[38] Isère magazine n°22 sep/oct 2019
[38] Isère magazine n°22 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur les mobilités de demain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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> 34 ENSEMBLE I GENS D’ISÈRE EN PISTE POUR BRISBANE Neuf heures et déjà 28°C à l’ombre ! Ce 26 juillet, au stade de l’ASPTT Grenoble Athlétisme à La Tronche, Nicolas Virapin enchaîne les sauts sous l’œil attentif de son entraîneur Fred Mangue. La veille, son après-midi avait été consacré à une séance de musculation dans une salle de sport à Eybens. Pourquoi une telle débauche d’énergie ? Ce Grenoblois de 33 ans fait partie des quatre athlètes isérois avec Aminata Camara, Clément Colomby et Camille Frison qui participeront du 12 au 19 octobre prochain aux Globals Games à Brisbane en Australie, la plus importante compétition mondiale pour les personnes en situation de handicap psychique ou mental. Et Nicolas n’est pas un inconnu dans le circuit ! Membre de l’équipe de France de sport adapté depuis 2016, reconnu sportif de haut niveau Élite par le ministère des sports – cela lui permet d’avoir des horaires de travail aménagés –,C. Lacrampe NICOLAS VIRAPIN YANN-GAËL PONCET IL CHANGE LE MONDE EN MUSIQUE Poète, violoniste, vocaliste et compositeur, Yann-Gaël Poncet a l’archet généreux, collaboratif et rassembleur. C’est un militant engagé pour changer le monde avec ses moyens. Camp de base  : son village de Frontonas. Pour le reste, il voyage d’un continent > ISÈRE MAG I SEPTEMBRE/OCTOBRE 2019 I #22 Je vise quatre médailles d’or il enchaîne depuis les titres de champion du monde, catégorie T21, en saut en longueur, en 200 mètres, en lancer et en combiné triathlon tout en étant détenteur de plusieurs records du monde. C’est dire si il est attendu à Brisbane ! Attendu mais aussi ambitieux  : « Je vise quatre médailles d’or, deux records du monde en 100 et 200 mètres et puis un saut à 5 mètres, c’est mon plus grand rêve », explique-t-il. Quand il n’est pas en compétition, Nicolas pratique le tennis ou se détend avec la Troupe de Pas sages, une formation circassienne qu’il fréquente depuis dix ans. Ses qualités physiques lui permettent de présenter plusieurs numéros en monocycle, trapèze et jonglage. Piste d’athlétisme, piste aux étoiles  : deux endroits où il excelle et où aussi, il a vu changer le regard des autres. Par Richard Juillet à l’autre, avide de rencontres. En résidence d’artiste au Costa Rica, il organise ainsi un premier festival, en 2011, le Transcontinental Calypso, reliant la France et ce pays d’Amérique centrale autour de la musique. Son second Transcontinental (2014-2018) se déroule en Argentine où, autour de la musique andine, il embarque le chanteur, Sergent Garcia, Oscar Miranda et son charango, et toujours le guitariste Jean-Paul Hervé. Aujourd’hui, Yann- Gaël Poncet est animé par un nouvel Transcontinental toujours sur la base d’une immersion avec son violon dans une autre culture, en Afrique cette fois  : Défendre les cultures et l’environnement GRENOBLE « Il s’agit toujours de rencontrer, échanger, apprendre, se nourrir d’identités fortes pour créer un spectacle vivant qui incarne la rencontre à travers un électro-jazz composé à partir de musiques traditionnelles. » Ce troisième Transcontinental, intitulé Shajara – arbre en arabe –, a pour invités d’honneur le chanteur tunisien Mounir Troudi et le cinéaste YannArthus-Bertrand, dont les images défilent en fond de scène. Objectifs  : défendre les cultures et l’environnement, valoriser l’immatériel et l’expression des intelligences collectives pour résister à la menace de tous, manger, boire, écouter ou penser la même chose. Pourquoi arbre ? Pour dire toute l’importance de l’arbre dans un monde qui se désertifie. Contact  : www.yanngaelponcet.com Par Corine Lacrampe R. Juillet FRONTONAS
MICHAËL HERBIET RÉPARATEUR DE VÉLO NOMADE epuis quelques années, des D métiers que l’on croyait disparus – comme réparateur de bicyclettes – ont réapparu dans les villes avec l’engouement pour le vélo, qui plus est à assistance électrique. Pour se déplacer, faire du sport ou tout simplement pratiquer le cyclisme en mode loisir, le deux-roues est un compagnon idéal, ce qui sous-entend aussi qu’il soit bien entretenu. Si l’on peut compter sur de nombreux ateliers en ville, qu’en est-il en milieu rural ? Habitant Laffrey, Michaël Herbiet, 37 ans, constate que « pour faire réparer son vélo à la campagne, ce n’est pas si simple. Il faut souvent démonter les roues pour le faire entrer dans la voiture, se rendre au magasin le plus proche, puis venir le rechercher si l’intervention n’a pu être réalisée sur-le-champ ». Depuis six mois, Michaël propose l’inverse. Après avoir fait ses armes JESSICA BALAZUN Il y a trois ans, Marie a été opérée d’un cancer du sein et a gardé des cicatrices qu’elle a voulu dissimuler. En janvier 2019, elle a poussé la porte du salon de Jessica Balazun pour un tatouage artistique qu’elle arbore désormais avec fierté. Depuis toute petite, Jessica, 33 ans, est passionnée de dessin. À Sillans, dans la Bièvre, elle a ouvert en 2017 l’un des rares salons spécialisés dans le tatouage post-mastectomie  : un espace lumineux et confidentiel où l’on se sent à l’aise pour parler. « Durant la première séance, j’interroge mes clientes sur leur À la campagne, ce n’est pas si simple Le tatouage pour retrouver l’estime de soi passé chirurgical et la façon dont elles ont vécu la maladie. En fonction de leur envie, je leur propose un dessin décoratif ou une reconstruction de l’aréole du mamelon en trompe-l’œil. » À la différence du tatouage 100% esthétique, l’intervention est très encadrée. « Dans tous les cas, il me faut l’autorisation du médecin. Une année complète de dans de grandes enseignes de sport, il s’est mis à son compte et, avec son camion-atelier, il se déplace chez les particuliers et les entreprises pour offrir ses services dans les lieux les plus reculés du département  : Matheysine, Trièves, Belledonne, Vercors… « Depuis mon passage à leur domicile, certains clients, qui avaient délaissé leur vélo, se sont même remis en selle », poursuit-il. Pour l’heure, sa clientèle s’étoffe surtout grâce au bouche-à-oreille. Mais Michaël utilise une autre technique tout aussi efficace. « Lorsque j’interviens chez un particulier, je prends le temps de faire le tour du village ou de laisser des flyers dans les boîtes aux lettres. Les gens recherchent la proximité, et moi c’est pile ma démarche ! « Contacts  : 06 45 69 15 66 ; www.latelier-mobile.fr Par Richard Juillet TATOUEUSE RÉPARATRICE cicatrisation est nécessaire et je ne tatoue jamais une patiente en cours de traitement. Les séances sont aussi plus courtes et plus espacées. Pour le geste, j’utilise une technique et du matériel peu intrusifs et respectueux de la peau. » Jessica peut aussi camoufler toute sorte de cicatrice ou recolorer une partie du corps dépigmentée. Début septembre, elle a ouvert un second salon à Tullins. Dans le cadre d’« Octobre rose », campagne nationale de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, elle présentera son métier à la Clinique de Chartreuse, à Voiron, où exerce le docteur Reinbold, chirurgien plasticien qui lui accorde SILLANS GENS D’ISÈRE I ENSEMBLE LAFFREY sa confiance depuis le début de son activité. Contacts  : 07 70 26 24 30 ; www.blueswallowtattoo.fr Par Annick Berlioz #22 I SEPTEMBRE/OCTOBRE 2019 I ISÈRE MAG R. Juillet A. Berlioz > > 35



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