[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°133 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 299) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : cette maladie qui nous bouleverse, Alzheimer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Gens d’Isère Gens d’ici Lorette Berger et Charlotte Louste > auteurs Un talent partagé « Toute petite, déjà, je m’allongeais sur les pétales de coquelicots pour n lire dans les gouttes d’eau… ». Le ton est donné. À 35 ans, Lorette Berger, institutrice, n’en a pas fini avec l’enfance. Cette Grenobloise, auteur d’une thèse sur le loup dans la littérature enfantine, aime à enjoliver le monde. Au point « de gribouiller », il y a deux ans, Graines de pissenlits, un conte que lui ont inspiré ses trois enfants, qui raconte l’union de deux graines de pissenlits. Sa belle-sœur, Charlotte Louste, alias Cha, une architecte grenobloise, a signé les illustrations. « Je suis fan de l’univers de Lorette, et quand elle m’a demandé de partager cette aventure, je n’ai pas hésité malgré mon inexpérience », explique-t-elle. Ce livre fait à quatre mains, né d’une expérience familiale, a séduit le public. « La maison d’édition grenobloise Thot nous a proposé de l’éditer, sous réserve de disposer de 260 souscriptions », raconte Cha. Elles en ont déjà vendu 500 exemplaires. Le duo, très investi dans le milieu éducatif, a choisi de reverser ses droits d’auteur à La Soupape, un café associatif grenoblois destiné aux enfants et à leur entourage familial, qui compte 900 adhérents. « Nous voulions associer le plaisir de la création à celui d’un partenariat citoyen », ajoute Lorette, qui s’est déjà remise au travail. « Mon second conte, La Princesse palatine, inspiré par ma fille, aborde le thème de la malformation chez l’enfant et de la différence », confie-t-elle. F. Pattou Marion Frison Maud Baylac Elle explore le monde des particules > physicienne nÀ 39 ans, Maud Baylac vient de recevoir le Cristal du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) pour ses travaux sur l’incinération des déchets nucléaires, conduits dans le cadre d’un projet européen. Une distinction prestigieuse pour cette physicienne, qui a opté pour une carrière scientifique dès son adolescence, encouragée par un père ingénieur en micro-électronique. Licence à l’Université Joseph Fourier de Grenoble, maîtrise à Berkeley, en Californie, thèse de doctorat sur la structure du proton au CEA de Saclay, ses études lui ont permis de se faire embaucher au Jefferson Laboratory, en Virginie, où ses travaux sur l’optimisation de la polarisation du faisceau d’électrons lui ont valu une notoriété internationale. De retour à Grenoble quatre ans plus tard, elle intègre le LPSC (Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie), un laboratoire qui travaille sur les origines de l’univers, et qui a participé, notamment, à la traque du boson de Higgs. Responsable de l’équipe accélérateurs de particules du pôle accélérateurs et sources d’ions depuis 2006, elle gère une équipe de douze ingénieurs de recherche, dont dix hommes. « Les femmes sont encore peu nombreuses dans ce milieu, mais personnellement, je ne me suis jamais heurtée à des critiques sexistes frontales ; tout au plus quelques blagues, dont je me sers comme un moteur », confie-t-elle. Maud Baylac parle avec passion de son métier. « Les accélérateurs de particules ont des applications dans des domaines aussi variés que la recherche médicale dans le traitement du cancer, le retraitement des déchets nucléaires ou la conservation d’œuvres d’art », raconte-t-elle, avant de préciser que le CNRS recrute régulièrement dans le domaine des accélérateurs. n Ré oc F. Pattou Marion Frison Éric Noë > penn-soneur L’âme celte en Isère nLe 21 juin dernier, alors que groupes de rock, d’éleclors de la Fête tro ou de world-music se déchaînaient de la musique, certains Grenoblois ont eu la surprise de voir parader, dans les rues piétonnes, une troupe insolite tant par les tenues que par la musique propenn-soneur, dix posée. Emmenés par Éric Noë, le hommes et une femme, vêtus de kilts et coiffés d’un glengarry, interprétaient à la cornemuse, à la bombarde et aux percussions, Scotland the brave, un standard de la musique écossaise. Cela fait quatre ans que ce Pipe band amateur, baprégulièrement tisé les Sonneurs de Grenoble, se produit pour célébrer la Saint-Patrick et d’autres de la culture celte. « Nous jouons aussi dans les maisons de retraite ou pour des associations ritatives… », précise Éric Noë. Employé municipal enoble, mi Breton-mi Normand, il s’est mis à la cornemuse à 44 ans, grâce à un virtuose en la matière, Ronan Olivier, qui a accepté de lui donner des cours. « C’est un rêve d’enfant qui se réalisait, explique-t-il. il est très difficile d’apprendre seul. Il faut assimiler trois solfèges, l’occidental, le breton et l’écossais, avoir du souffle, de la vélocité dans les doigts, une bonne mémoire visuelle et auditive et, enfin, apprendre à marcher en cadence. Pour former un bon sonneur, il faut entre 5 et 7 ans. » Aujourd’hui, dans leur local de la MJC des Allobroges, c’est lui qui enseigne l’instrument aux nouveaux adhérents. Éric et les sonneurs de Grenoble seront présents mars prochain au stade des Alpes, à Grenoble, pour animer la finale du championnat d’Europe de rugby des moins de 18 ans. n Richard Juillet F. Pattou >38 Isère Magazine-février-mars 2013
Bruno Robeil > écoconstructeur iation Des maisons en bois clef en mains publi n M. Giraud Bruno Robeil est de l’étoffe dont on fait les entrepreneurs. Ce menuisier de 46 ans, autrefois gérant d’une grande surface de bricolage à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, a créé Ecomurs à Noyarey, près de Grenoble, en 2010, avec l’appui du Conseil général de l’Isère. Convaincu de l’intérêt de la construction en bois, il a acquis l’exclusivité du procédé de fabrication de panneaux de bois de l’allemand MHM pour la région PACA (Provence-Alpes- Côte d’Azur), qui permet de réaliser, avec une machine à commande numérique, des murs d’un seul tenant, constitués de trois à quinze épaisseurs de planches croi- sées et clouées entre elles. « Avec 2 500 clous par m², ils sont aussi solides que du béton et peuvent supporter un immeuble de dix étages », précise-t-il. De la conception à la construction, Ecomurs peut livrer une maison clé en main en quatre mois, au prix compétitif de 90 000 euros pour 87 m² habitables. « Lorsque nous réceptionnons les plans, nous usinons au millimètre près les murs lamellés cloués sous CAO et les assemblons dans l’atelier avant livraison, d’où un gain de temps considérable. Ce savoirfaire était jusqu’alors inédit en France. Pour convaincre la clientèle de la qualité de notre produit, nous avons déjà construit 23 maisons », ajoute Bruno Robeil. Autre intérêt de cette technique : elle utilise du bois de déchet, une matière première naturellement produite dans les scieries iséroises. Ecomurs s’approvisionne exclusive- ment avec des essences locales labellisées PEFC, dans un rayon de 50 kilomètres. n Marion Frison Alexandre Imbert > lycéen Un prix littéraire à 17 ans nLe mois d’octobre 2012 restera gravé dans sa mémoire. Alexandre Imbert, un lycéen de Saint-Georges-d’Espéranche en Nord-Isère, a remporté le prix Clara 2012 après deux tentatives consécutives. Ce concours national prestigieux, ouvert aux adolescents de moins de 17 ans, récompense les huit meilleurs auteurs de nouvelles. Le jury, présidé par Erik Orsenna, est composé de 11 personnalités du monde des lettres et de l’édition. Le jeune homme a été reçu à l’Hôtel de Ville de Paris par Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation nationale, pour la remise des prix. Son deuxième rêve a été exaucé ce soir-là : il a présenté sa nouvelle, Le Monde des couleurs. « Un monde où les hommes ne sont plus que des machines et ont perdu tout sentiment. Leur vie est rythmée par des sirènes », explique-t-il. Boulimique de lecture, Alexandre dévore un livre par jour, du polar au guide pratique sur le micro-onde. Il est aussi un auteur prolifique : il a écrit sa première nouvelle à l’âge de 8 ans, un pastiche du Seigneur des anneaux. Aujourd’hui en terminale scientifique, Alexandre a comme projet, après le bac, d’intégrer une école de commerce et d’écrire son premier roman. En attendant, on peut lire Le Monde des couleurs, édité chez Héloïse d’Ormesson. Les bénéfices du recueil, intitulé « Prix Clara, Nouvelles d’ados » et vendu 15 euros, seront reversés à l’Association pour la recherche en cardiologie du fœtus à l’adulte (Arcfa), de l’hôpital Necker-Enfants malades. n Thomas Eledut F. Pattou Riké > chanteur Riké, au gré du vent et du succès Bouleversépar une expérience comme objec- teur de conscience dans un institut pour enfants handicapés, à 18 ans, Riké pense avoir trouvé sa vocation… C’est là que le succès lui tombe dessus : « En 1995, on a fait 5 000 personnes au Summum de Grenoble, c’était incroyable. Deux jours après, les maisons de disque nous appelaient ! » Le plus gros tube des Sinsé, « Tout le bonheur du monde » s’est vendu à un million d’exemplaires… Pour son troisième opus solo, plus pop et intimiste, Riké a une nouvelle source d’inspiration : « Ma fille Inès, six ans, me pousse énormément. » Son manager et l’auteur des textes, c’est toujours Mike, l’autre chanteur des Sinsémilia, avec Roberto Lozàno des Barbarins Fourchus). « La journée sera belle ! » nous chante-t-il ! Un troisième album en solo entièrement fait n « maison » dans son appartement du vieux Grenoble, « Au Gré du vent », une tournée de concerts partout en France, une autre tournée avec Sinsemilia… À 40 ans, Riké poursuit une double carrière perso et au sein du groupe formé, il y a 28 ans, avec Mike d’Inca et une bande de copains. De l’énergie, cet éternel ado au sourire désarmant en a toujours eu à revendre. À 14 ans, incapable de tenir sur les bancs de l’école, le jeune Éric Monod décide de rentrer dans la vie active. Le premier patron qui se présente est boucher… Il fait son apprentissage pendant quatre ans. Mais la vraie vie est ailleurs pour Riké – son nom de scène –, à la batterie, à la gratte, quand il chante et découvre Bob Marley. Si le groupe de reggae enflamme déjà les bars de la région avec ses textes re evigorants, le jeune homme est loin de s’imaginer vivre un jour de la musique. D.R. Véronique Granger >39 Isère Magazine-février-mars 2013



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