[38] Isère magazine n°8 mar/avr 2017
[38] Isère magazine n°8 mar/avr 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : plus longue et plus belle la vie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> 46 D.R. ENSEMBLE I CULTURE DE CINECITTÀ À VOIRON 30 e clap pour le festival de cinéma italien de Voiron, du 29 mars au 11 avril. Ettore Scola, Marcello Mastroianni, Vittorio Gassman, Alberto Sordi, Luchino Visconti… Autant de noms qui ont fait rayonner le cinéma italien dans le monde depuis 1945 et, notamment de ce côté-ci des Alpes. « Jusque dans les années 1980, le cinéma transalpin était même un des piliers de la programmation française avec 10 à 12% de la fréquentation en salles », rappelle l’historien et critique de cinéma Jean Gili. Ces « monstres » disparus, une nouvelle génération de réalisateurs talentueux comme Nanni Moretti, Paolo Sorrentino ou Paolo Virzí ont pris la relève. élas, leurs films peinent à passer la frontière, faute de distributeurs. « Pourtant, le goût du public français Du 29 mars au 11 avril au cinéma PASSrL à Voiron. Programme complet  : http://amitievoironbassano.wixsite.com/voiron-bassano > ISÈRE MAG I MARS/AVRIL 2017 I #08 pour le cinéma italien subsiste. D’où le succès des festivals qui ont ur un u arou n ran, poursuit le spécialiste. > DES RENCONTRES ET DE L’ÉMOTION Créé il y a 30 ans par Danièle Rochez, enseignante en italien avec un groupe de passionnés, celui de Voiron– jumelée avec la cité de Bassano Del Grappa en Vénétie – fait partie de la demi-douzaine de festivals qui font vivre le 7 e art à l’italienne dans l’Hexagone avec Annecy, Toulouse ou Bastia. En confiant la programmation à Jean Gili quasi depuis le début, la présidente de l’Association Amitié-Voiron-Bassano, organisatrice des « Rencontres », a d’emblée placé la barre de l’exigence au top niveau. Parmi ses meilleurs souvenirs figure ainsi la venue d’Ettore Scola en 2002, à qui un hommage a été rendu en décembre dernier. Sur deux jours au départ, la manifestation s’est transformée en quinzaine. Depuis trois ans, elle a acquis le statut de « vrai » festival avec une compétition et un double prix du public et des lycéens. 000 spectateurs, dont 000 lycéens et collégiens, sont chaque année au rendez-vous au cinéma PASSrL avec l’attrait de pouvoir non seulement visionner des films récents en VOSF mais de rencontrer des réalisateurs. Pour ce 30 e « clap », l’association a invité non pas un mais deux ou trois cinéastes  : David Griecoviendra présenter La Macchinazione, sur les derniers mois de Pier Paolo Pasolini. Elle espère aussi accueillir Ivano de Matteo pour La Vita possibile, sur les violences conjugales (interprété par Margherita Buy) et Marco Tullio Giordana, qui plonge dans les dessous de la mafia calabraise avec Lea. Des films et des sujets de société forts, qui font la marque et l’intérêt de l’une des plus grandes cinématographies mondiales ! Par Véronique Granger Banana, d’Andrea Jublin  : l’un des dix films récents à découvrir à Voiron, du 29 mars au 11 avril. ZOOM 11 FILMS EN VOSF En compétition  : La Macchinazione, de David Grieco. Il Bacio, d’Ivan Cotroneo. Lea, de Marco Tullio Giordana. Fai bei sogni, de Marco Bellocchio. Fuocoammare, de Gianfranco Rossi. La Pazza Gioia, de Paolo Virzi. Bella e perduta, de Pietro Marcello. Banana, d’Andrea Jublin. La Vita possibile, d’Ivano de Matteo. La Ragazza del mondo, de Marco Danieli. Patrimoine  : La Donna della domenica, de Luigi Comencini. Soirée de clôture et remise des prix le 11 avril
Photos  : P.Gonnet CULTURE I ENSEMBLE PASSEURS DE LUMIÈRE 63 ans après l’église de Saint-Hugues de Chartreuse, Arcabas investit la basilique du Sacré- Cœur de Grenoble avec le maître-verrier grenoblois Christophe Berthier. Monumental ! « Nous apportons notre lumière à l’édifice ! » Arcabas et Christophe Berthier dans l’atelier du maître-verrier. l’un des plus grands chantiers de vitraux de France  : 24 panneaux monumentaux (6,0 m C’est de haut sur 2,50 m de large, soit 316 m² de surface), signés par le peintre Arcabas avec le maître-verrier grenoblois Christophe Berthier, vont apporter leur touche finale à la basilique du Sacré-Cur de renoble face à la gare. Construit de 1922 à 1943 dans le pur style Art déco, achevé seulement en 2016, l’édifice de béton impressionne tant par ses dimensions (60 m de long, 35 de large et 25 de hauteur) que par son extrême dépouillement. Placées en couronne autour de la nef, 24 baies vitrées l’inondaient d’une lumière crue. En 2015, le Diocèse de Grenoble a décidé de confier à Arcabas, internationalement connu pour son sens du sacré et de la couleur, le soin de les sublimer. À 90 ans, l’artiste lorrain, chartroussin d’adoption, a accepté de relever ce nouveau défi… à la mesure de sa foi  : « Je ne sais pas si je verrai le bout… mais il faut toujours faire comme si on vivait éternellement », sourit-il. > TRAVAIL D’ORFÈVRE Pour transcrire en vitraux les 24 esquisses abstraites, évoquant la création dans un flamboiement de couleurs, il s’est assuré la complicité du maître-verrier Christophe Berthier, avec qui il avait déjà cosigné une partie des vitraux de l’église de Notre-Dame des Neiges à l’Alpe d’Huez dans les années 2000. Au sein de cet atelier cent-cinquantenaire, voisin de la basilique, une équipe de cinq personnes s’attèle à la réalisation de l’immense puzzle. Un travail d’orfèvre et d’architecte  : placés au-dessus de grands miroirs sur des tables mobiles laissant passer la lumière, les morceaux de verre opalescent sont peints à la grisaille (une texture pigmentée qui va se fondre dans la masse, et modeler la lumière en dessin). Ils seront ensuite cuits à 640°C, découpés, et assemblés pièce par pièce. Christophe Berthier a déjà à son actif la restauration des 500 m² de vitraux de la basilique de Fourvière à Lyon, de 1996 à 2000. Mais c’est pour lui un nouveau challenge  : « Avec Arcabas, il s’agit d’une véri- a raon nou aoron norumr Depuis janvier 2016, les 12 premiers vitraux ont été conçus et posés. Les 12 suivants seront fabriqués à mesure des dons reçus, le chantier étant financé par du mécénat (compter 48 000 euros par vitrail entre la création et la location des échafaudages de 22 mètres de haut). On peut aussi acquérir une épreuve numérotée des peintures d’Arcabas. Uneuvre d’art autant qu’un morceau de notre patrimoine ! Par Véronique Granger Contacts, visites guidées  : 04 38 03 84 39. www.sacrecœur.com D’infos et de photos sur www.iseremag.fr REPÈRES Où voir les vitraux d’Arcabas en Isère ? C’est en 1953, dans la petite église de Saint-Hugues-de-Chartreuse dont il a fait un joyau de l’art sacré, que le jeune peintre Jean-Marie Pirot (alias Arcabas) a réalisé ses premiers grands vitraux. L’église, qui est aujourd’hui un musée départemental, propose actuellement un cheminement en images à travers les réalisations majeures de l’artiste en Isère. On peut découvrir ses vitraux notamment à l’église Notre-Dame-des-Neiges de l’Alpe d’Huez, à La Salette, au Sappey, à l’église Saint-Pierre à Moirans ou à Saint-Ismier. Contact  : www.saint-hugues-arcabas.fr #08 I MARS/AVRIL 2017 I ISÈRE MAG > 47 >



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