[40] XLandes n°25 fév/mar 2013
[40] XLandes n°25 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Landes

  • Format : (220 x 285) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : emplois d'avenir, une chance pour les jeunes

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
14 Dossier Emplois d'avenir Les missions locales opérateurs majeurs Aux côtés de Cap Emploi, les missions locales accompagnent jeunes et employeurs pendant toute la durée du contrat. Monique Lubin, présidente déléguée de la Mission locale des Landes détaille la philosophie du projet. Quelles opportunités représente pour le département des Landes la création des emplois d’avenir ? ainsi que des clubs sportifs avec les services de la DDCSPP (2). Quelle est la marche à suivre pour les employeurs ? La philosophie générale est d’amener vers l’emploi les jeunes qui en sont le plus éloignés. Ce dispositif donne la priorité aux jeunes qui ont peu ou pas de formation. En effet, nombreux sont ceux qui sortent du système scolaire sans diplôme ou avec un diplôme qui ne leur donne pas accès à l’emploi. Quel est le mode opératoire de ces contrats ? Afin de nous donner les meilleures chances de réussite, nous avons mis en place dans ce département un partenariat qui réunit l’État, la DIRECCTE (1), l’Association des maires, le Centre de gestion de la fonction publique territoriale autour de la Mission locale, de Pôle Emploi et de Cap Emploi. L’objectif est de parler d’une même voix, de sensibiliser les collectivités locales à ce nouveau dispositif et de les mobiliser. Nous sommes en train de parcourir le département, nous allons à la rencontre de toutes les communes landaises par le biais des communautés de communes et des communautés d’agglomération, Les employeurs potentiels contactent la Mission locale, Pôle Emploi ou Cap Emploi pour déposer leur offre d’emploi. Nos conseillers les aident à mettre au point leur projet, à établir une fiche de poste, à appréhender un plan de formation. L’annonce est ensuite publiée, et nous proposons un certain nombre de candidatures à l’employeur qui ensuite, organise lui-même le recrutement. L’employeur doit impérativement prévoir un tuteur pour former le salarié et l’aider dans son insertion professionnelle. Nous serons également là pendant toute la durée du contrat pour accompagner le jeune et répondre aux éventuels questionnements de l’employeur. Il ne faut pas perdre de vue que l’objectif est d’offrir au salarié la possibilité d’acquérir un savoir-faire qui lui permette d’aller vers l’emploi durable. Comment réagissent les employeurs ? Après avoir manifesté quelques inquiétudes liées aux nouvelles dépenses que ces recrutements allaient engendrer, mais aussi à l’organisation pratique et notamment à la question du tutorat, les employeurs potentiels se montrent maintenant intéressés. L’accompagnement instauré par les partenaires les rassure. Parfaitement au fait des difficultés que rencontrent les jeunes, ils ont conscience de la nécessité de leur engagement et de leur implication. Quelles sont les perspectives d’embauche dans les Landes ? 65 contrats d’avenir sont en cours de finalisation, et nous avons de nombreuses demandes de renseignements. En 2013, notre objectif est de 380 contrats d’avenir. Nous devons pallier certains problèmes, comme la taille du département par exemple, qui génère des contraintes de déplacement parfois difficiles à gérer pour des jeunes qui ne peuvent pas tous accéder au permis de conduire. Mais nous sommes là justement pour aider à lever les freins. Que représentent ces emplois d’avenir pour vous ? Avant tout, il s’agit d’un investissement sur l’avenir. Amener un jeune vers l’emploi durable, c’est aussi l’aider à devenir un citoyen. La période est certes difficile, mais nous ne devons pas nous croiser les bras et attendre que ça aille mieux. Offrir à un jeune un emploi sur une durée de 3 ans, l’aider à se former, à acquérir un savoir-faire, c’est lui donner les outils pour entrer dans la vie active et tout simplement, construire sa vie. Alors, ensemble, donnons-nous les moyens de combattre le chômage des jeunes. (1) Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (2) Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations andes magazine N°25 FÉVRIER. MARS 2013 - www.landes.org
Dossier Emplois d'avenir 15 Les emplois d’avenir à la loupe Ce que dit la loi « Faciliter l'insertion professionnelle et l'accès à la qualification des jeunes sans emploi âgés de seize à vingt-cinq ans au moment de la signature du contrat de travail, soit sans qualification, soit peu qualifiés et rencontrant des difficultés particulières d'accès à l'emploi, par leur recrutement dans des activités présentant un caractère d'utilité sociale ou environnementale ou ayant un fort potentiel de création d'emplois. Les personnes bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et remplissant ces mêmes conditions peuvent accéder à un emploi d'avenir lorsqu'elles sont âgées de moins de trente ans. » Subventionné par l’État À la clé de cette loi du 26 octobre 2012 des Contrats à durée indéterminée ou contrats à durée déterminée subventionnés pendant trois ans par l’État à 75% du SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) dans le secteur non marchand et à 35% dans le secteur marchand. Les employeurs Organismes de droit privé à but non lucratif, collectivités territoriales et leurs groupements, autres personnes morales de droit public, à l'exception de l'État mais aussi groupements d'employeurs qui organisent des parcours d'insertion et de qualification, structures d'insertion par l'activité économique et personnes morales de droit privé chargées de la gestion d'un service public sont autant d’employeurs potentiels qui pourront bénéficier de l’avantage. Suivi personnalisé Mais le contrat d’avenir est avant tout un engagement. Dans le temps car l'employeur doit pouvoir justifier de sa capacité, notamment financière, à maintenir l'emploi au moins le temps de son versement, mais aussi dans la qualification par un suivi personnalisé professionnel et, le cas échéant, social du bénéficiaire d'un emploi d'avenir assuré pendant le temps de travail. Une offre de formation doit être construite pour le bénéficiaire du contrat en partenariat avec l’employeur, les partenaires sociaux et les régions. andes magazine N°25 FÉVRIER. MARS 2013 - www.landes.org



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :