[38] Isère magazine n°15 mar à jun 2018
[38] Isère magazine n°15 mar à jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de mar à jun 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : dans les pas des huguenots.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 > ÉCHAPPÉES BELLES TERROIR > SON HISTOIRE > ISÈRE MAG I MARS/AVRIL 2018 I #15 ZOOM La tradition viticole des Balmes dauphinoises remonte au XVIII e siècle. Sur ses coteaux méridionaux, les vignes donnent alors des vins réputés. Après les ravages du phylloxera, au XIX e siècle, les surfaces cultivées diminuent fortement. Sur de nombreuses parcelles, la vigne cède la place au tabac ou aux troupeaux. Dans les années 1970, la vingtaine de vignerons des Balmes dauphinoises se regroupe pour obtenir l’appellation de vin de pays. Une reconnaissance du terroir et des savoir-faire qui ne parviendra pas à enrayer le déclin viticole des trente années suivantes dû à un « saut générationnel » (les petits domaines n’ont pas été repris). Il ne reste ainsi aujourd’hui que quatre exploitations sur le territoire de l’indication géographique protégée (IGP), obtenue en 2011. LA PART BELLE AUX CÉPAGES LOCAUX Avec de nombreuses vignes de cépages locaux anciens (persan, verdesse, mècle…), les vins des Balmes dauphinoises, comme ceux du Grésivaudan, se démarquent chez les cavistes. Le domaine de Nicolas Gonin, à Saint- Chef, a ainsi arraché ses ceps de chardonnay et de pinot noir pour du viognier et de l’altesse. À maturation plus lente, ils donnent une association inédite, fraîche et minérale, à 11 degrés d’alcool seulement. Le viticulteur projette de cultiver dans quelques années le bia blanc, un ancien cépage noble isérois, aujourd’hui à l’état de conseratoire ant aché dans le passé sa résistance ace aux maladies, il pourrait être un bon allié face aux conséquences du réchauement climatique UN VIGNOBLE À TAILLE HUMAINE Moins connus que leurs voisins savoyards, les vins IGP des Balmes dauphinoises n’en ont pas moins de caractère. En choisissant le travail manuel et la culture de cépages locaux, quatre domaines redonnent un coup de jeune à ces terroirs anciens. > SON TERROIR Entre le plateau de l’Isle-Crémieu et le Rhône, les Balmes dauphinoises présentent des sols argilo-calcaires siliceux, sablo-limoneux ou graveleux à galets roulés propices à la viticulture. À cela s’ajoute un climat idéal (nuits fraîches et journées chaudes l’été) pour les vins blancs (70% de la production es diérents terroirs donnent aussi des rouges de qualité, dont certains peuvent être gardés huit ans (domaine Meunier). Les 20 cépages autorisés vont des plus classiques (chardonnay, pinot noir…) aux plus rares (persan, syrah, velteliner…), en passant par ceux qui ont fait la réputation des vins de Savoie (jacquère, mondeuse) tout proches. « C’est la patte des inerons qui ait ensuite la diérence », juge Stéphanie Loup du domaine du Loup des vignes. > SA CULTURE L’IGP des Balmes dauphinoises représente 40 hectares au total, « des surfaces à taille humaine pour pouvoir maîtriser notre production et faire du qualitatif », poursuit Stéphanie Loup. Chaque année, les outeilles produites sont le fruit d’un travail « à l’ancienne ». Principalement manuel à cause du grand SERMÉRIEU SAINT-SAVIN SAINT-CHEF nombre de coteaux, et avec usage modéré des produits phytosanitaires. Au Loup des vignes, par exemple, on n’utilise plus d’insecticides depuis huit ans, « et on essaie de travailler le sol, de laisser de l’herbe’, précise Stéphanie Loup. > SES QUALITÉS Les blancs se distinguent par leur côté minéral et frais, et se dégustent rapidement après vinification, tout comme les rouges, à la robe profonde, aux notes épicées ou de fruits rouges. À découvrir chez les cavistes de l’agglomération grenobloise, où ils sont principalement commercialisés, et en vente directe. PRATIQUE Par Frédéric Baert Où les trouver ? Domaine du Loup des vignes, Saint-Savin, 04 74 28 95 82. Nicolas Gonin, Saint-Chef, 04 74 18 74 81. Domaine Meunier, Sermérieu, 04 74 80 15 81. Noël Martin, Saint-Chef, 04 74 92 52 64. S. Loup - D.R.
R. Juillet BIENVENUE DANS NOS FERMES ! Fromages, charcuteries, fruits, légumes de saison, vins, viandes, fs, noi, ontres t si e eeen es et ai, vos faisie directement vos courses à la ferme ? Ça tombe bien, 45 exploitants agricoles vous attendent pour vous présenter leurs productions. Bonjour veau, vache, cochon, couvée… Les 5 et 6 mai prochains, 45 exploitants agricoles – et viticoles – de l’Isère vous ouvrent leurs portes dans le cadre de l’opération « Prenez la clé des champs », initiée par la chambre d’agriculture de l’Isère, avec le soutien du Département. L’occasion pour les consommateurs et amateurs de bonne chère d’aller à la rencontre des producteurs, de découvrir leur terroir, d’échanger sur leurs métiers, leurs produits, mais aussi sur la façon dont ils élèvent leurs animaux. Aux Éparres, près de Bourgoin-Jallieu, la ferme de la Grangère participe depuis six ans à cette opération. Une exploitation de 90 hectares en agriculture raisonnée, qui conjugue tradition et modernité. Tradition, car chez les Balaguer-Lion, Patrick, Jocelyne, Antony et Nicolas, on travaille à l’ancienne dans une démarche de quasi-autonomie. Les vaches, veaux, chèvres, cochons, oies, poules, chiens et chats… sont nourris avec des céréales – blé, orge, maïs… –, du colza, du foin et des légumineuses produits sur l’exploitation. Modernité, car les bâtiments, neufs et fonctionnels, sont équipés de panneaux solaires photovoltaïques, de systèmes de récupération d’eau de pluie, de salles de traite et d’ateliers de transformation dernier cri. « Tous les produits que nous commercialisons en vente directe, sur les marchés ou sur le site ‘La ruche qui dit oui’sont transformés, ici à la ferme  : fromages de chèvre, de vache, viande de porc, charcuteries… », explique Patrick Balaguer. Et c’est justement cette démarche intégrée que la famille veut chaque année faire connaître à ses clients et futurs clients en participant à l’opération « Prenez la clé des champs ». « C’est très important pour nous d’expliquer ce que l’on fait et comment on le fait, poursuit Patrick. On a beau le dire sur les marchés, c’est quand même mieux lorsque les clients viennent le constater sur place. » > 3 000 VISITEURS EN DEUX JOURS L’an passé, près de 3 000 visiteurs ont franchi les portes de l’exploitation. Une auence qui demande, en amont, un peu Trois générations de Balaguer-Lion vous attendent les 5 et 6 mai prochains sur leur exploitation des Éparres. TERROIR I ÉCHAPPÉES BELLES de photos sur www.iseremag.fr 45 exploitants vous ouvrent leurs portes d’organisation et surtout beaucoup de bonne volonté. « Durant ce week-end, amis et famille sont mobilisés, soit une vingtaine de personnes, détaille Jocelyne. Certains sont à l’accueil et distribuent des billets de tombola pour gagner des paniers garnis. D’autres procèdent aux visites guidées de la ferme par petits groupes. D’autres encore sont à la buvette ou à la restauration. L’année dernière, nous avons servi 600 repas, uniquement avec nos produits. » Et comme on est jamais trop prudent, des chapiteaux sont montés tout autour de l’exploitation pour ne pas être tributaire des conditions météorologiques. La ferme de la Grangère est également ouverte au public chaque année au mois d’octobre avec un menu de saison  : boudins à la chaudière et diots. Par Richard Juillet PRATIQUE Pour connaître les exploitations participantes, leurs spécificités et les sept circuits proposés en Isère (Sud grenoblois/Trièves, Vercors, Sud- Grésivaudan, Voironnais/Chartreuse, Chambaran, Nord-Isère et Belledonne/Grésivaudan), rendez-vous sur :.reneaeesas.o. #15 I MARS/AVRIL 2018 I ISÈRE MAG > 25 >



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