[42] Loire magazine n°97 jan/fév 2013
[42] Loire magazine n°97 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°97 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Loire

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : tout un programme pour les fêtes

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EXPRESSION DES ÉLUS 28 Groupe Union pour la Loire Un budget courageux, respectueux et ambitieux L’Assemblée départementale a adopté son budget 2013. Les Séances publiques de décembre ont été l’occasion de proposer un budget se situant dans la droite ligne du précédent. Et cette ligne se veut sérieuse et respectueuse des engagements pris par le Président Bonne et la majorité devant les Ligériens. Un budget 2013 sérieux, rigoureux et courageux. Contrairement au Gouvernement qui semble découvrir la crise comme l’exercice du pouvoir, la majorité a très tôt pris des mesures pour que celle-ci se répercute le moins possible sur la Loire, ses entreprises et ses habitants. Ainsi, à l’heure où des efforts douloureux et sans précédent sont demandés à tous, nous faisons de nouveau le choix de contenir nos dépenses de fonctionnement tout en augmentant de 3,1% nos investissements. Ce sont donc près de 87,6M € au service de l’emploi. En agissant de cette manière, notre budget de 739,7M € reste stable. Cette exemplarité couplée à une maîtrise rigoureuse des emprunts, nous permet d’accompagner les communes, les associations et l’économie ligérienne du mieux possible tout en continuant à remplir nos missions fondamentales pour la solidarité, les collèges et la voirie. Respect des engagements de la majorité : pas d’augmentation d’impôts. Nous l’avons déjà souligné mais le gel des dotations pour 2013, et leur baisse dès 2014 de 750M € est un véritable défi pour notre Département. L’État nous confie des compétences mais pas les moyens de les financer convenablement. La situation impose donc une rigueur accrue. Rigueur plus que de vaines polémiques comme le faisait la gauche, il y a encore moins d’un an, s’échinant à critiquer la vertu demandée par le Gouvernement Fillon… Notre politique courageuse et capable de faire des arbitrages nous permet donc aujourd’hui de faire face aux difficultés mais nous ne disons pas que cela sera facile, car notre politique ne saurait attendre une aide gouvernementale. Pour autant nous mettons un point d’honneur à respecter l’engagement de ne pas augmenter les impôts. Nos concitoyens sont déjà pressurés de toute part, nous ne devons ni ne voulons les accabler davantage. Ainsi est notre philosophie et la finalité qui guident notre action : un budget rigoureux, conscient des difficultés et respectueux des engagements pris devant et pour les Ligériens. Solange Berlier, Présidente du groupe Union pour la Loire, Le groupe Union pour la Loire, le groupe de la droite, du centre et indépendants www.unionpourlaloire.fr Gilles Artigues, Jean-François Barnier, Bernard Bonne, Huguette Burelier, Paul Celle, André Cellier, Michel Chartier, Jean-Paul Defaye, Joël Epinat, Alain Laurendon, Iwan Mayet, Henry Nigay, Bernard Philibert, Hervé Reynaud, Paul Salen, Georges Ziegler. GROUPE INDÉPENDANCE ET DÉMOCRATIE Quelle priorité doit se donner le conseil général de la Loire pour relever les défis du département La dernière étude de l’INSEE concernant les migrations interdépartementales continue de distinguer une France de l’Ouest et du Sud, attractive, et une France du Nord et de l’Est qui l’est moins. Le caractère attractif des départements de l’Ouest, souvent ruraux, s’est accentué ces dernières années, accompagné d’un développement économique fort. Dans le même temps, les départements urbains du Sud ont perdu de leur attractivité. Ceux du bassin parisien qui attiraient sont désormais déficitaires. Les villes-centres jouent un rôle moteur, en captant une grande partie des nouveaux arrivants, même dans les départements les plus ruraux. Les échanges migratoires interdépartementaux s’effectuent le plus souvent entre départements limitrophes. Les jeunes et les cadres sont les plus mobiles. Les jeunes adultes se dirigent de préférence vers les départements très urbanisés, où sont présentes les métropoles universitaires. La Loire occupe la peu enviable 89 e place en matière d’attractivité sur les 100 départements métropolitains. Les migrations les plus importantes vont en direction de la région lyonnaise et de la Haute-Loire toute proche de Saint-Etienne. De quels moyens notre assemblée départementale dispose-t-elle pour agir dans ses compétences pour relever avec les autres collectivités territoriales les grands défis du territoire ? Tout d’abord le Conseil général de la Loire bénéficie d’une situation financière encore équilibrée qui le situe à la 39 e place des institutions départementales françaises. Si on analyse ses capacités au regard de sa strate (les 28 départements de 500 000 à 800 000 habitants) nous observons que l’endettement y est très raisonnable (400 € /habitant). La fiscalité foncière est un peu au dessous de ce que pratiquent les autres départements. Les dépenses d’aides sociales y sont très élevées (525 € /habitant) et occupent 66,84%. Tout ceci a un impact fort sur le reste du fonctionnement qui se partage les 33,28% qui restent. Si on s’en tient aux demandes légitimes du Président de la République qui souhaite un effort des collectivités territoriales pour faire reculer la dette, on ne peut que souscrire à un programme de réduction (de rigueur !) qui affectera notre fonctionnement si on veut encore avoir une bonne capacité d’investissement au service du développement du territoire. Dans cette perspective comment échapper à la nécessité de contenir les charges de personnels, comment ne pas faire un choix encore plus rigoureux de nos dépenses en faveur de nos partenaires ? Ce seront les enjeux du budget 2013 que nous allons voter fin décembre. Nous avions demandé d’engager un débat plus approfondi sur les grands choix politiques et financiers pour relever notre département. Ce débat pourrait concerner aussi l’ensemble de nos grands partenaires des collectivités locales. Nous pensons que pour éclairer l’avenir et partager des priorités, cette réflexion est indispensable. Les conseillers généraux : Jean-Paul Blanchard (Chazelles-sur- Lyon), Georges Bonnard (Pélussin), Jean-Claude Charvin (Rive de Gier), Jean Gilbert (Saint-Genest-Malifaux) Tél. : 04 77 48 40 76 Loire Magazine n n°97 - Janvier - Février 2013
EXPRESSION DES ÉLUS Groupe Gauche Citoyenne – Front de Gauche Des orientations budgétaires 2013 inquiétantes Après avoir voté des budgets d’hyper-austérité en investissement, la majorité de droite change de position par rapport à ces dernières années. Nous apprécions car nous avions dénoncé cette forte réduction. Pourquoi ? Car moins d’investissement par le Conseil général de la Loire, c’est moins de commandes pour les entreprises ligériennes, entraînant des licenciements de salariés dans la Loire. Mais ce changement est très faible. De plus nous sommes l’un des départements de France à avoir le plus réduit ses dépenses d’investissement ! De 2007 à 2012 elles ont diminué de 32% contre moins 15% pour les autres départements de France métropolitaine. Cette évolution est d’autant plus grave que le montant des investissements était en 2007 nettement inférieur à celui des autres départements. Un projet de budget d’austérité pour le fonctionnement La majorité de droite propose une évolution des dépenses de 1,37%, évolution inférieure au taux d’inflation. Pour y parvenir, il faut réduire, réduire. Pour certaines dépenses, nous l’avions proposé depuis plusieurs années par exemple pour la communication. Par contre la proposition d’augmenter de 29,3% les dépenses de fonctionnement pour l’aéroport nous paraît disproportionnée. Pour la très grande majorité des dépenses de fonctionnement, c’est une restriction très inquiétante. La majorité a décidé de mener « un effort de rigueur interne particulier avec le gel du budget de la masse salariale au niveau 2011 ». Le personnel représente un atout irremplaçable pour permettre au département de garder un lien de proximité avec les communes et les habitants. Or cette évolution de 0% du budget du personnel signifie une réduction du nombre d’agents départementaux. La droite a décidé de demander « des efforts de rationalisation aux établissements d’hébergement » pour les personnes âgées et handicapées. La ligne budgétaire augmente de 0,3%, c’est très inquiétant, ce qui va se traduire forcément par des suppressions d’emploi alors que la situation pour un bon nombre d’établissements est délicate et parfois très difficile. Les structures d’aide à domicile viennent de lancer un cri d’alarme en septembre dernier en dénonçant le désengagement financier du Conseil général de la Loire qu’elles subissent et en engageant pour la première fois un recours auprès du tribunal de Lyon, la droite leur répond non ! ! Concernant l’aide sociale à l’enfance, elle propose de ne plus partir de l’enfant, de sa situation mais de trouver « des solutions plus adaptées et moins coûteuses que le placement en maisons d’enfant » ! Enfin concernant l’eau et l’assainissement, elle déclare maintenir le montant d’investissement par rapport à 2012 et dans les faits annonce une baisse de 3,5% ! ! Serge Vray, Marc Petit, René Lapallus Tél. : 04 77 48 42 86 Fax : 04 77 48 42 87 Courriel : groupe.pc@cg42.fr Groupe de la gauche démocrate et socialiste Emplois d’avenir : pour une mobilisation du Conseil général en faveur de l’emploi des jeunes À la croisée des deux grandes priorités du gouvernement – l’emploi et la jeunesse – les emplois d’avenir ont été officiellement lancés le 1 er novembre 2012. La situation de l’emploi dans notre département tout autant que l’expertise du Conseil général en matière d’insertion professionnelle devraient faire de notre collectivité l’un des premiers relais de cet engagement. Pourtant la majorité départementale traîne des pieds… Un engagement national fort pour l’emploi des jeunes… Associés à un véritable effort de formation et à un accompagnement renforcé, les 100 000 emplois créés permettront dès 2013 d’offrir une première expérience professionnelle durable (de 1 à 3 ans) à des jeunes de 16 à 25 ans, sans emploi, sans diplôme ou de niveau CAP/BEP, et dans certains cas jusqu’à bac + 3. Leur nombre sera porté à 150 000 en 2014. Créés dans le secteur non marchand pour des activités à forte utilité sociale ou environnementale, ces emplois contribueront non seulement à lutter contre le chômage des jeunes, mais également à incarner le nouveau modèle de développement porté par la majorité gouvernementale. Dans un contexte de poursuite de l’aggravation du chômage, qui touche plus particulièrement les jeunes peu ou pas qualifiés, cet engagement national fort pour l’emploi des jeunes doit être salué. …qui attend toujours d’être relayé par le Conseil général de la Loire Mesure emblématique du programme du Président François Hollande, les emplois d’avenir ont rapidement été mis en place : la loi a été adoptée le 26 octobre 2012 et les décrets d’application pris dès le 31 octobre. Les 30 premières conventions d’engagements ont été signées le 30 octobre avec les représentants des employeurs intéressés. Parmi eux, des présidents de conseils généraux comme notre voisin de la Drôme, mais pas le Conseil général de la Loire. Le 26 novembre, Thierry REPENTIN, Ministre délégué en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, était à Saint- Étienne pour procéder à la signature des premiers emplois d’avenir de la Loire avec des employeurs volontaires. Mais pas le Conseil général de la Loire. Un faux départ à rattraper rapidement Notre département est pourtant particulièrement concerné car il a sur son territoire des zones urbaines sensibles et des zones de revitalisation rurale, qui sont au cœur de ce dispositif. En outre, le Conseil général bénéficie d’une solide expérience en matière d’accompagnement vers l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux. Et, à travers son Plan jeunes, il prétend faire de la jeunesse une thématique importante. Enfin, à l’instar des autres employeurs du secteur non marchand, le Conseil général se voit offrir la possibilité de conclure ces emplois d’avenir en bénéficiant d’une aide de l’État s’élevant à 75%. Aussi nous nous expliquons mal que (à l’heure où nous écrivions ces lignes) l’exécutif départemental n’ait toujours pris aucun engagement sur la mise en œuvre de cette mesure. Nous l’avons enjoint d’avancer rapidement sur la réflexion qu’il dit avoir engagé afin de pouvoir proposer au plus vite ces emplois d’avenir aux jeunes Ligériens. Le Président Jean-Claude Bertrand et ses collègues : René-André Barret, Jean Bartholin, Arlette Bernard, Christine Cauet, Liliane Faure, Joseph Ferrara, Alain Guillemant, Bernard Jayol, Régis Juanico, Marc Lassablière, Lucien Moullier, Florent Pigeon, Fabienne Stalars, Jean-Claude Tissot. Courriel : groupe-ps@cg42.fr Site internet : www.loireagauche.fr 29 Loire Magazine n n°97 - Janvier - Février 2013



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