[40] XLandes n°24 déc 12/jan 2013
[40] XLandes n°24 déc 12/jan 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de déc 12/jan 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général des Landes

  • Format : (220 x 285) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : les médiathèques à l'heure numérique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
24 Expression Groupes Politiques du Conseil général GROUPE Parti Socialiste UN PEU DE DÉCENCE Lundi 15 octobre, Laurence Parisot, la patronne du Medef, lançait un cri d’alarme à la une du Figaro : « L’économie française est dans une situation gravissime ». On serait plus sensible à ses arguments si les craintes d’aujourd’hui, exprimées par les élites économiques pour la santé des entreprises n’allaient pas de pair avec la défense de leurs intérêts privés. Non sans efficacité d’ailleurs : on l’a vu à la manière dont quelques pigeons, poussant des cris d’orfraie plutôt que des roucoulements, se sont fait entendre récemment. Mais l’effort demandé à tous frappe aujourd’hui les plus riches. Faut-il les plaindre ? Les hausses d’impôts qu’ils subissent ne vont rien changer à leur vie quotidienne. Alors que les taxes qui s’appliquent à tous contraignent les moins aisés à renoncer tous les jours à des consommations de base. C’est vrai, l’économie française ne va pas bien, mais la faute à qui ? Les multiples réductions d’impôts dont ont bénéficié les plus riches depuis dix ans n’ont pas réellement été mises à profit pour investir davantage dans le système productif. Elles devaient relancer l’initiative et, avec elle la croissance et l’emploi ; elles ont surtout creusé la dette. Un peu de décence serait donc bienvenue. À écouter certains les projets de loi de finances (Budget de l’État et Sécurité sociale) porteraient en eux le germe de tous les maux, matraquage fiscal selon les députés et responsables UMP, pénalisation des revenus du travail par rapport à ceux du capital selon quelques responsables du Front de Gauche. Qu’en est –il en réalité ? Le gouvernement pour la première fois en France a proposé d’imposer de la même manière les revenus du travail et les revenus du capital selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette mesure de bon sens et de justice était réclamée à juste titre depuis des décennies par le peuple de Gauche dans son ensemble et constitue à elle seule une révolution fiscale sans précédent. Est-ce un matraquage de demander à chacun une contribution égale pour des revenus identiques ? N’est-ce pas réintroduire de la justice et réduire les inégalités que de procéder de la sorte ? Alors qu’elle constitue le cœur de la loi de finances, cette mesure n’a pas reçu l’écho qu’elle méritait. Il est vrai que le vol des pigeons et la manifestation des spécialistes médicaux du secteur 2 sont venus occuper le devant de la scène. Un peu de décence serait bienvenue quand le taux de pauvreté ne cesse de progresser, que nombre de nos concitoyens renoncent à se soigner faute de couverture complémentaire et sont victimes d’un système éducatif qui peine à réduire l’échec scolaire. Xavier Fortinon GROUPE Parti Communiste DES QUESTIONS… ET LES RÉPONSES POUR QUAND ? Le gouvernement Sarkozy-Fillon avait décidé pour les années 2011 à 2013 de reconduire la même enveloppe annuelle de concours financiers de l’État aux collectivités territoriales. Ce « gel » des dotations est maintenu pour 2013 par le gouvernement Hollande-Ayrault, avant une baisse programmée de 750 millions d’euros dès 2014, et un objectif de réduction de 2,2 milliards d’euros d’ici 2015. Au moment où les collectivités, premiers investisseurs de France, ont déjà du mal à financer leurs projets (banques réticentes), est-ce opportun et pertinent de les « mettre au régime », de réduire leurs capacités d’action alors que les dépenses de solidarité assurées par ces mêmes collectivités (notamment les départements) ne cessent de croître tout comme le chômage ? L’obsession de l’État de satisfaire au traité européen, aux dogmes financiers ultra-libéraux, dont la fameuse règle des 3% de PIB du déficit public (3% qui ne correspondent à rien de rationnel !), lui fait prendre une orientation qui interroge et inquiète. Ainsi tout récemment, André Laignel (président P.S. du Comité des Finances Locales et vice-président de l’A.M.F.) s’est interrogé à la sortie d’une rencontre du bureau de l’A.M.F. avec le Président de la République : « Est-ce en continuant à nous appliquer un garrot financier, en affaiblissant, après plusieurs années d’un même régime, nos capacités d’action, que nous pourrons contribuer avec le plus d’efficacité au redressement de la France ? » Questionnement prolongé par le bureau de l’A.M.F. : « Participer au redressement des comptes publics est une évidence, mais comment faire pour ne pas réduire les services et les investissements qui sont aussi le moteur de l’économie du pays et les conditions du bien-être social ? » Toutes les collectivités doivent retrouver leurs marges de manœuvre et les moyens financiers suffisants dans l’intérêt des populations et du pays. Il s’agit de retrouver un niveau de croissance utile pour l’emploi et la protection sociale, pour enrayer cette crise accroissant la précarité, la misère et les inégalités. L’euro-capitalisme ultra-libéral est toujours aux commandes… et jusqu’à quand ? GROUPE Union de la Droite républicaine et des Indépendants MAIS OÙ VA-T-ON ? ? ? Le 6 novembre dernier, cela faisait 6 mois que François Hollande était Président de la République. Le premier bilan que nous pouvons en tirer est malheureusement accablant. La France s'enfonce de plus en plus dans la crise, notre société se divise, se crispe et ne voit plus de sortie du tunnel. Malgré la gravité de cette situation, la gauche demeure passive, sans projet. L’explication de cette impuissance tient pourtant en une simple explication : François Hollande a fait campagne sur une imposture en niant la réalité de la crise et en justifiant la destruction des réformes de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. Pourtant, chacun s'aperçoit que Nicolas Sarkozy n'est plus Président mais que le chômage augmente plus vite que jamais, que l'insécurité et le communautarisme progressent, et que les Français n'ont jamais été autant divisés. Le mensonge de François Hollande qui consistait à expliquer que son prédécesseur était responsable de tous les maux a fait long feu… Le piège de l'anti-sarkozysme s'est ainsi refermé sur lui. Il est la cause directe de son immobilisme. Prenons un exemple. Louis Gallois propose de baisser les charges qui pèsent sur le travail afin de redonner de la compétitivité à notre économie et de protéger nos emplois. C'est exactement ce qu'avait fait la précédente majorité et ce que la gauche s'est empressée de supprimer dès le mois de juillet. Résultat, François Hollande et Jean-Marc Ayrault se retrouvent dans une impasse et donnent cette impression, dramatique en temps de crise. Pour donner l'illusion de l'action, ils cherchent des boucs émissaires (retraités, « riches », médecins, professions libérales, entrepreneurs…) et à émettre des propositions inacceptables qui affaiblissent la cohésion nationale : droit de vote des étrangers, dépénalisation du cannabis ou mariage et adoption pour les couples homosexuels. Face à ce contexte nous avons un devoir de résistance et dire notre mécontentement afin d'infléchir la politique de la gauche. andes magazine N°24 DÉCEMBRE 2012. JANVIER 2013 - www.landes.org
Musée départemental de la faïence et des arts de la table Découvrez pourquoi et comment une manufacture royale de faïence a pu s’installer au XVIII e siècle dans les Landes. Deux salles d’exposition consacrées à la faïence de Samadet présentent cette manufacture et sa production. Des tables dressées vous racontent l’histoire des arts de la table et de la gastronomie française du Moyen-Âge à nos jours. Exposition CG40/Yves Véron, Lejeune JP-décors peints, Conc. CG40 du 15 janvier au 13 octobre 2013 museesamadet.landes.org



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :