[38] Isère magazine n°14 jan/fév 2018
[38] Isère magazine n°14 jan/fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de jan/fév 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 279) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 10 Mo

  • Dans ce numéro : l'Isère, terre olympique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 > ÉCHAPPÉES BELLES TERROIR > SON HISTOIRE Elle a connu la gloire avant la disgrâce. Jusqu’aux années 1960, la villarde a régné sur les exploitations de Villard-de- Lans, à l’origine de son nom. Robuste, la vache était utilisée pour la production de lait, de viande et comme animal de trait. Mais la fin de la traction animale et l’exigence de la performance précipitent son déclin. Dans les années 1970, il ne reste donc que quelques dizaines de villardes. Sa survie, la race la doit d’abord à la passion d’éleveurs qui ont exploité les semences de trois ZOOM taureaux pour l’insémination artificielle, et, dans les années 1990, à l’obtention par le bleu du Vercors-Sassenage d’une appellation d’origine contrôlée (elle est choisie comme l’une des trois races laitières). Son nouveau cahier des charges porte à 3% la part minimale de villardes dans chaque troupeau. « Cela fait deux ans qu’on s’y prépare, explique Christelle Hustache, animatrice au syndicat interprofessionnel du bleu du Vercors-Sassenage. Mais on n’a toujours pas assez de vaches  : il en manque une trentaine pour tout le territoire de l’appellation ! » LE DÉPARTEMENT SOUTIENT L’ÉLEVAGE EN ISÈRE Le Département soutient les filières d’élevages (lait et viande) à travers de nombreuses actions  : aides aux investissements sur les bâtiments d’élevage et pour les industries agroalimentaires (coopérative Vercors lait, coopérative des Entremonts, laiterie du Mont-Aiguille…), aides aux outils de transformation, notamment par sa participation au Syndicat mixte Alpes Abattage qui gère les abattoirs du Fontanil, soutien aux organismes d’appui et de conseils aux éleveurs, gestion du Laboratoire vétérinaire départemental et achats de produits laitiers, de fromages et de viandes locales pour les restaurants des collèges. > ISÈRE MAG I JANVIER/FÉVRIER 2018 I #14 LA VILLARDE Race de montagne aux qualités multiples, la race de Villard-de-Lans a failli disparaître dans les années 1970. Grâce à un programme de conservation, on la trouve aujourd’hui dans plusieurs massifs isérois, où elle est élevée pour son lait aux qualités fromagères et pour sa viande goûteuse. > SON TERROIR De son berceau du Vercors (la moitié des producteurs de bleu en possède au moins une), la villarde est descendue sur ses contreforts et est présente en Chartreuse et en Belledonne pour la production de viande. « C’est une petite race, qui a gardé sa rusticité, commente Catherine Dubouchet, à la tête de La Ferme des villardes, à Izeron. Ses veaux donnent une viande persillée et goûteuse. » > SON ÉLEVAGE « Élever le veau sous la mère exige de bien faire attention à la femelle, poursuit Catherine Dubouchet, car elle va l’allaiter jusqu’à ses 7 mois. » La villarde le VILLARD-DE-LANS rend bien aux éleveurs  : les bêtes, pesant entre 700 et 800 kilos, s’en rendent complices, « notamment l’été, quand on doit les déplacer d’une parcelle à l’autre  : on les attrape très facilement ». À cela s’ajoute naturellement le « bon pied montagnard » de ces vaches, qu’il n’est pas rare de voir aller chercher la bonne herbe jusqu’à 2 500 mètres d’altitude ! > LES PRODUITS Le bleu du Vercors-Sassenage se trouve chez tous les fromagers, et notamment à la coopérative Vercors Lait, à Villard-de-Lans et à Seyssins. Le veau de villarde est en vente dans le réseau La Ruche qui dit oui (www.laruchequiditoui.fr) et, sous forme brute ou en produits transformés, directement chez les producteurs, tels Bernard Neyroud (à Saint-Pancrasse), Joël Revel-Mouroz (à Domène) ou La Ferme des villardes (à Izeron). Par Frédéric Baert F.Pattou/L.Gaillard
R. Dutel - ONF Isère MON (TRÈS) BEAU SAPIN ! Pour la première fois de son histoire, la forêt de Grande Chartreuse dispose d’un sapin « président », une tradition séculaire qui distingue un arbre remarquable. L’occasion d’évoquer cette belle forêt de montagne, ses atouts et, plus largement, la filière bois en Isère. Depuis le 14 novembre dernier, il est officiellement le roi de la forêt de Grande Chartreuse ou plutôt, République oblige, le « président » de ce vaste espace sylvicole situé au cœur du parc naturel régional de Chartreuse. Élu l’été dernier parmi cinq autres concurrents à l’occasion de la Fête de la forêt de montagne de Saint-Pierre-de-Chartreuse, ce sapin pectiné, situé au col de Porte, près du Centre d’études de la neige, est un arbre d’exception dont les caractéristiques sont impressionnantes  : 41,5 mètres de hauteur – l’équivalent d’un immeuble de 14 étages –, 3,4 mètres de circonférence et un âge estimé à 250 ans. Né sous Louis XV et, aujourd’hui, emblème de la plus grande forêt domaniale des Alpes françaises, le majestueux conifère figurera bientôt sur les cartes touristiques comme tout autre monument remarquable et, grâce à son nouveau statut, ne pourra être coupé. « Depuis le XIX e siècle, les forestiers de Élus chartrousins, agents de l’ONF Isère et représentants du parc naturel régional de Chartreuse lors de l’inauguration du sapin « président ». Franche-Comté ont coutume d’élire un sapin ou un épicéa ‘président’en signe de respect à l’égard de leurs forêts. La Forêt d’Exception Grande Chartreuse, label qui la classe parmi les plus emblématiques de France, se devait d’avoir le sien », explique Roland Dutel, chef de projet à l’Office national des forêts (ONF) de l’Isère. > UNE FORÊT PRODUCTIVE ET PARTAGÉE C’est en effet l’ONF, en partenariat avec le parc de Chartreuse, qui gère et met en valeur cette forêt de 8 500 hectares. Si elle est fréquentée toute l’année et représente un véritable poumon vert pour les habitants de l’agglomération grenobloise, elle produit aussi 20 000 mètres cubes de bois chaque année, essentiellement des résineux dont les grandes dimensions, les qualités de résistance et de rectitude sont très appréciées en construction. Une typicité qui a d’ailleurs poussé les professionnels TERROIR I ÉCHAPPÉES BELLES La forêt représente 40% du territoire isérois de la filière bois chartrousine à formuler une demande d’AOC auprès de l’Institut national de l’origine et de la qualité. Initiée depuis 2005, cette démarche constitue une première en France pour un produit bois, et l’épilogue, que tous espèrent positif, devrait intervenir d’ici à 2018-2019. « L’obtention de l’AOC valoriserait un territoire, une histoire, un savoir-faire, une traçabilité, des emplois locaux et des matériaux issus de circuits courts qu’il faut absolument privilégier », précise Jean-Claude Sarter, président du comité interprofessionnel Bois de Chartreuse (CIBC). Pour mémoire, la forêt représente 40% du territoire isérois, soit 293 000 hectares, et la récolte totale de bois se chiffre à 500 000 mètres cubes selon Creabois, l’association interprofessionnelle du bois en Isère. La filière mobilise 6 900 emplois, répartis en 2 700 entreprises. REPÈRES Par Richard Juillet Le Département soutient la filière bois Le Département de l’Isère consacrera 830 000 euros cette année pour soutenir la forêt et la filière bois. Un engagement qui se décline de l’amont à l’aval de la filière  : soutien aux propriétaires pour améliorer les peuplements forestiers et leur accessibilité (réalisation de dessertes, débardage par câble…), aides aux investissements des entreprises (exploitation forestière, transporteurs, scierie, charpentiers, menuisiers), promotion du bois local dans la construction, soutien aux structures d’animation de la filière (collectivités et organismes forestiers). #14 I JANVIER/FÉVRIER 2018 I ISÈRE MAG > 25 >



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