[42] Loire magazine n°132 nov/déc 2018
[42] Loire magazine n°132 nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°132 de nov/déc 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Loire

  • Format : (206 x 280) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : 1918, un siècle déjà...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EN ACTION DOSSIER 18 LOIRE MAGAZINE Mémoires de Poilus Carnets, photos, cartes postales, poèmes, objets… Depuis 2014, les Archives départementales de la Loire ont mis en ligne plus de 200 000 images concernant la Grande Guerre. Pour marquer le Centenaire de 1918, 18 000 images issues de l’opération « Grande Collecte » seront ajoutées. Des histoires dans l’Histoire... Correspondance. Les cartes postales ont été envoyées en nombre pendant la Première Guerre mondiale. Elles offrent aujourd’hui une précieuse trace du quotidien de nos aïeux durant la « Der des Ders ». On était claqués, crevés, mais on tenait. P armi les plus illustres Poilus liés à la Loire, on compte l’ancien ministre Antoine Pinay, qui avait débuté sa carrière politique à Saint-Chamond. Son témoignage audio est l’un des 160 recueillis par le Ligérien Lucien Barou, désormais en libre écoute aux Archives départementales de la Loire, grâce à un important travail de numérisation. « Les gens de la Grande Guerre étaient tous très patriotes (…) Personne ne protestait contre le fait qu’il n’était pas libéré. (...) Il y avait un certain enthousiasme. » Convaincu que la guerre « était l’affaire de quelques semaines », l’homme d’État, artilleur sur le front, avait été gravement blessé le 9 septembre 1914  : « Je suis tombé, on m’a chargé sur un brancard (…) le docteur m’a dit « Écoute mon p’tit gars, tu garderas ton bras. » » Il évoque la fatigue des tranchées, l’hôpital militaire, « ce paradis où on [pouvait] enfin dormir » ou encore son cheval Robert et sa jument  : « J’ai toujours porté du pain et du sucre à mon cheval. C’était un ami. » L’artisanat de tranchée Antoine Pinay Un grand nombre de familles ligériennes en possèdent encore, parfois en ignorant leur origine  : dans les tranchées, douilles d’obus et morceaux de bois se sont mués en objets d’art. Vases, cannes ou tableaux, souvent ornés de décors patriotiques, étaient façonnés par les soldats afin d’occuper leur temps libre. Pour beaucoup, ces sculptures étaient aussi une échappatoire à l’horreur de la guerre.
Plusieurs centaines de Ligériens ont répondu à l’appel des Archives départementales pour donner ou prêter des documents datant de la Grande Guerre. Jean-Claude, petitfils de Poilu, est l’un d’entre eux. « Il ne faut surtout pas hésiter car les documents sont très bien traités. C’est normal qu’on leur rende au moins cet hommage, ils ont laissé leur peau sur les champs de bataille. » Il se souvient du mutisme de son grand-père  : « Il n’a jamais parlé de la guerre de 14 (…) Le seul témoignage qu’on ait, ce sont tous ses papiers que j’ai retrouvés chez ma grand-mère. » Laure, elle, a partagé un cahier, qui aurait appartenu à sa grand-tante, née à Planfoy. « Ça s’est transmis dans ma famille. Je suis persuadée que c’est en faisant vivre tous ces témoignages qu’on apprend du passé pour mieux appréhender l'avenir. » Des archives qui nous invitent à tirer des leçons de l’Histoire. Récits de guerre Les Archives départementales ont numérisé des milliers de documents relatifs à la Première Guerre mondiale, reçus en héritage par les familles ligériennes, à l’image de ce carnet rédigé par Étienne Berthon, un boucher stéphanois. Comme lui, les soldats sont nombreux à avoir consigné par écrit leur expérience de la guerre afin d’en laisser une trace pour leurs proches. Ils offrent de précieuses indications sur la vie des Poilus. On y trouve aussi des récits poignants, comme cette lettre où le Stéphanois clame tout son amour à sa femme et ses enfants  : « Chère femme, l’heure est grave pour nous, il faut s’attendre à mourir d’un instant à l’autre (…) Je t’ai aimée et t’ai vénérée, à l’heure grave que nous vivons, mon cœur entier va vers toi et mes chers enfants. (…) J’embrasse mes petits + D'INFOS ET VIDÉO www.loire.fr/webzine Le seul témoignage  : ses papiers Étienne Berthon anges, si je meurs ce sera dans l’espoir que ma mort aura servi à leur faire la vie plus facile et qu’eux au moins seront heureux. (…) Votre mari et papa qui vous aime plus que tout au monde. » À l’occasion du centenaire de 1918, les Archives départementales de la Loire ont considérablement enrichi leurs ressources numériques sur la Première Guerre mondiale. www.loire.fr/archives42 DOSSIER Carnets. Parmi les documents transmis aux Archives départementales de la Loire, les journaux et carnets constituent d’émouvants témoignages, comme ici celui de l’institutrice Mathilde Ovize, richement illustré et calligraphié avec soin, ou encore celui de Raoul Castagna, cavalier du 6 e régiment de hussards, dont est tiré le dessin en couverture du magazine, illustrant le cessez-le-feu du 11 novembre 1918. NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2018 19



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