisée Café Chapuis. Éduquant au passage son palais aux arômes de moka ou d’arabica. « Mais au départ, je voulais être journaliste », confie-t-elle. Après des études de droit, elle finit par aller travailler aux côtés de son père, qu’elle remplace depuis son départ à la retraite en 2003. « J’ai eu la chance qu’il me transmette son savoir », souligne la jeune femme. Depuis, elle développe de nouveaux marchés et modernise cette firme à rayonnement régional tout en perpétuant ses valeurs. Forte de 25 salariés pour 4,3 millions d’euros de chiffre d’affaires, celle-ci est implantée à Lyon et au Puy-en-Velay sous les enseignes Café Massat et Café Michel. Elle propose notamment un service sur mesure à l’hôtellerie-restauration. Sa priorité : offrir des produits de caractère, grâce à « une sélection rigoureuse du café vert et à une cuisson lente, pendant vingt minutes ». Des grands crus colombiens aux cafés aromatisés à la vanille ou au caramel, la palette proposée est large. Depuis février, elle s’est enrichie de nouvelles moutures avec une gamme « world café », six origines en bio équitable, distribuée dans tout l’Hexagone. À 39 ans, Cécile Chapuis vient d’être récompensée pour son dynamisme : le Conseil général lui a remis fin décembre le prix « Femme de l’année » lors des Trophées Réussite de la Loire. n 24 LEIGNEUX Frédéric Coquard forge son destin en Pays d’Astrée C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Frédéric Coquard, 42 ans et un caractère bien trempé, ne vous dira pas le contraire. Depuis qu’il a 15 ans, la sculpture des métaux est une perpétuelle découverte pour ce Ligérien d’adoption. « On manipule les quatre éléments. À chacun de trouver ses propres recettes. C’est un métier d’alchimiste ! » Installé depuis 2010 à Leigneux, cet ancien militaire devenu un artiste coté travaille à l’ancienne, pour un résultat résolument contemporain. Sur la forge installée dans son atelier La Licorne de Feu, il façonne l’acier et l’inox à l’aide de marteaux, burins, pinces et enclumes de 1900. Non pas pour le folklore, mais pour la qualité des outils. Du bijou aux statues monumentales en passant par les objets de décoration, Frédéric Coquard poursuit toujours le même objectif : réaliser des œuvres uniques en laissant libre cours à son imagination. Recyclant des ferrailles anciennes, socles de charrue ou « pioches à patates », ce féru de mythologie et de légendes peut fusionner, marteler et torsader ses alliages pendant treize heures d’affilée, dévoré par la flamme de la création. « Je ne dessine pas mes pièces. Je les imagine et je fais tout de tête. » En parallèle, il œuvre pour la restauration du patrimoine : croix du 17 e siècle, portails anciens…. Fer de lance du projet de « village d’artistes » mené par sa commune, le sculpteur défend aussi ardemment la « transmission du savoir-faire ». Il propose des stages d’initiation ou de perfectionnement pour les plus de 14 ans, et espère pouvoir un jour ouvrir une école de forge. Rien ne décourage cet homme au moral d’acier, pas même les desseins les plus fous. Comme celui de planter une sculpture de 18 mètres de haut sur le volcan de Travorche à Leigneux. « Ce serait la deuxième plus haute de France ! » n Loire Magazine n n°98 - Mars - Avril 2013
ILS FONT BOUGER LA LOIRE MONTCHAL Bruno Denis tisse sa toile dans la mode Quand il s’agit de citer le nom de ses clients, c’est motus et bouche cousue. Et pour cause : la société Denis & Fils, nichée à Montchal, crée des tissus d’exception pour les plus grands couturiers de la planète. Sa spécialité : la soie naturelle. À 36 ans, Bruno Denis, le petit-fils du fondateur, s’attèle à l’ouvrage avec une passion intacte. Été comme hiver, il présente aux quatre coins du globe chaque nouvelle collection. Dans l’usine, toile de fond de son enfance, les cinquante métiers à tisser électroniques de l’usine font vibrer le sol à plus de 350 coups par minute. « J’ai démarré à 18 ans sur ces machines », souligne-t-il. De fil en aiguille, il gravit ensuite les échelons au sein de l’entreprise familiale. Passée d’une activité initiale de façonnier à celle de fabricant, celle-ci dispose déjà de son propre bureau de style quand il arrive aux manettes. Le jeune directeur général se concentre alors sur des marchés de niche : « la haute couture, le prêt-à-porter de luxe, la lingerie-corsetterie ». Après avoir noué des liens solides avec de prestigieux noms de la mode française, Bruno Denis se lance dans l’export. Italie, États-Unis, Moyen-Orient, Inde, Chine… Le savoir-faire de la maison ligérienne séduit d’autant plus que, pour garantir une production made in France, elle maîtrise toute la chaîne de fabrication. Outre les soies, elle conçoit une multitude de textiles haut de gamme : tissus lamés, siglés, brodés de fils d’or, peints à la main… Au total, la « bibliothèque » de Denis & Fils compte plus de 15 000 références. La société, qui emploie 47 salariés, a vu son chiffre d’affaires bondir de 6 à 8 millions d’euros entre 2011 et 2012. Innovante, elle a aussi lancé avec Brochier Technologies des textiles lumineux obtenus par tissage de fibres optiques. C’est à se demander ce qui se trame à Montchal en 2013. n SAINT-ÉTIENNE Marie-Céline Rascle, une fonceuse à la tête de Mécaloire Elle a 48 ans et des chevaux sous le capot. Après avoir passé sa jeunesse à parcourir le monde, Marie-Céline Rascle met son énergie au service du réseau Mécaloire, un « incubateur d’affaires et d’alliances » pour les PME ligériennes de la filière mécanique. Pour cette passionnée de moteurs qui aime créer des synergies, le poste semble découpé au laser. Fille d’un industriel parisien du secteur automobile, cadette de six enfants, la directrice de Mécaloire assure qu’elle savait « changer une bougie et faire une vidange avant dix ans ». Bac en poche, elle suit une formation industrielle et trouve un emploi dans le secteur de la défense. Son parcours semble tout tracé mais un beau jour la machine s’enraye : elle se rend compte qu’elle travaille sur des projets de mines antipersonnel. Elle démissionne et part en mission au Bangladesh pour l’ONG Équilibre. « Une deuxième grande claque ! Je n’étais pas préparée à affronter cette misère humaine… » Dans la foulée, elle visite quand même l’Inde et se laisse piquer par le virus du voyage. À peine revenue, elle accepte au quart de tour la chambre qu’un collègue lui propose de louer à Saint-Étienne. Pendant cinq ans, elle alterne jobs en intérim et exploration de l’Asie : Chine, Laos, Indonésie, Birmanie… Jusqu’à ce qu’elle rencontre son futur époux et fonde une famille. Marie-Céline Rascle décide alors d’appuyer sur l’accélérateur… de sa carrière, cette fois-ci. Elle ajoute une corde à son arc avec un master en gestion des organisations, incube le tout et se fait recruter en 2002 par Mécaloire. Sous sa houlette, ce réseau soutenu par le Conseil général est labellisé « grappe d’entreprise » en 2010. Depuis, elle a déjà fait grimper le nombre d'adhérents de 35 à 150. Et vu le personnage, elle s’apprête sans doute à passer la vitesse supérieure. n 25 Loire Magazine n n°98 - Mars - Avril 2013



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