[38] Isère magazine n°148 décembre 2014
[38] Isère magazine n°148 décembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°148 de décembre 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : la seconde jeunesse des retraités isérois... vieillir jeune, ça s'apprend !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Espace d’expression                 des groupes politiques du Conseil général
de la gauche…
Groupe socialiste et apparentés
I

Majorité départementale
140 emplois induits ; le chantier, d’une durée de deux ans, emploiera près de 1500 personnes. Nous, élus du groupe socialiste, sommes attentifs à la désespérance sociale de nos concitoyens privés d’emploi et aux difficultés de certains entrepreneurs et commerçants dans nos territoires. C’est pourquoi, nous nous réjouissons des perspecles

Center Parcs : une chance pour l’Isère
n Nous avons appris avec satisfaction le démarrage des travaux du projet Center Parcs Isère en forêt de Chambaran. Ce projet, attendu par les élus et la population, va donner un nouvel essor social, touristique et économique au Sud Grésivaudan. Localement, il permettra la création d’environ 700 emplois directs dont 80% à durée indéterminée et

tives professionnelles et commerciales qui bénéficieront aux salariés, commerçants, agriculteurs et exploitants touristiques voisins. A l’échelle du département, cet équipement rééquilibrera notre offre de tourisme, en majorité de sports d’hiver et saisonnière, vers un tourisme en toute saison au cœur de l’Isère. Utile à tous, ce projet est en accord avec l’ensemble des textes environnementaux en vigueur, et a été légalement reconnu comme tel à

toutes les étapes administratives et judiciaires nécessaires. Ses impacts environnementaux seront raisonnés et maîtrisés. Ainsi, les collectivités ont déjà massivement rénové leur réseau d’eau et d’assainissement, améliorant la qualité des cours d’eau voisins, au profit des habitants. Véritable projet d’intérêt général, Center Parcs Chambaran est une chance, un atout pour l’Isère et ses habitants.n

Groupe europe ecoloGie
n Avec la réforme territoriale, les trans-

Verts
privilégient les lignes les plus rentables. A terme, ce sont les lignes des territoires moins denses, où le besoin de transports reste réel qui pourraient être menacées. En ce qui concerne la Métropole, nous dénonçons la volonté affichée de désengagement financier du SMTC par le Conseil général. Cette polémique par presse interposée ne peut conduire qu’à une dégradation du service. Ce qui compte, ce n’est pas quelle institution porte une politique, mais que ces politiques soient efficaces et bénéfiques pour les citoyens. Pour notre part, nos préoccupations et nos actions sont centrées sur la volonté d’assurer à toutes les Iséroises et Isérois le droit de se déplacer sans discrimination d’âge, de revenus ou de lieu d’habitation.n

Pour des transports publics efficaces et au service des usagers
ports publics sont en pleine révolution. Ainsi, dès janvier 2015 la Métropole grenobloise prendra à son compte les transports urbains, et à terme c’est la Région qui se chargera des transports interurbains (les Transisère aujourd’hui). Devant l’impératif de transition énergétique, la priorité doit être celle de la qualité des services de transport dans tous les territoires. Des initiatives comme la voie réservée aux cars sur l’A480 vont dans le bon sens. En revanche, l’inquiétude est forte quand on voit la situation financière des VFD et la volonté affichée de désengagement du Conseil général dans le SMTC. Malgré le plan de restructuration, les VFD continuent de perdre des lignes au profit d’opérateurs privés qui

Opposition départementale
n Depuis quelques temps, notre pays

...à la droite
dérique Puissat, conseillère générale, pour tenter de clarifier le rôle de ces associations environnementales et les conditions d’attributions des aides qu’elles perçoivent. En effet, des subventions exorbitantes représentant plus de 350 000 euros par an (c’està-dire supérieures au budget accordé par la majorité départementale au fonctionnement des crèches !) sont chaque année votées sans aucune publicité ni aucune mise en concurrence par la voie de l’appel d’offres. Or, le code des marchés publics impose une procédure d’appel d’offres pour tout marché supérieur à 207 000 euros. Si l’on considère que la Frapna s’affiche comme une fédération qui regroupe plus de 60 associations de protection de l’environnement en Isère dont la Ligue de Protection des Oiseaux et que l’on ajoute les 140 000 euros versés à la LPO, on arrive à un total de 340 000 euros annuels. C’est sur ces points précis de réglementation que nous souhaitons l’aide de monsieur le préfet de l’Isère. Quant à la majorité départementale et aux élus socialistes, qui aujourd’hui se démarquent à coups de grandes phrases dans les quotidiens locaux des écologistes, nous rappelons que ce sont eux qui décident et distribuent l’argent des Isérois à ces associations.n

Des alliances politiques qui coûtent cher aux contribuables isérois
connaît des violences insupportables autour de grands projets tels que Sivens ou plus proche de nous, l’implantation d’un Center Parcs dans les Chambaran. Ces projets déclenchent une radicalisation des comportements des élus Verts et des associations de défense environnementale. Quant à la Frapna Isère, association soutenue par la majorité départementale à hauteur de plus de 200 000 euros par an, elle cautionne et légitime le recours à la violence en déclarant dans un communiqué de presse : « Le recours à la violence, l’appel à la désobéissance civile ne se développent que par la faillite de notre démocratie actuelle à refuser de privilégier le dialogue environnemental de très haute qualité ». Ces propos sont inacceptables et d’autant plus choquants que la Frapna vit essentiellement d’argent public et de subventions. Il convient de dénoncer cette situation comme l’ont fait plusieurs élus de notre groupe, à l’instar du député Jean-Pierre Barbier par voie de presse et de s’interroger sur l’opportunité de continuer à voter des subventions à ce type d’associations. Par souci de transparence et de bonne utilisation de l’argent public, nous avons souhaité interroger monsieur le préfet de l’Isère par la voix de Fré-

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Isère

Magazine

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décembre

2014

Vivre mieux agriculture

Pomme, la star des fruits
de filets, à mailles fines. « Grâce à ce système, les parcelles sont hermétiques aux milieux extérieurs. Avec un résultat probant, puisque seulement 1% de fruits sont piqués, contre 30% auparavant, ce qui mettait en péril la rentabilité de l’exploitation », précise-t-il. La qualité de la récolte exige une grande technicité culturale. Après la taille d’hiver, le producteur procède, en avril, à un éclaircissage manuel. « Il faut éliminer des bourgeons, car leur position et leur nombre conditionnent le calibrage des fruits », résume-t-il. La récolte manuelle s’échelonne entre début août pour les variétés précoces comme l’Initial, à la mi-décembre pour les plus tardives telle la Goldrush. Pour s’assurer de la maturité des pommes, dont dépendront leur goût et leur conservation, JeanNoël Roybon teste leur dureté avec un pénétromètre, avant d’en évaluer le taux de sucre avec son réfractomètre. Aussitôt cueillies, elles sont placées en chambre froide, à une température de 1° à 2°, dont l’humidité est contrôlée. Jean-Noël Roybon, qui produit 100 tonnes de pommes par an, vend 40% de sa récolte sur les marchés biologiques de Meylan et Tullins, ainsi que sur le marché de producteurs de l’Estacade, à Grenoble, et 20% dans quatre Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) de l’agglomération grenobloise. Le reste est vendu à la ferme, et, depuis septembre, dans l’un des derniers-nés des points de vente collectifs isérois, à Chirens. Enfin, il livre 10% de sa production à Manger bio Isère, la plateforme d’approvisionnement de la restauration collective en produits biologiques. Un débouché qu’il souhaite développer. Dans cette optique, il vient de planter un hectare supplémentaire de pommiers.s
MarionFrison » L’avis de l’élu

Christian Nucci,

vice-président du Conseil général, chargé de l’agriculture

« Des pommes dans les cantines »
L’actualité internationale nous amène à réfléchir sur la crise que traverse la production de pommes. Aussi, nous envisageons une opération « Mangeons de la pomme iséroise » dans nos cantines scolaires : écoles, collèges, lycées. Par ailleurs, les vergers sont particulièrement sensibles aux intempéries climatiques. Pour sécuriser les productions fruitières et pérenniser les exploitations, le Conseil général les aide à installer des filets paregrêle. Notre subvention, plafonnée à 40 000 euros hors taxe sur deux années, s’élève à 40% du coût des investissements : matériel et pose. Pour en bénéficier, les arboriculteurs doivent être engagés dans la prospection contre la sharka, une maladie des arbres fruitiers.

Des pommes bio

« C

Jean-Noël Roybon a repris en 2002, l’exploitation familiale à Vourey, entre Moirans et Tullins. Cet arboriculteur certifié biologique produit 100 tonnes de pommes par an, qu’il commercialise en vente directe.
roquantes, juteuses, acidulées, fondantes, aromatisées… » JeanNoël Roybon parle de ses pommes avec sensualité. En moins de dix ans, ce fils d’agriculteur a reconverti l’exploitation familiale dans la production de fruits, avec succès. « Mon père cultivait des céréales, mais quand je lui ai succédé, en 2002, ce n’était plus viable. J’ai planté 15 hectares de vergers, dont 5 hectares de pommiers », raconte-t-il. Elstar, Delinco, Rubinette, Canada grise, Pinova, Topaz… il cultive 27 variétés de pommes, choisies selon des critères de goût, de couleur, de résistance aux maladies, mais aussi de saisonnalité, ce qui lui permet d’étaler sa cueillette. La culture est soumise au cahier des charges de l’agriculture biologique. Jean-Noël Roybon, qui n’utilise pas de fongicides, doit protéger sa production des ravageurs, et notamment du carpocapse des pommes, un petit papillon dont les larves creusent des galeries dans les fruits. Il a résolu le problème en ceinturant ses vergers

Photos F. Pattou, Fotolia.com

Un fruit plein de de vertus plein vertus
Peu calorique, riche en fibres et en antioxydants, la pomme contient également de nombreuses vitamines et des sels minéraux : potassium, magnésium, phosphore. Grâce à sa teneur en fructose et en glucides, elle assure un bon apport énergétique. Enfin, elle aurait des effets bénéfiques contre les maladies cardiovasculaires et diminue le risque de cancer du côlon.

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