[39] Jura mag n°13 jan/fév/mar 2013
[39] Jura mag n°13 jan/fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de jan/fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Jura

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : budget 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Actualité Actualité European Green Compound (EGC) Plastiquement et durablement vôtre ! A Publy, Didier Jalouzot assemble des matériaux et crée un plastique avec presque pas de pétrole. Ce « compoundeur » parie sur les fibres végétales. Ancien cadre supérieur, il souhaitait changer de cap et devenir son propre maître. Après avoir longtemps hésité, Didier Jalouzot décide de créer EGC. Il se lance ainsi dans l’univers du thermoplastique. En travaillant sur une matière première totalement innovante faite de mélanges de copeaux de scierie, de riz (enveloppe du grain), de noyaux d’olive et de plantes de marais. Les fibres micronisées et transformées en farine se composent de milliards de grains quasi-microscopiques qui sont séchés, puis liquéfiés avant de sortir sous forme de pâtes transformées en minuscules granulés. EGC travaille avec deux microniseurs, dont un à Publy dans le Jura : « Le marché attend des solutions de matériaux à base de fibres végétales. On peut aller jusqu’à 72% de fibres de bois dans une planche de decking (planche pour terrasse). C’est plus économique et plus écologique. Nous utilisons le plus possible des matières premières renouvelables et non alimentaires. » www.europeangreencompound.eu Parapente, la sécurité in the magic box ! Deux Jurassiens ont mis au point un dispositif de sécurité révolutionnaire pour limiter les risques d’accident en parapente. En 2009, l’Extracteur Télécommandé de Parachute de Secours (ETPS) reçoit le troisième prix de l’innovation de l’Aéroclub France. Belle récompense pour Norbert Barboux, 46 ans, agent technique dans un collège et Hubert Chrétien, 52 ans, technicien vinicole, installés dans leur atelier de l’Envol Mécanique à La Ferté, près d’Arbois : « Lorsqu’un élève vole, on ne peut rien pour lui sinon l'aider par talkie-walkie. L’ETPS est actionné depuis le sol par le moniteur qui peut suivre jusqu’à 8 élèves à la fois. » Insuffisant pour les pilotes autonomes ! Durant un an, les deux amis phosphorent et finalisent un GPS intégré, contrôlée par un variomètre (vitesse de chute). Au-delà de 10 m/s, le parachute de secours s’éjecte en 3,36 secondes. Même à 30 m du sol, ça marche, l’Extracteur Automatique de Parachute de Secours (EAPS) digne successeur de l’ETPS a été testé avec succès 200 fois... Le parapente : 30 000 pratiquants en France et 10 accidents mortels par an. www.envol-mecanique.com 4
Solidarité terrienne Des jardins en partage Cultiver son lopin de 20 m² pour retrouver une place dans la société.Voilà le pari des Jardins du Partage, lieux de rencontres et de production pour les personnes en difficulté. Resa 39 et les services du Conseil général ont monté le projet en trois mois. Ce projet, qui consiste à entretenir et cultiver un jardin, s’adresse aux bénéficiaires du RSA, mais comme le résume Laurent Gaudin, animateur des jardins : « On a voulu créer du lien avant de planter des carottes ! Beaucoup de gens ne sortaient plus de chez eux, ils étaient désocialisés. Proposer un jardin, ce n’est pas donner un bon d’achat ! » En effet, un jardin signifie le respect d'un emploi du temps, un contact avec le propriétaire, le travail de la terre, la récolte de ses légumes... La première saison a réuni une dizaine de personnes pour sept jardins dénichés au prix d’un patient travail de reconnaissance. Il reste maintenant à confirmer cette expérience. Contact : Mme Daloz au 06 52 78 79 47 jardinsdupartage@hotmail.fr Gaec des Nomonts : bio et grand à la fois Jardins en cours à Poligny, Doucier, Arbois, Clairvaux-les-Lacs, Saint-Amour, Champagnole, Mouchard Laurent Basset et son frère Eric se sont reconvertis au lait bio en 2010. Une démarche assez rare pour une exploitation de cette taille. Ancrée à Montchauvier, la famille Basset a toujours été spécialisée dans la production de lait. Les deux frères ont succédé à leur père et à leur oncle. En 2003, normes obligent, ils investissent dans un nouveau bâtiment, mais sept ans plus tard les crises du lait de 2007 et 2009 sont passées par là. Ils changent donc de cap : « On a glissé doucement sur le bio, c’est quelque chose qui nous titillait depuis un moment. ». Le cahier des charges est strict : ni engrais, ni désherbant chimique, complément nutritionnel bio à base de tourteaux de colza et tournesol. Les 160 bêtes dont 75 vaches laitières sont nourries avec du fourrage provenant de l’exploitation (200 hectares de prés et cultures en extensif). Ce choix du bio n’aurait pu se réaliser sans le poids de la coopérative des Coteaux de Seille (fruitière de Lavigny) : 20 adhérents dont trois en bio, 7 millions de litres de lait par an destinés à la fabrication du Comté et du Morbier. Le bio se double ici de l’AOC, ce qui fait une belle valeur ajoutée ! 5



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