[38] Isère magazine n°142 mars 2014
[38] Isère magazine n°142 mars 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°142 de mars 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : vivre avec un cancer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Made in Isère Les Grands Ateliers VILLEFONTAINE expérimentent la construction GRENOBLE de demain » Les Grands Ateliers : entre l’école, le laboratoire et l’usine. Enseignement, recherche, expérimentation… A Villefontaine, en Nord-Isère, les Grands Ateliers sont un lieu innovant et unique en Europe, dédié aux matériaux et savoir-faire de la construction. Dans la grande halle de 450 m², des étudiants s’activent, assemblent des matériaux, construisent des structures en bois et en acier… Avec l’aide de leurs enseignants, ils fabriquent un prototype d’hébergement d’urgence à l’échelle 1. A Villefontaine, les Grands Ateliers, forme hybride entre l’école, le laboratoire et l’usine, portent bien leur nom. Unique en Europe, ce pôle d’enseignement, de recherche et d’expérimentation de la construction a été fondé en 2002 par un groupement de six écoles d’architecture, deux écoles d’ingénieurs, trois écoles d’art et de design, et le Centre scientifique et technique du bâtiment de Marne-la-Vallée – qui possède cinq sites en France dont un à Grenoble. L’objectif : créer une pédagogie innovante, centrée sur l’expérimentation, la compréhension de la matière et l’interdisciplinarité. « Les Grands Ateliers permettent à des étudiants en architecture, ingénierie, art ou design, de confronter leurs points de vue et de s’enrichir par la connaissance de métiers complémentaires, avec des stages intensifs d’une semaine et la création de prototypes à taille réelle », souligne Michel-André Durand, le directeur. Parfois, les réalisations s’inscrivent » Zoom Canopea, l’habitat du futur ? n Tous les deux ans a lieu le Solar Decathlon (rien à voir avec la célèbre marque d’articles de sport) : une compétition universitaire internationale, où seule une vingtaine d’équipes sont sélectionnées pour concevoir et construire une maison écologique innovante de 70 m², ayant comme unique source d’énergie le soleil. Les équipes étudiantes, encadrées par des enseignants et des professionnels, sont jugées sur 10 critères (architecture, qualité constructive, efficience énergétique, confort…), comme dans un décathlon olympique. En 2012, avec son prototype Canopea, mis au point et construit aux Grands Ateliers, la Team aussi dans le cadre de projets d’envergure internationale, comme le « Solar Decathlon » (voir encadré). Unique en Europe Les Grands Ateliers ressemblent ainsi à une « ruche » pédagogique avec de grands espaces de travail, des machines, des réserves d’outillage, des lieux pour le stockage des matériaux… « Ici, la formation se fait en trois dimensions et grandeur nature. Cela permet aux étudiants d’appréhender des problématiques qui ne seraient pas les mêmes en restant au stade de la théorie ou à l’échelle de la maquette », souligne le directeur. Tous les matériaux sont travaillés : terre, pierre, bois, béton, brique, plastiques, textiles, matières gonflables… Pour construire autrement et inventer l’architecture, l’éco-habitat et la ville de demain. Reconnus comme un fleuron de l’enseignement et de l’innovation en France et à l’international, les Grands Ateliers sont aussi un lieu de rencontres et d’échanges entre universités, centres de recherche, industriels, partenaires institutionnels… Au programme : conférences, séminaires, expérimentations, expositions et même un festival (« Grains d’Isère » sur l’architecture en terre)... Ils accueillent 2 000 étudiants, 200 enseignants, une vingtaine d’écoles et plus de 700 visiteurs chaque année. Le groupement qui a fondé les Grands Ateliers a été rejoint aujourd’hui par d’autres écoles et par des acteurs du monde économique. « Le Nord-Isère est un territoire de référence en matière de construction, avec des entreprises Rhône-Alpes (75 étudiants d’une dizaine d’écoles) a remporté la victoire. SDEurope - F.Pattou leaders dans les matériaux comme Lafarge, Vicat, Ferrari, Saint-Gobain, Kerneos… 80% de la recherche privée française sur les matériaux se déroule sur notre territoire. Les Grands Ateliers participent à cette dynamique et ont logiquement été implantés ici. » Parmi les projets phares portés par les Grands Ateliers : un laboratoire d’excellence sur l’usage des technologies numériques dans la conception et la construction du bâti et Amàco (pour « Atelier matières à construire »), autour de la construction durable, qui a été lauréat des Initiatives d’excellence en formation innovante dans le cadre des investissements d’avenir lancé par le gouvernement. Un foisonnement de matière grise et un creuset pour la construction du futur... en Isère. n Sandrine Anselmetti >32 Isère Magazine - mars 2014
Trésor d’Isère de photos sur www.isere-magazine.fr » L’espace muséographique dédié à la minéralogie alpine. » La faune alpine est aussi présente. » Les quartz de la Gardette sont mondialement connus. Photos : F. Pattou, DR. Bourg-d’Oisans DR Le musée des Minéraux et de la faune des Alpes Aux portes du Parc national des Écrins, la capitale de l’Oisans abrite un espace muséographique exceptionnel qui fait le bonheur des petits et des grands : animaux pour les uns, pierres « précieuses » pour les autres. A découvrir… Où est-il situé ? Le musée est niché sous la toiture de l’église Saint-Laurent, à proximité de l’hôtel de ville de Bourg-d’Oisans, commune qui s’appelait au Moyen Âge, Saint-Laurent-du-Lac. Municipal, il est jumelé avec le musée des Cristaux de Chamonix. Il abrite une collection exceptionnelle de minéraux alpins et d’animaux emblématiques des Alpes. Son histoire L’Oisans est historiquement un pays minier où, dès le Moyen Âge, on exploitait l’ardoise et l’argent. Au XVIIIe siècle, ce fut l’or, le cobalt, le charbon et, bien sûr, depuis toujours, le cristal de roche. Parallèlement à cette exploitation commerciale, des » Zoom collections privées se sont constituées et transmises au fil des siècles. Ainsi, au début des années 1980, l’association minéralogique de l’Oisans, qui organisait traditionnellement une grande bourse aux minéraux, s’est rapprochée de la municipalité de l’époque, conduite par Roland Martin, pour évoquer l’idée de création d’un espace muséographique, présentant ce patrimoine exceptionnel. Le projet fut unanimement retenu, et les combles inoccupées de l’église Saint-Laurent, mises à disposition pour accueillir les trésors de l’association, ainsi qu’une collection zoologique, acquise auprès d’un particulier. Les travaux débutèrent à l’automne 1986 et le musée fut inauguré le 11 juillet 1987 par le ministre La célébrissime mine de la Gardette Située à cinq kilomètres de Bourg-d’Oisans, sur la commune de Villard-Notre-Dame, la mine de la Gardette, dont l’accès est muré, est mondialement connue depuis le XVIII e siècle pour ses quartz d’une rare pureté. Certaines pièces ont, par exemple, servi à réaliser les lustres du château de Versailles. Mais c’est surtout l’or qui, dès 1717, attirera les prospecteurs (photo). Une exploitation tenue secrète pendant plusieurs décennies par les locaux. Mais comment tenir un tel secret ? Louis XVI se l’appropriera et l’offrira à Monsieur son frère. On estime à 20 kg l’or extrait de cette mine, ce qui est très peu ! Mais depuis, la mine est entrée dans la légende ! Michel Delebarre. 60 000 visiteurs furent dénombrés durant cette première année d’exercice ! Grâce à ce succès, de nombreux cristalliers proposeront, par la suite, de mettre en dépôt leurs plus belles pièces, enrichissant ainsi les collections. Une politique d’acquisition fut également mise en place par les municipalités bourcates successives, pour faire du musée « un lieu de visite de très haut niveau et de référence minéralogique ». Que présente-t-il ? Le premier niveau accueille les salles des expositions temporaires, la boutique du musée et l’espace réservé à la faune alpine. Sur 400 m², 140 espèces animales, bouquetin, marmotte, aigle royal, tétras-lyre ou encore chocard à bec jaune, sont présentées, en situation, dans leur biotope. Des dioramas d’excellente facture, mis en valeur par des chants d’oiseaux emblématiques des Alpes — aucun animal n’a été tué pour les besoins du musée. Pour faire le lien entre zoologie et minéralogie, le second niveau présente plusieurs vitrines consacrées à la paléontologie. Ammonites, vertèbres et dents de dinosaures nous replongent à l’ère secondaire, au Aux alentours n Outre les nombreuses balades au départ de Bourg-d’Oisans comme la randonnée du Chemin du facteur, qui vous emmène jusqu’à Villard-Raymond, ce territoire concentre 11 maisons et musées patrimoniaux comme le musée de la Romanche, à Rioupéroux, le musée EDF Hydrélec à Vaujany, le musée de l’Alpinisme à Saint-Christophe-en-Oisans, le musée Chasal Lento, à Mont-de-Lans, le musée d’Huez et de l’Oisans, à l’Alped’Huez, ou encore la Maison des Alpages de l’Isère à Besse-en-Oisans. Au programme : histoire médiévale, géologie, zoologie, pastoralisme, traditions montagnardes, hydroélectricité… Une association, Richesses culturelles de l’Oisans, les fédère. Contact : RCO, 06 31 90 28 03 ; richessesculturellesdeloisans@gmail.com F. Perazza temps ou l’Oisans était constitué de lagunes et d’océan. Enfin, sur 400 m², l’exposition « des Cristaux et des hommes » présente plusieurs centaines de minéraux des Alpes françaises : sidérite, fluorine rose, axinite, cuivre et or natif, mais surtout, plusieurs spécimens de quartz de la Gardette qui constituent le « clou » du musée. Découvertes dans la mine de la Gardette, à Villard-Notre-Dame, ces pièces de réputation mondiale sont exceptionnelles par leur transparence et la pureté de leurs aiguilles.n Richard Juillet » Ouverture les week-ends de 14 h à 18h. www.bourgdoisans.com >33 Isère Magazine - mars 2014



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