[38] Isère magazine n°6 nov/déc 2016
[38] Isère magazine n°6 nov/déc 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de nov/déc 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 281) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 9,2 Mo

  • Dans ce numéro : exemplaire contre les inondations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> 24 ÉCHAPPÉES BELLES TERROIR Anthony et Stéphanie Glasson ont repris l’exploitation de Jean-Charles Didier (à gauche), à Méaudre. > SON HISTOIRE Le bleu de Sassenage, du nom des seigneurs locaux, est apparu au XIV e siècle dans le massif du Vercors. Ce fromage à pâte persillée, apprécié usqu’à la table de ranois er et Henry IV, a été fabriqué pendant six siècles à la ferme. Avec l’apparition des collectes de lait, dans les années 1920, la fabrication a peu à peu sombré dans l’oubli. 70 ans plus tard, quelques éleveurs en quête de valeur ajoutée ont décidé de le remettre au goût du jour. L’un de ces pionniers, Jean Charles Didier, de Méaudre, s’est lancé dans l’aventure, avec l’aide de l’École nationale d’industrie laitière de la Roche-sur-Foron. « Il n’existait pas de recette type. Or, DU LAIT À HAUTE VALEUR AJOUTÉE Anthony et Stéphanie Glasson ont repris cet été l’exploitation de Jean-Charles Didier, à Méaudre. Ils élèvent 35 mères de race Montbéliarde, produisant 210 000 litres de lait par an. A l’heure où la baisse continue du prix du lait met en péril de nombreuses exploitations, ce jeune > ISÈRE MAG I NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2016 I #06 les paramètres sont variés  : température, taille des cuves, conditions de séchage… Le bleu venait ou ne venait pas, sans que l’on sache pourquoi », se souvient-il. En 1998, ce fromage, rebaptisé bleu du Vercors-Sassenage, décroche l’AOC (appellation d’oriine contrlée un label qui en fait un ambassadeur du Vercors. > SON TERROIR La production du lait, sa trans- ormation et l’affinae du bleu du Vercors-Sassenage sont réalisés dans 27 communes du parc régional du Vercors, dont 14 en Isère. Seul le lait de trois races bovines est autorisé dans le cahier des charges  : la Montbéliarde, l’Abondance et LE BLEU DU VERCORS- SASSENAGE Fabriqué sur plateau du Vercors depuis le Moyen Âge, le Bleu du Vercors- Sassenage a conquis ses lettres de noblesse en décrochant l’AOC, en 1998. la Villarde, une race locale. > SA PRODUCTION Il faut 35 litres de lait pour faire un bleu de Vercors-Sassenage de 4,5 Kg. auffe u mélange de lait de la traite de la veille et de celle du matin, puis on introduit les ferments lactiques et le pénicillium qui entraînera la moisissure », raconte Jean- Charles Didier. Quand le lait commence à se solidifier, le fromager le découpe en petits cubes. Le caillé est ensuite moulé et égoutté. Neuf heures après l’emprésurage, les fromages sont démoulés, salés, ensemencés en surface puis entreposés dans une cave d’affinae pendant une durée minimum de 21 jours. Durant couple y croit  : « La transformation fromagère doit nous permettre de valoriser notre production et de vivre de notre travail. Outre le Bleu du Vercors-Sassenage, nous commercialisons, en vente directe, du Servagnet, de la Raclette, du Saint- Méaudrais, du fromage blanc… » ZONE DE l’AOP Plateau du Vercors d’infos sur www.iseremag.fr cette période, ils seront piqués avec des aiguilles pour que les moisissures se développent au contact de l’air. EN CHIFFRES Par Marion Frison LA PRODUCTION  : 346 TONNES EN 2015 DONT 296 TONNES POUR LA COOPÉRATIVE VERCORS LAIT ET 50 TONNES POUR LA PRODUCTION FERMIÈRE OÙ ACHETER DU BLEU DU VERCORS-SASSENAGE « FERMIER » ? F. Pattou TROUPEAU  : 1 700 VACHES LAITIÈRES PRODUCTEURS FERMIERS  : 9 DONT 5 EN ISÈRE. FERME DE LA BOURRIÈRE, MÉAUDRE. 04 76 94 27 02 FERME DE COLOMBIÈRE, MÉAUDRE. 04 76 95 21 20 FERME DE LA GRAND’MÈCHE, LANS-EN-VERCORS. 04 76 26 23 94 GAEC DES RAPILLES, ENGINS. 04 76 94 45 02 FERME DES PERCE-NEIGE, CORRENÇON-EN-VERCORS. 04 76 95 84 72.
TERROIR I ÉCHAPPÉES BELLES Une charte départementale pour cadrer les implantations LA MÉTHANISATION AGRICOLE  : UNE OPPORTUNITÉ POUR LES ÉLEVEURS Produire de l’énergie verte avec des résidus d’agriculture et d’élevage  : c’est le principe de la méthanisation agricole. Trois projets collectifs sont à l’étude en Isère, à Aoste, Apprieu et Vienne. Dans un contexte difficile pour l’ariculture, de plus en plus d’éleveurs s’intéressent à la méthanisation. Ce processus de valorisation de leurs déchets organiques (fumiers, lisiers ou résidus de récoltes peut en eet leur apporter un complément de revenus non négligeable. Le principe ? Les déchets fermentent dans une cuve hermétique à une température voisine de 38° pendant 45 à 60 jours et dégagent du biogaz, un combustible qui peut produire de l’énergie. Les fumiers et lisiers constituent un gisement de biomasse inépuisable. « Le digestat, le résidu récupéré en fin de processus, présente un intérêt agronomique réel. Les agriculteurs euet alemet être itresss la reete de l’électricité ou du biométhane produit par EDF ou GRDF », explique Jean-Paul Sauzet, conseiller à la Chambre d’agriculture Auvergne Rhône Alpes. Encore peu développée en France contrairement à l’Allemagne, la méthanisation agricole se heurte toutefois à plusieurs freins. A commencer par le coût du méthaniseur  : entre 6 000 et 9 000 euros par REPÈRES 4 IDÉES REÇUES SUR LA MÉTHANISATION ELLE GÉNÈRE DE LA POLLUTION Au contraire, la méthanisation réduit les émissions de gaz à effet de serre  : elle produit une énergie renouvelable en substitution à une énergie fossile, en valorisant le méthane naturellement émis par les élevages et en réduisant les consommations d’engrais de synthèse. ELLE PROVOQUE DES NUISANCES OLFACTIVES Les déchets sont placés dans un digesteur étanche, sans contact du gaz avec l’extérieur et donc sans émanation d’odeur. Quant au digestat, il est presque inodore  : son épandage génère moins de nuisances que celui des lisiers bruts. kilowatt de puissance installé. Ensuite, la complexité des dossiers - recherche des subventions, sécurisation du gisement organique… Enfin, les porteurs de projets sont confrontés parfois à l’opposition des riverains, inquiets des nuisances potentielles. « Leurs interrogations sont légitimes, mais résultent souvent d’un défaut d’information » souligne Robert Duranton, vice-président du Département chargé de l’agriculture. C’est pourquoi, le Département a adopté en juin dernier, en partenariat avec l’Etat et la Chambre d’agriculture de l’Isère, une LE MÉTHANE EST EXPLOSIF Le méthane est traité en continu pour être consommé dans un moteur ou injecté dans le réseau, ce qui limite le volume stocké sous pression atmosphérique  : le risque d’explosion est nul. ELLE VA FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT DE CULTURES DÉDIÉES Contrairement à l’Allemagne, où la méthanisation s’est développée grâce aux cultures énergétiques, la France a choisi de la développer à partir des produits considérés réglementairement comme des déchets, incluant fumiers et lisiers. charte de la méthanisation. « Nous veillerons adrer l’imlatatio desuits de mtanisation dans une dynamique territoriale », précise Robert Duranton. POINTS DE VUE Par Marion Frison « DÉGAGER UN REVENU SUPPLÉMENTAIRE » SÉBASTIEN PONCET éleveur à La Bâtie- Montgascon et président de Métha Terre « Notre association, qui regroupe 60 éleveurs locaux, travaille depuis deux ans avec GEG(Gaz et electricité de Grenoble) sur le projet d’une unité de méthanisation agricole à Aoste, dans le Nord-Isère. Cet outil devrait nous permettre de répondre aux nouvelles obligations réglementaires liées au stockage des fumiers et lisiers, et de dégager un revenu supplémentaire, grâce à la vente d’énergie. #06 I NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2016 I ISÈRE MAG B. Fouquet > 25 M. Major >



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