[38] Isère magazine n°17 sep/oct 2018
[38] Isère magazine n°17 sep/oct 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de sep/oct 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : peintre des profondeurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> 16 > L’ISÈRE AVANCE AVEC IS(H)ERE  : TOUT LE MONDE EST GAGNANT ! n juin dernier le Département de l’Isère a lané la marue Isere ne marue arantissant aux consommateurs des produits de proximité et de qualité et une juste rémunération aux agriculteurs, qui entend ainsi redonner durablement des couleurs à l’agriculture iséroise en aorisant l’aat itoen « La marque Is(h)ere va nous permettre de toucher le consommateur sur son lieu d’achat. Avec, nous espérons séduire la clientèle iséroise etieu vivre e notre travail en ant un prix qui prenne en compte le coût de production », se réjouissent Luc et Daphnée Armanet, producteurs de fraises installés sur Bougé-Chambalud, à 15 kilomètres de Beaurepaire. Désormais, ils pourront s’appuyer sur la marque Is(h)ere. Lancée en juin 2018 par le Département et les autres partenaires du pôle agroalimentaire de l’Isère (voir page 20), cette marque vise à valoriser les produits de l’Isère, avec des garanties en matière de proximité, de qualité, mais aussi de juste rémunération des producteurs. À côté des fraises de Luc, 120 produits ont déjà obtenu cet agrément (voir carte p.21) et proviennent d’une vingtaine de professionnels  : agriculteurs et transformateurs. > FAVORISER L’ACHAT RESPONSABLE « L’objectif est de faire gagner la ferme Isère, rappelle Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère. Avec 5 000 exploitations et une surface agricole qui représente 37% de notre territoire, nous disposons d’un fort potentiel. À cela s’ajoute une production très iversieui engloe toutes les ISÈRE MAG I SEPTEMBRE/OCTOBRE 2018 I #17 Luc Armanet, et son épouse Daphnée, sont producteurs de fraises à Bougé-Chambalud. Avec la marque Is(h)ere, ils espèrent séduire la clientèle iséroise et mieux vivre de leur travail. lières  : arachage aroriculture crales viandes, produits laitiers… » Autre atout, un bassin de consommation d’1,3 million d’habitants dont les dépenses alimentaires avoisinent les 2,5 milliards d’euros par an. Mais avec un parcellaire morcelé (37 hectares en moyenne), des contraintes liées à la montagne et une forte pression foncière, l’agriculture iséroise peine à se positionner dans un contexte de prix bas. D’où l’idée du Département de mobiliser tous les acteurs de la filière agroalimentaire pour mettre en lien production et consommation locale afin que les agriculteurs puissent vivre de leur métier. « Certains produits, comme la noix de Grenoble, le bleu du Vercors-Sassenage, le saint-marcellin, sont déjà bien connus. Mais d’autres, comme des charcuteries ou des viandes 100% locales, des fromages, miels, bières, vins… sont plus discrets. Cette marque a pour but de mieux les valoriser et d’orienter le consommateur », souligne Robert Duranton, vice-président du Département chargé de l’agriculture. > RÉPONDRE AUX ATTENTES DU CONSOMMATEUR Cette marque dédiée à l’agroalimentaire pourra conforter une activité agricole qui modèle nos paysages, contribuant à l’attractivité de nos territoires et au développement d’un pan entier de notre économie. Elle est accompagnée de l’accroche « e soutiens l’agriculture de l’sère », précisant qu’acheter Is(h)ere est un achat responsable. Fait marquant  : une enquête de 2011 a permis d’estimer les achats de produits locaux à 445 millions d’euros. Un moyen de faire face à la crise qui secoue le monde agricole, sachant qu’un tiers de la profession touche moins de 350 euros par mois. Le deuxième enjeu est de donner une visibilité aux consommateurs sur la provenance des produits. « Suite aux récentes crises alimentaires, l’intérêt pour les produits locaux ne cesse de progresser. Huit Français sur dix disent désormais adopter ce ree et près euatre sur i clarent le faire souvent », explique Aurélie Merle, professeure de marketing, spécialiste de la consommation à Grenoble École de management. Pour aller au-delà, il faut que plusieurs conditions soient réunies, parmi lesquelles multiplier les points de vente et mieux flécher les produits. olonté affichée de cette marque qui sera présente dans tous les lieux habituels d’achat, grandes et moyennes surfaces, magasins de proximité. Le Département entend doubler le nombre d’adhérents d’ici à la fin de l’année. Par Annick Berlioz F. Pattou
JEAN-PIERRE BARBIER Président du Département de l’Isère INTERVIEW UN VÉRITABLE PROJET POUR L’AGRICULTURE Isère Mag  : Pourquoi cette marque ? Jean-Pierre Barbier  : Plus qu’une marque, c’est un véritable projet pour notre agriculture. Cette marque est aujourd’hui la première en France à assurer une juste rémunération pour le producteur et la provenance géographique des produits. Avec elle, nous voulons orienter le consommateur vers un achat responsable, et du même coup, permettre aux agriculteurs de vivre décemment de leur activité. En Isère, nous avons tous les atouts, des producteurs et des artisans qui font un travail remarquable, des outils publics, comme les abattoirs du Fontanil-Cornillon et le marché d’intérêt national de Grenoble… mais aussi un bassin de consommation important. I. M.  : Comment allez-vous asseoir sa notoriété ? J-P. B.  : L’attribution de la marque est soumise à un règlement d’usage et au respect d’une charte de bonnes pratiques signée avec l’Institut national de l’origine et de la DOSSIER I L’ISÈRE AVANCE qualité (Inao), établissement public qui accompagne et valide la reconnaissance des signes officiels de qualité A etc. C’est un gage de confiance. Pour réussir, nous devons convaincre les agriculteurs, transformateurs et artisans de s’engager dans la démarche et inciter les distributeurs à jouer le jeu. Nous devons surtout informer le consommateur sur l’intérêt de cette marque, car au final c’est lui qui assurera son succès. UN TRAVAIL DE TERRAIN ROBERT DURANTON Vice-président du Département chargé de l’agriculture Isère Mag  : Comment le Département accompagne cette marque ? Robert Duranton  : Ce travail se fait à plusieurs niveaux. D’abord, en aidant tous les agriculteurs qui souhaitent se moderniser et créer des ateliers de transformation fermière pour qu’ils puissent apporter une valeur ajoutée à leurs produits. Le Département peut aussi s’appuyer sur plusieurs outils. Au sein d’un syndicat qui regroupe La Métro et d’autres collectivités, nous gérons les abattoirs du Fontanil- Cornillon, que nous avons entièrement requalifiés afin de développer de nouvelles filières, comme la transformation de produits carnés. Nous soutenons l’action des chambres consulaires, parties prenantes dans le pôle agroalimentaire, chargées du déploiement de la marque auprès de leurs adhérents. Nous mettons aussi plus de 30% de produits locaux au menu des restaurants scolaires dans les collèges. Pour valoriser cette marque, le Département s’appuiera sur les fêtes gastronomiques, comme l’Isère Food Festival et la Foire de Beaucroissant. De nombreuses campagnes de promotion seront organisées tout au long de l’année. #17 I SEPTEMBRE/OCTOBRE 2018 I ISÈRE MAG > 17 >



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