[42] Loire magazine n°132 nov/déc 2018
[42] Loire magazine n°132 nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°132 de nov/déc 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Loire

  • Format : (206 x 280) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : 1918, un siècle déjà...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉS FOCUS Fais-moi une place avec mon handicap Cent quatre-vingts  : c’est le nombre de personnes en situation de handicap recrutées par le Département ces dernières années. Parmi elles, plus d’une centaine d’apprentis ont été formés, dont Susana, la quarantaine, qui souffre de la maladie de Crohn. « J’ai pu bénéficier de ce dispositif parce que j’étais suivie par CAP Emploi. Une annonce est parue, j’ai postulé et j’ai eu accès à un poste adapté. » Si la majorité des contrats d’apprentissage signés concerne des jeunes, cette mère de famille est loin d’être un cas à part. « Environ un tiers des agents formés se trouvent dans cette situation. Le handicap supprime la condition d’âge pour accueillir un apprenti », explique Yvette Bufferne, référente handicap au sein de la collectivité. UN POSTE AMÉNAGÉ, DES HORAIRES ADAPTÉS Le bureau de Susana a été adapté avec l’aide d’un technicien de prévention. « Je dispose d’une souris conçue pour limiter mes mouvements. Mes horaires ont aussi été aménagés pour mes soins. » La maladie dont elle souffre est invisible, ou presque. 12 LOIRE MAGAZINE Contrairement aux idées reçues, la majorité des handicaps sont souvent indétectables à l’œil nu  : douleurs chroniques au dos, maladies invalidantes évolutives, handicaps sensoriels... « Du fait de l’allongement de la durée de vie professionnelle, de plus en plus de personnes risquent d’être concernées », estime Yvette Bufferne. Un caractère indécelable qui n’a pas toujours servi Susana. « Il m’est arrivé d’intégrer des emplois ordinaires et c’était compliqué. Parfois, on ne comprenait pas mes absences. » UNE DISCRIMINATION POSITIVE ? Difficile, encore aujourd’hui, pour cet agent de mettre en avant sa maladie  : « Ce n’est pas forcément bien perçu, même si mes collègues le savent et l’acceptent totalement. Je n’en parle encore souvent qu’à demi-mot. » D’ailleurs, c’est avant tout pour ses compétences qu’elle a été recrutée. « Il faut une adéquation entre les besoins de la collectivité, le profil du candidat et l’existence d’un centre de formation adapté », expose Yvette Bufferne. Cécile Jules, la maître d’apprentissage de Susana, est ravie de son employée. Handicap invisible. 80% des handicaps ne se voient pas. C’est le cas pour Susana Rita-Afonso. « Je suis quelqu’un comme n’importe qui. » EMPLOI. Le Département de la Loire favorise le travail des personnes en situation de handicap. Il a récemment signé une nouvelle convention avec le FIPHFP * et la Caisse des dépôts pour encourager leur recrutement et insertion dans la collectivité. Rencontre avec une apprentie à Montbrison. « Elle est volontaire et très impliquée au quotidien. » Suivre un apprenti est aussi une charge à ne pas minimiser. « Ça me plaît, cette notion de transmission. Il faut toutefois être conscient que cela nécessite une grande disponibilité et un investissement personnel pour mettre en place un accompagnement de qualité et une relation de confiance. » Quant à Susana, elle fait de son mieux pour décrocher son diplôme. Hasard du calendrier  : elle passera son bac la même année que sa fille. * Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique + D'INFOS ET VIDÉO www.loire.fr/webzine 7,71% C’EST LE TAUX D’EMPLOI LÉGAL DE TRAVAILLEURS HANDICAPÉS AU DÉPARTEMENT DE LA LOIRE. LE SEUIL MINIMUM FIXÉ PAR LA LOI EST DE 6%.
En route vers l’université de demain Tel un phénix, il renaîtra de l’ancien bâtiment des Forges de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne pour un nouvel âge d’or… Porté par l’Université Jean Monnet, le futur Centre des savoirs pour l’innovation (CSI) verra le jour sur le sixième campus stéphanois. Un projet qui va bien au-delà du simple déménagement de la faculté des sciences de La Métare. UN CONCEPT RÉVOLUTIONNAIRE Situé à proximité de la Cité du design, aux abords de la rue du Docteur Annino, ce nouvel espace pédagogique s’annonce comme le lieu de toutes les innovations. Conciliant patrimoine, histoire de l’activité économique stéphanoise, enseignement supérieur et innovation, il s’implantera sur 5 000 m² au cœur d’un quartier dynamique et sera constitué de deux édifices. Le pôle science-ingénierie-innovation verra le jour dès 2020 et accueillera plusieurs centaines d’étudiants, mais aussi des enseignants, des chercheurs et des entreprises. Construit juste en face, le second bâtiment sera ensuite livré un an plus tard. Pour les enseignants, il s’agit d’un « outil fantastique pour réaliser des expérimentations pédagogiques variées ». Il disposera d’équipements numériques et audiovisuels de pointe. LE PREMIER « LEARNING CENTER » DE LA LOIRE Différents espaces et équipements cohabiteront dans ce pôle d’excellence. Objectif  : créer des synergies entre les publics, à commencer par les quelque 800 étudiants attendus. Au centre du dispositif, un « learning center ». Cette bibliothèque de dernière génération offrira de nombreux services à ses usagers, dont une partie ouverte à des structures non universitaires. À terme, ce « creuset scientifique » s’articulera autour de trois pôles  : formation, ressources documentaires et innovation - entrepreunariat - transfert de technologies. Il comprendra plusieurs zones, pour certaines destinées aux étudiants et professeurs, comme des salles de cours modulables, sans oublier des espaces de coworking. Le CSI inclura une Fabrique de ACTUALITÉS FOCUS CAMPUS MANUFACTURE. C’est parti pour les travaux du futur Centre des savoirs pour l’innovation de l’Université Jean Monnet ! Bâti sur une friche industrielle stéphanoise, cet ensemble précurseur devrait révolutionner à bien des égards les modèles traditionnels d’enseignement. Ouverture prévue en 2020. Centre des savoirs pour l’innovation. D’un coût total de 32,5 millions d’euros, le CSI est financé par différents établissements publics et collectivités, dont le Département de la Loire à hauteur de 5,5 millions d’euros. l’innovation avec un Fablab, l’incubateur de l’UJM, des plateformes technologiques et un « hôtel à projets ». De quoi faire rayonner l’université stéphanoise. Lieu de l’innovation scientifique, technologique et pédagogique, le Centre des savoirs pour l’innovation renforcera l’écosystème unique du quartier créatif Manufacture Plaine Achille." Michèle Cottier Présidente de l’Université Jean Monnet NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2018 13



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