[38] Isère magazine n°20 mar/avr 2019
[38] Isère magazine n°20 mar/avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de mar/avr 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : la culture sort du cadre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> 10 > L’ISÈRE AVANCE ENTREPRISES WRIGHT PIONNIER DES PROTHÈSES HIGH-TECH Le numéro deux mondial des prothèses des membres supérieurs, né de la fusion de Tornier et de Wright Medical, continue à innover sur un segment très pointu. Produites à Montbonnot-Saint-Martin, ses prothèses d’épaule, de plus en plus proches de l’anatomie humaine, sont très prisées des chirurgiens du monde entier. Discrète comme une prothèse d’épaule, la société Wright s’est depuis longtemps fait un nom dans les hôpitaux. L’ex-Tornier, implanté à Montbonnot-Saint-Martin, qui a fusionné avec Wright Medical et pris son nom en 2015, est reconnu pour ses innovations sur les « extrémités supérieures » – épaule, coude, main, poignet – qu’il exporte depuis son nouvel entrepôt inauguré l’automne dernier pour faire face à la demande. « Le marché est très concurrentiel et difficile à cause des réglementations médicales de chaque pays. Il faut attendre jusqu’à trois ans aux États-Unis pour commercialiser un nouveau produit. Mais, avec 12% de croissance en 2018, cela ne nous empêche pas de viser la première place mondiale », explique Franck Garaud, directeur général de Wright France, qui a embauché 40 nouveaux collaborateurs l’an passé. ZOOM DES PROTHÈSES DE HAUTE PRÉCISION IMPRIMÉES EN 3D Wright a été un pionnier de l’impression 3D de prothèses orthopédiques. À Montbonnot-Saint-Martin, six machines produisent des pièces sur la base de fusion laser de couches de poudre de métal (photo ci-contre). Une technologie qui en fait des produits uniques, personnalisés, toujours plus proches de l’anatomie humaine. Auparavant conçues à partir d’une barre de métal, les prothèses Wright sont aussi conçues en Pyrocarbone. Ce matériau, fabriqué sur le site de Wright de la Presqu’île scientifique de Grenoble, a en effet des propriétés élastiques proches de l’os qui rendent les prothèses de coude, de main ou de poignet moins contraignantes pour les patients. EFFECTIFS  : 3 000 dans le monde, dont plus de 400 salariés à Montbonnot-Saint- Martin et 15 à Grenoble CA GROUPE 2017  : 665,6 millions d’euros ISÈRE MAG I MARS/AVRIL 2019 I # 20 Développant ses prothèses depuis les années 1950 avec des chirurgiens de renom, Tornier a grandi au rythme de ses découvertes  : premières prothèses de hanche dans les années 1960, puis de genou vingt ans plus tard. Dans les années 1990, c’est la commercialisation de sa prothèse d’épaule anatomique qui va lui ouvrir les portes du marché américain et la rendre incontournable à l’international. La société familiale est rachetée en 2006 par un fonds d’investissement et sa fusion récente avec Wright – spécialisé dans les prothèses pour « extrémités inférieures » – en fait un groupe complet. > INNOVER SUR LES IMPLANTS… « Les deux entités, de taille équivalente en chiffre d’affaires, avec chacune des filiales à l’étranger, sont très complémentaires », précise Franck Garaud. Et elles ont un objectif commun  : continuer à innover sur les implants SITES  : Montbonnot-Saint- Martin, Grenoble, Lyon, Nogent (France), Macroom (Irlande) et Memphis (États-Unis) 421 000 pièces produites en France F. Pattou Trumpf-Sisma 1950 CRÉATION MONTBONNOT- SAINT-MARTIN adaptés à l’anatomie des patients. « L’impression 3D, que nous avons été les premiers à utiliser, est une technologie qui a bouleversé les outils de production. Tous les fabricants s’y sont mis après nous «, poursuit-il. En parallèle, Wright a acquis fin 2017 la société Imascap qui propose des solutions informatiques pour la pose de prothèses. Reproduisant l’environnement articulaire du patient en 3D, les logiciels Imascap sont une aide précieuse pour prévoir les gestes des chirurgiens et l’impact de la chirurgie sur une épaule, par exemple. Un nouvel élément à ajouter à la boîte à outils que Wright conçoit pour les médecins utilisant ses produits, en plus des formations proposées chaque année. « Nos acheteurs sont les hôpitaux, mais nos interlocuteurs, ce sont les chirurgiens, note Frank Garaud. C’est important de leur proposer toujours plus de services. » Par Frédéric Baert F. Pattou
ENTREPRISES I L’ISÈRE AVANCE LES GRANDS TRAVAUX DU DÉPARTEMENT ROUTES A 480 ET ÉCHANGEUR DU RONDEAU  : TOP DÉPART POUR LES AMÉNAGEMENTS Le 15 février dernier, les quatre signataires du protocole relatif au projet d’aménagement de l’autoroute urbaine A 480 et de l’échangeur du Rondeau, à Grenoble, l’État, le Département de l’Isère, Grenoble-Alpes Métropole et Area, annonçaient le lancement des travaux. Quatre années de chantier seront nécessaires pour sécuriser et améliorer durablement la desserte de l’aire métropolitaine grenobloise. Qui ne s’est jamais retrouvé bloqué dans ces interminables bouchons qui se forment aux heures de pointe sur l’A 480 ? Pour pallier ces difficultés, frein à l’attractivité de Grenoble et de l’Isère, et source de désagréments pour les usagers comme pour les riverains, le Département s’est mobilisé dès 2015 afin qu’émerge une solution viable et pérenne pour les cinquante ans à venir. « Nous avons fait inscrire l’amélioration de la traversée ouest de l’agglomération grenobloise par l’A 480 au Plan de relance autoroutier porté par l’État et les sociétés autoroutières, rappelle Jean-Claude Peyrin, vice-président chargé des transports et de la mobilité, tout en apportant notre soutien au bouclage financier de l’opération. » Depuis, études, débats, réunions publiques… se sont succédé jusqu’à l’esquisse d’un projet définitif qui prévoit la mise à deux fois trois voies de cette autoroute urbaine sur 7 kilomètres – sans toucher à l’emprise foncière autoroutière actuelle – et le réaménagement de l’échangeur du Rondeau. « Nous voulons disposer d’une infrastructure moderne qui sera l’occasion d’expérimenter de nouvelles mobilités, avec, pourquoi pas, une voie dédiée au covoiturage en amont sur l’A 48 et demain aux voitures sans conducteur », poursuit Jean- Claude Peyrin. L’A 480 est un équipement vétuste réalisé il y a un demi-siècle qui ne prend pas en compte les exigences d’aujourd’hui tant sur le plan environnemental que sur la sécurité des usagers. Les eaux de ruissellement chargées d’hydrocarbures se répandent directement dans le Drac, les murs antibruit sont insuffisants, le revêtement de la chaussée ancien, les aménagements paysagers disparates, la qualité de l’air préoccupante et certaines bretelles de sortie sous-dimensionnées au trafic actuel. Autant d’éléments qui ont plaidé en faveur d’une remise à niveau complète de l’équipement. > QUATRE ANNÉES DE CHANTIER Que sait-on des aménagements futurs ? Le préfet de l’Isère a annoncé le 15 février dernier que la vitesse sur la portion centrale serait fixée à 70 km/h. L’autoroute en amont de Saint-Égrève et en aval du Rondeau resteront à deux fois deux voies pour ne pas créer d’appel d’air. La largeur des voies permettra une meilleure coexistence des voitures et des poids lourds, avec un maintien des bandes d’arrêt d’urgence. Les murs antibruit seront portés de 900 mètres actuellement à 6 kilomètres. Un échangeur supplémentaire et une passerelle pour les modes doux seront aménagés. La ligne à haute tension entre Catane et le Rondeau sera enfouie et la digue du Drac consolidée avec une végétalisation adaptée au paysage urbain. Quant aux aménagements de l’échangeur du Rondeau, ils porteront sur la création d’une tranchée couverte végétalisée de 300 mètres destinée à séparer les flux de circulation et à supprimer l’entrecroisement des files à l’origine de nombreux dysfonctionnements. La mise en service des nouveaux aménagements est prévue pour 2023. QUI FINANCE QUOI ? > Area finance les travaux d’aménagement de l’A 480  : 300 millions d’euros. > L’État et les collectivités locales ceux du Rondeau  : 83 millions d’euros, dont  : Département de l’Isère  : 17,43 millions d’euros Région Auvergne-Rhône-Alpes  : 6,64 millions d’euros Grenoble-Alpes Métropole  : 23,24 millions d’euros État  : 35,69 millions d’euros F. Pattou Préfecture de l’Isère #20 I MARS/AVRIL 2019 I ISÈRE MAG > 11 >



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