[38] Isère magazine n°8 mar/avr 2017
[38] Isère magazine n°8 mar/avr 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : plus longue et plus belle la vie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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> 24 ÉCHAPPÉES BELLES TERROIR UN PROJET DE TERRITOIRE La laiterie du Mont Aiguille a été reprise en 2012 par Philippe Girod, qui s’est engagé à maintenir le réseau de collecte du lait et les emplois, ainsi qu’à pérenniser un savoir-faire fromager artisanal. La laiterie, qui emploie > ISÈRE MAG I MARS/AVRIL 2017 I #08 > SON HISTOIRE Bien que les éleveurs du Trièves aient toujours privilégié les races à viande, ils ont développé une petite production fromagère dès le Moyen Âge. Dans les années 1930, avec le développement de l’élevage bovin laitier, des laiteries sont créées à Prébois, à Monestierdu-Percy, à Saint- Jean d’Hérans et à Roissard. Elles produisent alors des fromages issus des régions voisines comme le bleu, la tomme et le saint-Marcellin, vendus localement et à des grossistes de Grenoble et d’Annecy. C’est Henri Médalin, créateur de la laiterie du Mont Aiguille, à Roissard, qui le premier, joue la carte locale pour valoriser sa production. Il met au point, en 1954, un fromage artisanal au goût de terroir  : un carré de 10 centimètres sur 10 au lait de vache, à pâte molle et à croûte fleurie, qu’il baptise tout simplement « Carré du Trièves ». Pour renforcer son identité, il conçoit le fameux emballage arborant l’image du Mont Aiguille, massif emblématique de ce petit pays de moyenne montagne, toujours utilisé aujourd’hui. Depuis, la laiterie du Mont Aiguille a étoffé sa gamme, changé de propriétaire et déménagé à Clelles, à 10 km de Roissard, sur un site plus accessible. Mais le Carré du Trièves reste son produit phare. Depuis 2008, il se décline également en version « bio ». > SON TERROIR La laiterie du Mont Aiguille a déposé la marque Carré du Trièves en 1980. Ce fromage au goût crémeux doit ses arômes d’alpage au lait utilisé, et qui provient exclusivement du plateau du Trièves. Il est produit par des bêtes nourries d’herbe et de foin des prairies naturelles, à plus de 850 mètres d’altitude. Ce qui lui confère une grande valeur nutritionnelle et lui vaut le label « lait de montagne ». aujourd’hui 10 salariés, transforme chaque année 600 000 litres de lait (vache, chèvre et brebis) collectés dans le Trièves uniquement. Depuis 0, elle affiche une croissance annuelle de 15% à 20%. LE CARRÉ DU TRIÈVES Ce fromage au lait de vache à pâte molle est fabriqué depuis 63 ans par la laiterie du Mont Aiguille, au cœur du Trièves, dont il véhicule l’image. > SA FABRICATION Le lait est collecté dans les fermes du plateau et amené à la laiterie. Il est aussitôt thermisé, une opération qui consiste à le chauffer pendant quelques secondes à une température comprise entre 7 et 68, afin de détruire les germes pathogènes. « Ce procédé, plus doux que la pasteurisation, préserve sa qualité gustative et sa typicité de terroir », explique Philippe Girod, le patron de la laiterie du Mont Aiguille. Le lait est ensuite emprésuré. Le caillé ainsi obtenu est tranché, puis moulé. Les fromages sont égouttés pendant 24 heures, démoulés puis déposés en cave de réessuyage où ils passent quatre à six jours dans des conditions de température et d’hygrométrie très contrôlées (qui conditionnent la formation du duvet blanc.) Ils sont ensuite affinés durant six à sept jours. Par Marion Frison LE TRIÈVES Où le trouver ? A Clelles, dans le magasin de détail attenant à laiterie du Mont Aiguille. Contacts  : http://www.fromageriemont-aiguille.fr Tél. 04 76 34 09 47 Chez les crémiers et en grande itiutiti ZOOM SUR Chiffres clés 5 producteurs laitiers 600 000 litres de lait transformés 12,8 tonnes de carrés par an d’infos sur www.iseremag.fr Photos  : F. Pattou -D.R.
Photo  : Restelli BÊTES DE CONCOURS ! « Monter à Paris » pour présenter ses animaux ou ses produits au Concours général agricole est un challenge que tentent chaque année des éleveurs, artisans et transformateurs isérois. Zoom sur ces hommes et ces femmes aux savoir-faire incomparables. Ils se prénomment Vincent, Lionel, Arnaud ou Jean-Pierre… mais également Catherine, Martine et Béatrice… Tou(te)s ont en commun la fierté d’avoir présenté le fruit de leur travail au Concours général agricole, qui s’est déroulé du 25 février au 6 mars dernier, à Paris, dans le cadre du 54 e Salon international de l’agriculture. Initié en 1843 pour promouvoir les élevages, la génétique animale, les produits agroalimentaires et les savoir-faire gastronomiques, ce concours d’excellence met chaque année en compétition plusieurs milliers d’éleveurs, viticulteurs et entreprises artisanales de France. Soutenus par le Département et la Chambre d’agriculture de l’Isère, 28 éleveurs et producteurs isérois ont tenté l’aventure cette année avec des animaux et des produits bien de che nous  : huile de noix, saint-marcellin IGP, saint-félicien, charcuterie fermière, miel de montagne, vin de l’Isère IGP, vin de Savoie AOC, liqueur de Verveine, génépi des Alpes… Hirondellectélill illtutucuéélicl > COMMENT ÇA SE PASSE Aux mois de janvier et février, des techniciens agréés de la Chambre d’agriculture et de syndicats professionnels passent dans les exploitations pour prélever et mettre sous scellés les produits qui seront présentés au concours. Acheminés à Paris, ils sont alors évalués par un jury composé de représentants des différentes filières professionnelles mais aussi de consommateurs. Les résultats sont proclamés dans la foulée sur « l’Espace producteur » du site Internet du concours général. Seuls les animaux, bovins, ovins, caprins ou encore équins, font l’objet d’une sélection effectuée in situ dans l’enceinte du Salon de l’agriculture. Remporter la célèbre médaille d’or, d’argent ou de bronze à feuille de chêne s’avère alors comme un accélérateur de notoriété. Selon une étude nationale, 50% des consommateurs achètent en priorité des produits médaillés. Par Richard Juillet TERROIR I ÉCHAPPÉES BELLES Remporter la célèbre médaille à feuille de chêne est un accélérateur de notorieté. « LES RETOMBÉES ONT ÉTÉ IMMÉDIATES » VINCENT BERNARD L’an passé, Vincent Bernard et ses quatre associés du Gaec des Essarts, à Plan, près ititéccéléilluluitcllii Les retombées ont été immédiates. « Cette médaille a aussitôt accru notre notoriété auprès de la clientèle locale, mais surtout auprès du réseau des artisans fromagers », liutilttétt liilctitiuii cluitclliitélici tutilliuicluuiliéuuliii itiéiu « L’an passé, personne n’a été distingué en zone Noix de Grenoble. On s’est dit  : pourquoi pas nous ? » « ÇA PERMET DE S’ÉVALUER » ARNAUD FRÉCHAT d’infos sur www.iseremag.fr INTERVIEWS uéctéliu titétuitcc iuilliccutit icltiu sa 2 e participation au Concours général agricole, il a présenté du jambon cuit à l’ancienne, du pâté de campagne et du saucisson sec. « Participer à ce concours est pour mon équipe et moi-même l’occasion de s’évaluer par rapport aux autres producteurs – même si la médaille n’est pas une fin en soi. Certes, j’en serais fier, mais je dispose déjà d’une belle clientèle et de la confiance de chefs-restaurateurs réputés. Je voudrais remercier le Département qui couvre nos frais, car ce concours représente quand même un petit budget ! ».R. Juillet.R. Juillet #08 I MARS/AVRIL 2017 I ISÈRE MAG > > 13 25



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