[38] Isère magazine n°20 mar/avr 2019
[38] Isère magazine n°20 mar/avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de mar/avr 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : la culture sort du cadre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 > F. Pattou ÉCHAPPÉES BELLES PRODUIT IS(H)ERE Jadis les champignons, que l’on consomme depuis l’Antiquité, poussaient essentiellement sur du bois. C’est le développement du champignon de Paris dans des grottes (idéales pour l’humidité, comme dans l’élevage de Voreppe aujourd’hui disparu) et la présence de grosse quantité de fumier de cheval, au XIX e siècle à Paris, qui va faire exploser la production et la consommation. La baisse du nombre de producteurs (370 dans les années 1970, 60 seulement depuis les années 1990) due aux regroupements de l’agroalimentaire et à la concurrence des pays > ISÈRE MAG I MARS/AVRIL 2019 I #20 ZOOM LE LENTIN DU CHÊNE, UN CHINOIS VENU... DE FRANCE de l’Est, s’est accompagnée d’une spécialisation des champignonnistes indépendants, qui travaillent principalement sous serre (les grottes étant délaissées pour raison de sécurité !). En Isère, Champi’Good, à Saint-Alban-de-Roche, est aujourd’hui l’unique producteur professionnel de champignons. Reprise en 2014 par François Berliet, l’exploitation produit trois variétés  : le champignon de Paris blanc et brun, le pleurote gris et jaune, et le shiitaké. > LE TERROIR « Le Nord-Isère est la région idéale « Le lentin du chêne s’est mis à marcher en France dès qu’on lui a donné le nom de son homonyme asiatique le shitaké », s’amuse François Berliet. Le lentin du chêne est la variété de Champi’Good la plus difficile à commercialiser. Poussant en quinze semaines et à l’unité, les carpophores se récoltent à la main, ce qui explique un prix assez élevé. Son goût prononcé et sa texture charnue qui rappelle celle du cèpe en font un accompagnement de choix pour le gibier et les viandes rouges (contrairement aux pleurotes, au goût plus fin, à réserver pour les viandes blanches ou le poisson). « Mais rien de tel qu’un shitaké revenu dans du beurre, avec un œuf cassé dessus ! », confesse le producteur gourmand. F. Pattou PARIS, PLEUROTES ET SHITAKÉS… Bénéficiant du climat idéal du Nord-Isère, Champi’Good est le dernier professionnel du département à produire des champignons. Et l’un des seuls de la région à produire trois variétés  : pleurotes, shitakés et champignons de Paris. SAINT-ALBAN-DE-LA-ROCHE pour les champignons, surtout de mars à mai et de septembre à novembre, avec un climat à la fois doux et humide », explique François Berliet. Les sept serres de l’exploitation jouissent ainsi d’une excellente hygrométrie. Mais avec le dérèglement climatique, les étés parfois trop chauds nuisent au développement des champignons, même en arrosant. > L’ÉLEVAGE Élevés sur des blocs de substrat de paille (pleurotes), avec des copeaux de bois (shitaké) ou sur fumier de cheval (Paris), les champignons poussent soit en d’élégantes grappes (pleurotes) ou à l’unité (shitaké et champignons de Paris). En pleine saison, les pleurotes poussent en une semaine, contre trois en hiver. « Ils doivent être dégustés frais dans les jours qui suivent la récolte, contrairement au shitaké qui sèche bien. » Le ramassage occupe une grande partie des journées du champignonniste, avec le tri et la coupe des pieds. Les excédents de production vont dans la fabrication de pots apéritifs, de soupes, de veloutés ou de sachets stérilisés, tous cuisinés et conditionnés sur l’exploitation avec des produits issus de l’agriculture locale, sans colorants ni conservateurs. > OÙ LES TROUVER ? Agréé Is(h)ere, Champi’Good est distribué dans 24 magasins de producteurs, dont la Halle paysanne à Bourgoin-Jallieu, La Gamme paysanne, à La Frette, Saveurs paysannes, à Crémieu, La Ronde des fermes, à Estrablin (liste complète sur www.champigood.fr). Certains restaurants cuisinent à merveille ses champignons, comme L’Émulsion (une étoile), à Saint- Alban-de-Roche, L’Alouette, à Bonnefamille, le Demptézieu à Saint-Savin, le domaine du Çatey à l’Isle-d’Abeau, le Palegrilé à Corrençon-en-Vercors ou le Domaine de Clairefontaine à Chonas-L’Amballan. Par Frédéric Baert REPÈRES La marque is(h)ere ELLE GARANTIT DES PRODUITS  : issus d’une ferme iséroise ou élaborés à partir de produits agricoles du territoire, qui assurent une juste rémunération au producteur, qui respectent les bonnes pratiques d’élevage et le bienêtre animal ainsi que la maîtrise des produits et traitements des cultures.
R. Juillet BIENTÔT DES ŒUFS BIO IS(H)ERE Le Département de l’Isère et les agriculteurs prestataires du groupe coopératif La Dauphinoise vont prochainement lancer la marque d’œufs bio et plein air Is(h)ere qui garantit au consommateur qualité et proximité. Une filière durable qui se met en place. Dès le mois de juin, les consommateurs avertis pourront dénicher dans les rayonnages des magasins Gamm Vert* des œufs bio et de plein air estampillés Is(h)ere. Des œufs qui proviendront pour partie de l’élevage de Jean-François Charpentier et de Jean-François Logut situé à Thodure, dans la plaine de la Bièvre, près de Beaurepaire. Petits-fils et fils d’agriculteurs, producteur de fraises et de céréales pour l’un et de semences de maïs pour l’autre, les deux amis se sont associés, il y a deux ans, pour créer l’EARL les Gallines et développer un élevage de poules de ponte. Mais dans un format XXL ! Quinze mille pondeuses, réparties en deux enclos, cohabitent en effet sur 6 hectares de prairie en plein air et produisent de 13 000 à 14 000 œufs bio par jour. Une nouvelle activité qui correspond à une véritable tendance du marché. « Les poules pondeuses en cage, c’est fini. Les consommateurs sont sensibles au bien-être animal et veulent aujourd’hui des œufs dits alternatifs, de plein air, AB ou Label rouge, souligne Jean-François Logut. La demande est aussi très locavore. Consommer des œufs venant de Bretagne est devenu un non-sens. » Mais pour satisfaire ces exigences et alimenter durablement les linéaires des supermarchés, le volume des productions artisanales ne suffit pas. Il faut changer de braquet et créer une filière. > LA TENDANCE  : LES ŒUFS ALTERNATIFS C’est là qu’intervient le groupe coopératif La Dauphinoise. Déjà présente sur le marché de l’œuf avec les marques Val d’Or, Avibresse ou encore Baby Coque, la coopérative, via sa filiale Envie d’œufs Sud- Est, a opéré depuis plusieurs années un changement complet de stratégie qui est aujourd’hui compatible avec le règlement d’usage de la marque Is(h)ere. « Nous nous positionnons désormais sur les productions alternatives d’œufs, dont la demande est en forte croissance et souhaitons d’ici à 2025 commercialiser 75% d’œufs alternatifs contre 50% aujourd’hui, explique Bernard Clavel, le référent œufs du groupe. Alors adhérer à la marque Is(h)ere portée par le Département s’inscrit pleinement dans notre démarche de qualité et de proximité. » Mais pour tenir cet engagement, La Dauphinoise doit trouver de nouveaux éleveurs de volailles de Sur leur site de production d’œufs bio, à Thodure, Jean-François Charpentier et Jean-François Logut, entourant Bernard Clavel, le référent œufs du groupe coopératif La Dauphinoise. ponte qui convertiraient leur exploitation en bio. Une démarche vertueuse qui n’est pas sans poser quelques difficultés, car « passer en bio » demande des exploitations plus gourmandes en espace et impose de réelles contraintes sanitaires. Jean-François Charpentier et Jean-François Logut, eux, n’ont pas hésité. *Groupe La Dauphinoise. TERROIR I ÉCHAPPÉES BELLES ZOOM Richard Juillet ŒUFS BIO  : LES NORMES Pour produire des œufs bio, Jean- François Charpentier et Jean-François Logut ont converti une partie de leurs terres en bio — 6 hectares — et construit un bâtiment de 2 800 mètres carrés pour répondre à la législation  : 1 mètre carré pour six poules pondeuses en intérieur et 4 mètres carrés par poule en parcours extérieur. La nourriture, constituée de blé, luzerne, maïs et protéines, est bio également. REPÈRES Le groupe La Dauphinoise est le deuxième producteur d’œufs agréé Is(h)ere après le GAEC de Pré Pallon, à Saint-Martin-le-Vinoux, qui commercialise ses produits sur les marchés, les commerces de détail et les magasins de produits locaux. #20 I MARS/AVRIL 2019 I ISÈRE MAG > 25 >



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