[38] Isère magazine n°5 sep/oct 2016
[38] Isère magazine n°5 sep/oct 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de sep/oct 2016

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (209 x 279) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 21,4 Mo

  • Dans ce numéro : en finir avec les bouchons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> 24 ÉCHAPPÉES BELLES TERROIR Damien Robelet et Jérôme Ogier, producteurs vignerons à Seyssuel, membres de l’association Vitis Vienna. > SON HISTOIRE L’origine du vignoble Vitis Vienna remonte à l’époque gallo-romaine. Vienne est alors la capitale des Allobroges et la réputation de ses vins dépasse largement ses frontières. Des auteurs antiques, tels que Plutarque ou Pline l’ancien, en mentionnent déjà la qualité. Au Moyen Âge, les vignes appartiennent essentiellement à des communautés religieuses qui font prospérer la production de vin. Au XIX e siècle, à Seyssuel, le vignoble (une centaine d’hectares) représente la source principale de revenus de la commune. Malheureusement, il est ensuite dévasté par le phylloxera. Durant la Première Guerre mondiale, les PERSPECTIVES BIENTÔT L’AOC… Les viticulteurs de l’association Vitis Vienna travaillent à obtenir l’Appellation d’origine contrôlée (AOC). Le dossier est désormais porté par le syndicat des Côtes-du-Rhône, qui souhaite étendre sa zone d’appellation plus au Nord, jusqu’à Chassesur-Rhône  : un vrai « plus » qui atteste de la qualité des vins viennois. L’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao), > ISÈRE MAG I SEPTEMBRE-OCTOBRE 2016 I #05 femmes devant remplacer les hommes dans les vignes, les coteaux sont abandonnés au profit de parcelles plus faciles à exploiter. S’en suivent l’exode rural et l’industrialisation, avec le départ des paysans dans les raffineries et les sites de chimie de la vallée du Rhône. Il faudra attendre 1996 pour que trois vignerons de la rive droite du Rhône, Yves Cuilleron, Pierre Gaillard et François Villard, déjà producteurs de Côte-Rôtie, Condrieu ou Saint-Joseph, découvrent les vestiges de cette « pépite » enfouie sous les ronces. Ils décident de faire renaître ce vignoble. Les premiers raisins sont vendangés en 1998. Ils sont ensuite rejoints par d’autres viticulteurs et qui délivre l’AOC, devrait bientôt envoyer des experts sur place. Les vignerons espèrent que la démarche aboutira d’ici un à deux ans. L’AOC apporterait de la notoriété à leurs vins, une ouverture à l’export et une dynamique touristique au plan local entre vin, gastronomie et patrimoine du Pays viennois. L’objectif à terme  : être un grand cru, aussi reconnu que le Condrieu ou le Côte-Rôtie sur la rive droite du Rhône. ZONE DE PRODUCTION Seyssuel, Vienne, Chasse-sur-Rhône VITIS VIENNA VIGNOBLE RESSUSCITÉ Situé le long du Rhône sur les communes de Seyssuel, Vienne et Chasse-sur-Rhône, le vignoble Vitis Vienna renaît de l’oubli grâce une poignée de viticulteurs dénicheurs de grands terroirs. Des vins de qualité qui pourraient bientôt décrocher une AOC. créent ensemble l’association Vitis Vienna en 2004. > SON TERROIR Epousant les courbes du Rhône, les vignes en coteaux surplombent le fleuve sur sa rive gauche. Exposées sud/sud-ouest, elles bénéficient d’un très bon ensoleillement et gardent la chaleur tard dans la journée. C’est le plus septentrional des vignobles de la région… et pourtant il y fait très chaud. La vallée du Rhône étant particulièrement étroite à cet endroit, les vignes bénéficient d’une aération optimale. Soleil, réverbération, vents  : dans ce microclimat, le vignoble profite de conditions exceptionnelles. Sa géologie accentue aussi sa typicité, avec des sols d’une grande minéralité, essentiellement constitués de schistes et de gneiss. Un terroir remarquable qui confère à Vitis Vienna les qualités d’un grand vignoble et une identité propre. > SA PRODUCTION Les vignerons s’attachent à produire du vin de qualité  : choix des parcelles, faible rendement, travail manuel dans les vignes, sélection du raisin, cuvaison et élevage longs… Un vin d’une finesse et d’une subtilité élevées, qui mérite d’être expliqué et connu des consommateurs, notamment étrangers. Par Sandrine Anselmetti EN CHIFFRES J.-S. Faure 14 PRODUCTEURS 35 HECTARES DE VIGNES EN PRODUCTION 1000 HECTOLITRES PAR AN, DONT 30% EXPORTÉS 2 CÉPAGES SYRAH ET VIOGNIER de photos sur www.iseremag.fr
UN PÔLE AGROALIMENTAIRE POUR VALORISER L’AGRICULTURE ISÉROISE Le Département travaille avec ses partenaires sur la création d’un pôle agroalimentaire pour soutenir les agriculteurs et répondre à la demande de produits locaux de qualité. L’agriculture iséroise dispose de nombreux atouts  : la diversité de ses productions, des outils de distribution comme le Marché d’intérêt national, les abattoirs du Fontanil et la légumerie de Moirans et un bassin de consommation important, avec une demande forte pour des aliments de qualité. Pourtant, beaucoup d’agriculteurs sont en difficulté et peinent à vivre décemment de leur travail. « Nous devons renforcer l’ancrage territorial des filières agroalimentaires et augmenter la part des productions iséroises vendues en circuits courts, créateurs de valeur ajoutée », explique Robert Duranton, vice-président du Conseil départemental en charge de l’agriculture. > ORGANISER LA VENTE DE PRODUITS LOCAUX À GRANDE ÉCHELLE Dans cette logique, le Département a impulsé la création d’un pôle agroalimentaire, en lien avec Grenoble Alpes Métropole, des collectivités et la Chambre d’agriculture de l’Isère. Objectif  : mutualiser sur une plateforme des produits de proximité, toutes filières agricoles confondues, et développer des circuits de commercialisation de proximité à destination de la restauration collective  : restaurants scolaires et d’entreprises, maisons de retraite… « Nos cuisines mutualisées d’Echirolles et de Saint- Egrève, étudient la possibilité de servir de la viande locale dans les collèges », précise Évelyne Michaud, vice-présidente du Département déléguée aux collèges. Autre cible potentielle  : les grandes et moyennes surfaces avec qui les éleveurs ont déjà mené des expériences concluantes, dans le cadre du pôle viande coopératif. « Dès le mois d’octobre, nous livrerons trois génisses par semaine au magasin Super U de Saint-Etienne de Saint-Geoirs. C’est un véritable tournant dans les relations entre les agriculteurs et la grande distribution », explique Yannick Bourdat, président de l’association Éleveurs de saveurs iséroises qui regroupe 14 éleveurs. D’autres enseignes devraient suivre prochainement. « Pour autant, nous ne sortirons pas seuls de la crise. Plus nous offrirons des productions variées, plus nous donnerons satisfaction à nos clients. Le pôle agroalimentaire apporte une réponse, sous réserve de réduire le nombre d’intermédiaires et d’offrir à la clientèle les produits qu’elle attend », conclut-il. Par Marion Frison « MUTUALISER LES MOYENS » ERIC ROCHAS, président du pôle viande coopératif, gestionnaire des abattoirs du Fontanil « Le Département financera d’ici à la fin de l’année de nouveaux travaux aux abattoirs, et notamment l’aménagement d’une salle de découpe adaptée aux besoins des éleveurs et des bouchers. Les espaces libérés pourraient accueillir des distributeurs et des entrepôts, dans le cadre du futur pôle agroalimentaire, afin de mutualiser les moyens, tout en donnant une nouvelle dynamique au site ». POINTS DE VUE TERROIR I ÉCHAPPÉES BELLES Il faut augmenter la part des productions iséroises vendues en circuits de proximité « SOUTENIR LES ÉLEVEURS LOCAUX » LUDOVIC CALLOU, directeur du Super U de Saint-Etienne de Saint-Geoirs « Nous référencerons dès octobre des génisses de l’association des Éleveurs de saveurs iséroises. Leurs bêtes, engraissées selon un cahier des charges strict, donnent une viande de qualité supérieure. C’est une attente forte de notre clientèle. Pour nous, cette démarche suppose des contraintes supplémentaires en termes de logistique et un léger surcoût. Mais ainsi, nous soutenons les agriculteurs locaux et nous valorisons leur travail ». #05 I SEPTEMBRE-OCTOBRE 2016 I ISÈRE MAG > 25 >



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