[38] Isère magazine n°21 mai à aoû 2019
[38] Isère magazine n°21 mai à aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de mai à aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : médecins, on recrute en Isère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> 18 > L’ISÈRE AVANCE L’ACCÈS AUX SOINS C’EST LEUR PRIORITÉ ! ARTHUR LESSI AMANDINE GÉHIN LAURENT RODRIGUES ÉTUDIANT EN MÉDECINE À LA FACULTÉ DE LYON « CE DISPOSITIF EST TRÈS INCITATIF » En troisième année d’internat à la faculté de médecine de Lyon, Arthur Lessi, 25 ans, a prévu de s’installer près de Bourgoin-Jallieu une fois diplômé. « Je connais bien ce territoire, car j’y ai vécu longtemps », précise-t-il. Si le jeune homme était déjà décidé à exercer en milieu rural, l’aide du Département a été déterminante dans son choix du territoire isérois. « Ce dispositif est très pertinent par rapport à ce qui est proposé dans d’autres départements. En tant qu’interne, je gagne en moyenne 1 600 euros par mois. J’ai pu doubler ma rémunération. Je peux ainsi envisager sereinement une installation durable. Je tiens d’ailleurs à remercier le Département pour son soutien et sa clairvoyance concernant l’efficacité des mesures incitatives. Les mesures coercitives, au contraire, ne permettent aucun projet viable sur le long terme. » ISÈRE MAG I MAI/JUIN 2019 I #21 MÉDECIN À BOUGÉ-CHAMBALUD « UNE TRÈS BONNE PATIENTÈLE » Une grosse pomme rouge à l’entrée de Bougé-Chambalud rappelle sa situation au cœur des vergers du Pays roussillonnais. C’est dans cette commune semi-rurale de 1 400 habitants qu’Amandine Géhin a choisi de s’installer avec un autre médecin, en mai 2018. Un an plus tard, à 32 ans, cette mère de trois enfants – qui a bénéficié d’une bourse d’études en troisième année d’internat et d’une aide à l’installation du Département – est ravie  : « Habitant à Roussillon, à quinze minutes de mon cabinet, c’est idéal ! Ici, on est aussi proches de Vienne, avec une très bonne patientèle. La bourse d’études (56 000 euros sur trois ans) est vraiment appréciable pour démarrer. Quant à l’aide à l’installation (jusqu’à 10 000 euros, sur facture), elle m’a évité de faire un prêt pour acheter la table d’examen, le bureau, l’ordinateur, le logiciel médical… » MÉDECIN GÉNÉRALISTE ET MAÎTRE DE STAGE À CHÂTONNAY « J’AI SAISI L’OPPORTUNITÉ » Originaire de Montpellier, Laurent Rodrigues, 32 ans, est arrivé en Nord-Isère en 2012 pour suivre sa compagne, mutée dans la région. Après six mois de stage d’internat chez le docteur Guillet, au sein de la maison médicale de Châtonnay, il s’est associé avec lui en 2015 comme généraliste dans ce village de 2 000 habitants  : « Il cherchait un associé depuis deux ans. J’ai saisi l’opportunité et je ne regrette rien  : il y a beaucoup de travail ! » Ce stage lui ayant été très profitable, Laurent a décidé à son tour de se former pour devenir maître de stage universitaire et tutorer un étudiant. « Cette formation sur deux jours est très utile et concrète. L’indemnité de 750 euros proposée par le Département permet de compenser les pertes occasionnées par la fermeture du cabinet. Et c’est gratifiant d’être au côté d’un futur confrère. Cela fait un vivier de remplaçants ou de successeurs  : j’en suis la preuve ! » DENIS MACÉ MAIRE DE VALBONNAIS « UN PARTENARIAT PRÉCIEUX » Au 1er juillet, le docteur Escalon, seul médecin de Valbonnais et des dix communes à la ronde, dans l’extrême sud de l’Isère, pourra prendre une retraite bien méritée. La maison médicale communale, où exercent déjà une kinésithérapeute et une orthophoniste, devrait accueillir un médecin en cabinet secondaire. Un soulagement pour Denis Macé, maire de ce village de 500 habitants  : « Avec le docteur Escalon, nous nous sommes mobilisés dès 2013 pour faire les démarches administratives et obtenir les autorisations nécessaires auprès de l’agence régionale de santé pour créer une maison pluridisciplinaire dans l’ancienne poste. Le partenariat avec le Département a été précieux pour susciter l’intérêt d’un médecin et financer une partie des travaux. »
ANGÉLIQUE DELAGE PATIENTE À LA MSP DE TIGNIEU-JAMEYZIEU « C’EST TRÈS RASSURANT » Quand Angélique Delage, 37 ans, s’est installée en 2012 avec sa petite famille à Tignieu- Jameyzieu, commune du Nord-Isère de 6 950 habitants, un seul médecin acceptait de prendre de nouveaux patients. Originaire de la région parisienne, elle avait de fortes attentes en offre de soins. « En octobre 2017, une maison de santé pluridisciplinaire a ouvert ses portes sur la commune, à cinq minutes de la maison, et nous en sommes très satisfaits. Le principal avantage est que nous avons six médecins sous la main. Tous ont accès à notre dossier médical. C’est très rassurant. En cas de problème, nous sommes sûrs d’être reçus rapidement, même si notre médecin traitant est absent », se réjouit cette maman de deux garçons de 11 et 14 ans. « En décembre dernier, mon fils aîné a eu une appendicite et nous avons eu un rendez-vous surle-champ. Le docteur l’a envoyé aux urgences à l’hôpital de Bourgoin-Jallieu. » ÉMILIE PHILIPPE INTERNE AU CHU DE GRENOBLE-ALPES « DES ATTENTES DIFFÉRENTES SELON LES GÉNÉRATIONS » Comment améliorer l’offre de soins dans un territoire de montagne ? C’est le sujet de thèse d’Émilie Philippe, 30 ans, interne au CHU de Grenoble-Alpes qui travaille sous la direction de Jérôme Fauconnier, médecin et président de la communauté de communes du Trièves. « Dans le Trièves, il n’y a que huit généralistes pour 10 000 habitants. Les délais d’attente pour un rendez-vous sont très longs et il n’y a aucun système de garde les soirs et week-ends. Avec un sociologue, je vais à la rencontre des professionnels de santé, des élus et des habitants, réunis en groupes de travail. Selon les générations, les attentes semblent très différentes. Les aînés sont attachés au médecin de famille alors que les jeunes adultes savent qu’ils vont devoir faire avec d’autres pratiques, comme la télémédecine ou les maisons de santé. » Dans les mois qui viennent, les résultats de cette enquête seront remis aux élus, qui pourront agir en toute connaissance de cause. DOSSIER I L’ISÈRE AVANCE Jeunes médecins, étudiants, patients ou élus locaux  : ils luttent contre les déserts médicaux. BERNARD FREYDIER HABITANT DE GRESSE-EN-VERCORS TRIÈVES  : UNE COUVERTURE MÉDICALE RENFORCÉE « Depuis 1995, nous avions un médecin seulement durant les saisons touristiques d’hiver et d’été. En mars, il a pris sa retraite. Aujourd’hui, lorsqu’on est malade, il faut se rendre à Monestier-de-Clermont, à 14 km, où sont installés trois généralistes pour 13 communes », témoigne Bernard, 67 ans. Il y a deux ans, les habitants se sont regroupés en collectif pour remédier à ce problème. Parallèlement, l’agence régionale de santé a donné son feu vert pour créer une maison de santé à Monestier-de- Clermont. Un projet porté par la Communauté de communes du Trièves, maître d’ouvrage, mais aussi par les médecins et infirmiers du village qui se sont très investis. Deux praticiens devraient s’y installer. « Il en faudrait au moins le double pour satisfaire la demande ! Notre combat est d’enrichir ce projet en maintenant un cabinet médical saisonnier à Gresse-en-Vercors, en disposant d’un cabinet de radiologie mobile et d’un système de garde à l’échelle du Trièves, assurant des permanences la nuit et les fins de semaine. » ANTOINE DEGROOTE ÉTUDIANT EN MÉDECINE À LA FACULTÉ DE GRENOBLE « UNE MEILLEURE QUALITÉ DE VIE » « Dans les deux ans qui viennent, je vais m’installer comme médecin généraliste à Viriville, à 15 kilomètres de La Côte-Saint- André. Ici, il n’y a qu’un médecin pour 1 600 habitants ! J’ai obtenu une aide de 56 000 euros du Département de l’Isère, dont la première partie m’a été versée en mars dernier. J’ai découvert ce dispositif il y a un an et le trouve très incitatif financièrement. En tant qu’interne, je gagne en moyenne 1 600 euros par mois. J’ai pu doubler mon salaire et être beaucoup plus à l’aise pour rembourser mon crédit », témoigne Antoine. Ce coup de pouce a été décisif et a accéleré son projet d’installation. « Je voulais exercer en milieu rural pour avoir une meilleure qualité de vie. Je monte ce projet avec deux autres étudiants, l’un en dentisterie et l’autre en ostéopathie. À terme, nous devrions intégrer une maison de santé pluridisciplinaire, dont l’ouverture est prévue en septembre 2019, et travailler en réseau avec d’autres professionnels de la santé. » #21 I MAI/JUIN 2019 I ISÈRE MAG > 19 >



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