[38] Isère magazine n°21 mai à aoû 2019
[38] Isère magazine n°21 mai à aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de mai à aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : médecins, on recrute en Isère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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36 > ENSEMBLE AUTONOMIE DEUX GÉNÉRATIONS SOUS LE MÊME TOIT F. Pattou Pour lutter contre l’isolement des seniors et résoudre les problèmes de logement des jeunes, l’association DiGi a une solution  : la cohabitation intergénérationnelle. En 2018, près de 80 binômes se sont ainsi constitués. Paule, 92 ans, a trouvé une présence rassurante et Pablo, un logement à moindre coût. Depuis la rentrée de septembre, Paule, 92 ans, partage son toit avec Pablo, 26 ans, un étudiant en troisième année d’architecture. Après avoir perdu son conjoint en juillet dernier, elle se voyait mal vivre seule chez elle dans sa maison de Corenc. Le jeune homme, originaire du Mexique, se sentait tout aussi isolé et ne disposait d’aucune garantie pour accéder à un loyer. Tous deux ont opté pour le logement partagé. Mis en place et géré par l’association Domicile intergénérations isérois (DiGi), avec l’appui du Département de l’Isère, ce dispositif est régi par un contrat qui fixe des règles très précises pour chacun. Concrètement, la personne âgée propose une chambre meublée de 10 mètres carrés au minimum en contrepartie d’une somme de 50 euros mensuels couvrant les frais de gaz, d’eau et d’électricité. En échange, le jeune s’engage à être présent quatre soirs par semaine et deux week-ends par mois. Il apporte aussi un peu d’aide pour les tâches de la vie quotidienne  : faire les courses, réaliser de petits travaux de dépannage ou tout simplement tenir compagnie. Tous > ISÈRE MAG I MAI/JUIN 2019 I #21 deux doivent adhérer à l’association. De son côté, DiGi s’assure que tout fonctionne bien. « Nous vérifions en amont que le logement est conforme et constituons les binômes en tenant compte de leur personnalité et de leurs centres d’intérêt. En cas de problème, nous sommes là pour libérer la parole et assurer un rôle de médiation », explique Annick Piquet, directrice de DiGi. > ADAPTER LE DISPOSITIF AUX NOU- VEAUX BESOINS Pour l’instant, le dispositif s’adresse plutôt à des étudiants et à des seniors résidant dans l’agglomération grenobloise. Mais à l’avenir, DiGi souhaite l’étendre sur l’ensemble du département et toucher de jeunes travailleurs et apprentis qui n’ont pas les moyens de se loger. « Avec les bailleurs sociaux, nous avons mis en place une formule consistant à héberger de jeunes colocataires dans le parc social pour un loyer minoré. En contrepartie, ils s’engagent à rendre régulièrement visite aux résidents âgés et à leur proposer des rencontres conviviales, comme des goûters », poursuit Annick Piquet. En 2019, ce principe devrait être expérimenté dans une résidence autonomie, la maison de retraite pour personnes valides, à Corenc. Autre idée, permettre à des retraités qui ont de faibles ressources et vivent dans un grand appartement de loger un jeune pour 150 euros par mois. Dans ce cas, la présence journalière du jeune locataire ne sera pas exigée. La personne âgée pourra, quant à elle, s’assurer un revenu supplémentaire qui ne sera pas imposable. Plus de contacts  : 04 76 03 24 18 ; 2, boulevard Maréchal-Joffre, Grenoble ; www.digi38.org ZOOM Par Annick Berlioz « LES JEUNES RÉCOMPENSÉS » > CHRISTIAN COIGNÉ, VICE-PRÉSIDENT DU DÉPARTEMENT CHARGÉ DU FONCIER ET DU LOGEMENT, PRÉSIDENT DE DIGI. « La cohabitation intergénérationnelle est un vrai partage. Elle permet de maintenir les seniors le plus longtemps possible à domicile et d’encourager les jeunes à la citoyenneté. Depuis trois ans, nous voulons améliorer cette forme d’habitat, en proposant de nouvelles réponses, mais aussi en initiant les jeunes aux gestes de premiers secours et à l’accompagnement des personnes âgées. Chaque année, à l’occasion de la Semaine nationale de l’engagement, nous leur remettons un certificat d’engagement qui pourra leur servir d’appui dans leur recherche d’emploi. Une bonne façon de les remercier pour leur action. »
APPEL À VOLONTAIRES… Le service départemental d’incendie et de secours de l’Isère recrute actuellement des sapeurs-pompiers volontaires pour renouveler ses effectifs. Il cherche aussi à diversifier les profils et souhaite notamment attirer davantage de femmes. Pourquoi pas vous ? En France, mais aussi dans nombre de pays européens, comme l’Allemagne, l’Italie ou encore les Pays-Bas, l’engagement volontaire constitue la base de notre modèle de secours d’urgence. En Isère, on compte ainsi 4 200 sapeurs-pompiers volontaires pour 827 sapeurs-pompiers professionnels et 250 personnels administratifs, techniques et spécialisés, répartis aussi bien en ville que dans les territoires les plus reculés. Un rapport de un à quatre qui fonctionne parfaitement tant que les effectifs sont suffisants et qu’ils permettent aux équipes d’intervenir selon les codes de procédure. « Dans une société jugée de plus en plus individualiste, les contraintes de l’engagement sont moins acceptées que par le passé. D’autant qu’en parallèle le nombre des interventions bat des records d’année en année, avec de plus en plus de missions à caractère social. En Isère, le nombre d’interventions est passé de 69 092 en 2016 à 81 190 l’an passé ! L’engagement des volontaires est donc indispensable pour garantir notre sécurité aux côtés des sapeurs-pompiers professionnels », explique Jean-Claude Peyrin, président du conseil d’administration du Sdis de l’Isère. > SERVIR SA COMMUNAUTÉ Pour garantir une continuité de service, diversifier les profils et fidéliser l’engagement, le Sdis de l’Isère a lancé, à l’automne dernier, une importante campagne de sensibilisation intitulée « #Tous volontaires », où des sapeurs-pompiers volontaires, comme Pierrick, 20 ans, boucher-charcutier, Aurore, 27 ans, esthéticienne, ou encore David, 38 ans, professeur d’université, font part de leur vécu et surtout réfutent quelques clichés bien ancrés  : « Le sapeur-pompier tout en muscles, oui, ça existe, mais une bonne condition physique suffit », expliquent-ils. Autre grief  : « C’est chronophage. » Certes, les services départementaux d’incendie et de secours doivent être aujourd’hui le dernier service public ouvert 24 h/24 et 7 j/7, mais là aussi les pratiques ont évolué. Les Sdis se sont mis à la place des engagés volontaires et tiennent compte désormais de leurs impératifs dans l’élaboration des plannings. Étudiante, Pauline donne ainsi quelques heures par semaine sans que son engagement soit préjudiciable à ses études. « Au contraire, j’ai trouvé une ambiance, du soutien, une famille », se réjouit-elle. Pour devenir volontaire, il faut avoir entre 16 et 60 ans, jouir de ses droits civiques, être en bonne condition physique et médicale mais surtout avoir l’idée de se rendre utile au bénéfice des autres. « On peut être tenté d’aller sauver les baleines au bout du monde alors que parfois, c’est tout simplement au bout de sa rue que l’on a besoin de vous », concluent-ils. ZOOM Par Richard Juillet APPRENEZ LES GESTES QUI SAUVENT Depuis 2016, pour éduquer les citoyens à la prévention et au secourisme, le Sdis 38 propose tous les premiers samedis du mois une initiation aux gestes qui sauvent dans dix de ses casernes. Au programme  : position latérale de sécurité, massage cardiaque ou utilisation du défibrillateur… L’an passé, 1 700 Isérois ont participé à ce programme gratuit. Inscriptions  : www.sdis38.fr REPÈRES CITOYENNETÉ I ENSEMBLE LE SDIS 38 EN CHIFFRES* - Budget  : 121 millions d’euros, dont 54,15 millions financés par le Département de l’Isère. - Effectifs  : 4 200 sapeurs-pompiers volontaires 827 sapeurs-pompiers professionnels 250 personnels administratifs, techniques et spécialisés - Véhicules  : 970 - Casernes  : 113 - 80 190 interventions dont 82% secours à victime, 9% incendies, 8% opérations diverses, 1% risques technologiques. - 1079 visites préventives (immeubles, centres commerciaux, structures d’accueil pour personnes âgées, crèches, salles de spectacle…) *2018 Sdis 38 #21 I MAI/JUIN 2019 I ISÈRE MAG > 37 >



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