[42] Loire magazine n°97 jan/fév 2013
[42] Loire magazine n°97 jan/fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°97 de jan/fév 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Loire

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : tout un programme pour les fêtes

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
ILS FONT BOUGER LA LOIRE Une rubrique de Marie Camière Leur énergie, leur talent et leur créativité sont un moteur pour notre département : Loire Magazine est allé à la rencontre de quatre personnalités qui font bouger la Loire. Portraits. ROANNE Axel Broyer remet les bretelles au goût du jour À Studio Béguin pinces ou à boutons, classiques ou branchées, les bretelles reviennent à la mode. Un accessoire masculin pratique et élégant mais pas toujours facile à trouver. C’est ce qui a poussé le Roannais Axel Broyer, 28 ans, à créer avec trois amis la marque Les Bretelles de Léon. Depuis février, celle-ci propose des produits originaux fabriqués en France, en grande partie dans la Loire. Le site www.lesbretellesdeleon.com propose déjà 21 références. « Nous aurons une quarantaine de modèles à la Saint-Valentin, avec une offre élargie aux nœuds papillons et cravates », indique Axel Broyer. Issu d’une famille d’industriels du textile, le jeune homme travaille en parallèle pour une société roannaise de ce secteur. Comme ses associés, deux Parisiens et un Lyonnais, il aime s’habiller « avec le souci du détail » et se dit très attaché à la qualité française. « Nous avons parié sur le fait que les bretelles sont un produit peu concurrentiel, qui peut être fabriqué localement. Et nous comptons sur internet et les réseaux sociaux pour rendre la marque visible. » La joyeuse bande d’entrepreneurs développe également des points de vente pour ses produits, déjà présents dans cinq boutiques en France. En charge de la création, de la production et des achats, Axel Broyer sélectionne ses fournisseurs en privilégiant le savoir-faire ligérien « qu’il faut sauvegarder ». Pour concevoir sa collection fantaisie, il s’inspire des défilés de mode ou des magazines décalés. « Les bretelles tendance se portent à découvert. On peut donc véritablement les customiser. » Grises Exquises, Orange Dérange ou Blanc Fringuant, celles de Léon vous en feront voir de toutes les couleurs ! Et pour les grandes occasions, une gamme exclusive est en préparation, avec pinces argentées et cuir d’alligator. n 24 SAINT-ÉTIENNE Nicolas Salah crée des emballages intelligents S téphanois pur souche, Nicolas Salah, 39 ans, se spécialise au cours de ses études dans le packaging*. Un parcours professionnel au sein de grands groupes, comme Alstom ou l’équipementier médical Gambro, lui permet d’acquérir « une vision transversale de l’entreprise ». Pour la mettre à profit, il fonde en 2003 une société de conseil en ingénierie du conditionnement, EFC Saint-Étienne. Rebaptisée Innélia, elle aide les entreprises à développer des emballages novateurs, de la conception à l’industrialisation. « Pour relever les défis environnementaux, on cherche des pistes créatives et innovantes à partir du design, de l’éco-conception et de l’étude de l’usager », explique Nicolas Salah. Rationalisation, choix de matériaux recyclables, mécanisation… Le conditionnement de chaque produit est repensé pour être plus économe, pratique et écologique. Ainsi, Innélia a simplifié l’emballage des verres de lunettes du leader mondial Essilor : de 30 coupelles de plastique de tailles variables, contenues dans un étui carton, il est passé à 3 modèles d’étuis 100% en carton. Et pour la vente en grande surface, la société de conseil a inventé un nouveau concept de présentoirs pliables, personnalisables et montables en 30 secondes. « En supprimant le préremplissage des présentoirs, on gagne 50% de place dans les camions », souligne son gérant. Employant 6 salariés pour un chiffre d’affaires d’un million d’euros, Innélia accompagne une trentaine d’entreprises en France et à l’étranger, notamment dans l’industrie médicale et pharmaceutique. Parallèlement à son expertise en conditionnement, elle fournit du conseil en achats en vue d’optimiser les coûts. « Un challenge quotidien ! », conclut Nicolas Salah. n * Le packaging fait référence à l’emballage extérieur d’un produit et à son design. Loire Magazine n n°97 - Janvier - Février 2013
ILS FONT BOUGER LA LOIRE SAINT-ÉTIENNE Ulric Stahl, de l’illustration à la bande dessinée Depuis qu’il sait manier un crayon, Ulric Stahl aime dessiner des costumes, des animaux, des personnages de contes. Installé à Saint-Étienne, cet illustrateur de 36 ans vient de sortir sa deuxième bande dessinée, Un caillou dans la chaussure, publiée aux éditions Jarjille (www.jarjille.org). À travers une série d’anecdotes, il y relate avec humour et tact une expérience personnelle. Sollicité pour animer un atelier d’arts plastiques dans un établissement accueillant des adultes et enfants handicapés mentaux, il plonge dans un univers inconnu, avec lequel il se familiarise peu à peu. « Leurs sentiments, leurs questions, ils ne les expriment pas comme nous. J’ai dû dépasser mes craintes pour comprendre leur fonctionnement. Humainement, ça a été très enrichissant. » Fils de sculpteurs né à Nancy, Ulric Stahl grandit en Ardèche avant de retourner faire les Beaux-Arts dans sa ville natale. Il y rencontre sa compagne, Armelle Drouin, avec laquelle il poursuit sa formation à la Faculté d’Arts plastiques de Montpellier. Jeunes diplômés, ils travaillent ensuite en freelance pour des agences de communication, des magazines, des manuels scolaires, des jeux éducatifs… En 2007, le couple décide de s’établir à Saint-Étienne, dessinant à domicile et faisant même site internet commun (http://arilus.fr). La maison stéphanoise Jarjille publie en 2009 la première courte BD d’Ulric Stahl, Quand j’étais petit, j’étais ardéchois. « Le dessin, c’est une passion, un passetemps, mais aussi un métier. Il faut être persévérant et nourrir sa créativité en restant curieux », souligne l’illustrateur. Féru de gravure sur bois, il prépare aussi une exposition sur le thème des animaux fantastiques. En attendant de s’atteler à sa prochaine BD, qui « cette fois ne sera plus du tout autobiographique ! » n MONTBRISON Fabien Kanou, à la découverte des tambours japonais P ercussionniste professionnel, Fabien Kanou tombe amoureux il y a douze ans des tambours japonais, les Taiko. Il est aujourd’hui le seul à fabriquer ces instruments en France. « J’ai tout de suite été fasciné par leurs sons graves et sourds, qui suscitent des émotions puissantes. Au Japon, on dit qu’ils parlent aux âmes », explique ce musicien de 41 ans installé à Montbrison. Né de parents amateurs de rock et de jazz, il apprend dès 7 ans l’accordéon et la clarinette. « Mais j’aimais surtout les percussions, les tambours. Peut-être à cause de mes racines sénégalo-mauritaniennes. » À 17 ans, il intègre l’école professionnelle de batterie de Villeurbanne et joue au sein du groupe ligérien 3DK, première mouture de Mickey 3D. Le jeune homme poursuit ses études au conservatoire de Givors avant d’entamer une carrière de musicien-enseignant. C’est en 2000, lors d’un concert, que Fabien Kanou « rencontre » les Taiko. Une révélation. Il rejoint alors le collectif lyonnais Arfi pour s’initier à leur pratique. Grâce à l’aide d’un ami ébéniste et aux informations recueillies sur des sites professionnels, il commence à réaliser lui-même ses instruments. « Au départ, c’était pour mon usage personnel. Puis, de bouche-à-oreille, j’ai eu des commandes de la part de musiciens, de maîtres d’arts martiaux, de temples bouddhistes… », raconte-t-il. Au total, ce père de deux enfants a déjà achevé une cinquantaine de pièces uniques, en bois de frêne et peaux de bovins, cousues ou clouées à la main. En parallèle, Fabien Kanou a créé la compagnie Taikokanou, qui propose des spectacles de tambours japonais. Il donne aussi des cours à Montbrison et accueille régulièrement des stagiaires venus de toute la France pour découvrir cette discipline « à la fois musicale et sportive ». Plus d’infos : www.taikokanou.com 25 Loire Magazine n n°97 - Janvier - Février 2013



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :